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Maladies chroniques et travail. Réunion intersociétés de médecine du travail d'Île-de-France (Paris, 8 décembre 2010)

Notes de congrès

Article de revue06/2011

Ce document existe uniquement au format électronique

L'évolution du concept de maladie chronique, notamment pour la maladie cancéreuse, a une influence pour les patients en situation de reprise du travail. Il est nécessaire de prendre en compte cette dimension du patient dans le cadre d'une prise en charge globale et intégrée. Les nouvelles thérapeutiques du cancer sont pour certaines encore mal connues en terme d'effets secondaires.
L'adaptation de la situation de travail à l'état de santé fluctuant du patient cancéreux est un enjeu important pour les services de santé au travail dans l'optique de la préservation de l'emploi et du lien social. Une étude menée sur 402 salariés suivis par 82 médecins du travail montre que lors du retour à l'emploi, le salarié traité pour maladie cancéreuse est un salarié fragilisé.
Autre maladie chronique qui a un impact certain sur le travail, le diabète. La réglementation interdit au salarié diabétique d'occuper certains postes d'où l'intérêt d'une orientation professionnelle adaptée et l'anticipation pour une éventuelle reconversion. Le médecin du travail trouve ici tout son rôle lors de la surveillance médicale périodique des salariés diabétiques.
Parmi les différentes pathologies chroniques, le poids sanitaire des maladies psychiatriques est le plus important.
En milieu de travail, se rencontrent essentiellement anxiété et dépression car compatibles avec une activité professionnelle et plus fréquentes que les syndromes dissociatifs.
Leur dépistage précoce ainsi que leur traitement bien conduit devrait éviter leur chronicisation ou une évolution encore plus péjorative. L'enquête internationale multicentrique "Santé mentale en population générale" (SMGP), menée de 1999 à 2004, confirme l'importante prévalence dans la population générale des pathologies psychiatriques et la gêne professionnelle qu'elles occasionnent chez les salariés. Néanmoins, le travail semble exercer un rôle protecteur quand les groupes des salariés et des chômeurs sont comparés.

  • Description et informations techniques
    • Document original

      Article de 7 pages, publié dans la revue Documents pour le médecin du travail
    • Référence INRS

      TD 177
    • Auteur(s)

      MÉDIOUNI Z.,
    • Date de publication

      06/2011
    • Collection

      Notes de congrès

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