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Plasturgie

Prévention dans la transformation des matières plastiques

Transformation des matières plastiques Les principaux risques professionnels rencontrés dans le secteur de la plasturgie sont principalement liés aux températures de mise en œuvre, aux machines, aux produits chimiques ou aux gestes répétitifs. Une adaptation du matériel et des équipements, avec la mise en place de dispositifs de protection collective, permet de limiter les risques. Il faut être particulièrement vigilant sur les opérations d’entretien et de nettoyage des équipements, sources d’exposition importante.

Un secteur en fort développement pour des produits omniprésents

En chiffre d’affaires, la plasturgie représente aujourd’hui plus de la moitié de l’industrie chimique. En volume, elle produit et transforme 2 fois plus de matière que l’industrie de l’acier.

Environ 80 % des travaux se font par extrusion ou injection et mettent en œuvre des températures élevées (de 150 à 300 °C).

On rencontre en France 2 grands types de transformation de matières plastiques :

  • transformation de moyens ou gros volumes à l’aide de procédés automatisés : emballages en polyéthylène, polypropylène, PET, produits d’usage courant (couches culottes…) mélangeant plastiques et autres matériaux, pneumatiques…
  • travail à façon pour fabriquer des produits en petites quantités, des produits à haute valeur ajoutée (polyester stratifié dans l’industrie nautique ou la fabrication de piscines…) ou des produits à haute technicité (composites à base de fibres de carbone notamment pour l’automobile ou l’aéronautique).

Des risques multiples

Dans la transformation des matières plastiques, les principaux risques rencontrés sont notamment les risques de brûlures, les risques d’exposition à des produits toxiques ou ceux liés à l’utilisation des machines (projections ou écrasement dus à des pièces en mouvement ou des fluides sous pression).

Principaux risques d’exposition à des produits toxiques dans la plasturgie

  • Additifs : stabilisants thermiques, charges, pigments, plastifiants
  • Produits de dégradation thermique émis lors de la transformation ou du nettoyage par pyrolyse, par purge des machines ou lors du stockage des pièces finies
  • Monomères résiduels
  • Solvants de nettoyage pour les opérations de nettoyage ou d’entretien des équipements (qui sont chauds)

Lors de la mise en œuvre des matières plastiques, l’exposition à des produits toxiques survient principalement lors du nettoyage ou de la maintenance des équipements, et lors d’un fonctionnement en mode dégradé ou d’un dysfonctionnement.

Les salariés de la plasturgie peuvent également être exposés à d’autres risques :

  • risques liés aux travaux répétitifs lors de la fabrication, du conditionnement ou du stockage (TMS, lombalgies, stress…),
  • risques d’exposition à des solvants ou produits de dégradation thermique lors de l’assemblage de pièces par collage ou thermocollage,
  • risques mécaniques ou d’exposition à des poussières lors des opérations de finition par ébavurage, tournage ou perçage,
  • risques importants d’incendie dus à l’association de solvants inflammables avec des matières plastiques (qui sont de très bons combustibles).

Lorsque la fabrication nécessite la présence quasi permanente de l’opérateur, des expositions plus importantes à des produits dangereux peuvent avoir lieu et les risques d’allergie, d’irritation, d’intoxication ou d’incendie sont accrus.

Quelques recommandations pour travailler en sécurité

Quels que soient les résultats de l’évaluation des risques, l’employeur d’une entreprise de plasturgie doit mettre en œuvre les principes de prévention du risque chimique. Les obligations en matière de prévention des risques d’incendie et d’explosion doivent être également respectées dans ce secteur.

Pour protéger contre les brûlures ou les projections, des dispositifs de protection collective appropriés (écran protecteur, capot coulissant anti-projection) doivent équiper les machines. Les EPI doivent être utilisés en complément.

Mesures permettant de limiter l’exposition aux produits toxiques dans la plasturgie

  • Substitution de produits dangereux possible pour certains produits (additifs, pigments, solvants de nettoyage…)
  • Captage à la source (avec une aspiration localisée) sans oublier les postes de finition
  • Adaptation des équipements, avec le concepteur ou le fabricant, pour faciliter le captage des émissions (par exemple mise en place d’un capot aspirant au dessus la tête d’injection)
  • Adaptation des procédures de nettoyage des équipements : proscrire l’emploi de solvants en aérosol, laisser refroidir les pièces (principalement les moules) avant nettoyage
  • Aération/ventilation des zones de stockage des produits finis  

Il ne faut pas non plus négliger les risques mécaniques présentés par les machines utilisées en plasturgie. Ces risques sont accrus lorsque l’opérateur doit intervenir à l’intérieur de celles-ci lors des opérations de production, maintenance ou réglage. Pour les prévenir, certaines exigences de conception ou d’utilisation de ces machines, généralement dangereuses (presses à injection par exemple), sont donc à respecter. 

Les métiers du secteur chimie
Mis à jour le 05/10/2015