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Estimation du potentiel cancérogène des huiles minérales régénérées

Note documentaire

Article de revue06/2012

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L'étude, objet de cet article, avait pour but de comparer trois méthodes permettant de déterminer le potentiel cancérogène d'une huile minérale, en les appliquant à des huiles de base usagées régénérées ainsi qu'à certaines huiles de base neuves.
Les huiles obtenues par régénération d'huiles minérales usagées via divers traitements industriels peuvent être commercialisées en tant qu'huiles de base (avant formulation) au même titre qu'une huile de base neuve issue du raffinage d'un brut pétrolier.
Si, après formulation, les performances techniques de ces deux types d'huiles sont comparables, des questions peuvent se poser sur les risques liés à l'utilisation des huiles régénérées. Si l'on s'en tient au tableau de maladie professionnelle 36 bis, ils seraient équivalents à ceux d'huiles neuves peu ou non raffinées et d'huiles moteur usagées. Or, les caractéristiques (composition) des huiles de base régénérées et le risque associé sont très dépendants des traitements de régénération.
Le potentiel cancérogène cutané d'une huile peut être évalué selon trois méthodes : deux méthodes globales : DMSO/UV et IP 346 et le dosage spécifique du Benzo[a]pyrène (BaP).
Sur six huiles de base régénérées, les informations apportées par les trois méthodes ne sont pas cohérentes : alors que les seuils associés aux méthodes IP 346 et DMSO/UV ne sont pas ou rarement dépassés, la valeur préconisée pour le BaP est largement dépassée pour quatre des six huiles. Non indiquées pour ce type d'huiles, les méthodes globales ne font pas la différence entre une huile peu chargée et une huile chargée en BaP, classant les six huiles analysées non cancérogènes. Plus surprenant, pour quatre huiles de base neuves, toutes les valeurs en BaP sont supérieures à la valeur préconisée par les organismes de prévention français, l'indice DMSO/UV est dépassé pour trois huiles alors que le seuil proposé par la méthode IP 346 est respecté.
La méthode IP 346 imposée par l'Union européenne pour le contrôle des huiles de base neuves, et couramment utilisée par les pétroliers quelle que soit l'huile, ne permet pas de garantir l'absence de substances cancérogènes. Les quelques données présentées dans ce document remettent en cause la pertinence de cette méthode pour l'évaluation du potentiel cancérogène des huiles.

  • Description et informations techniques
    • Document original

      Article de 8 pages, publié dans la revue Hygiène et sécurité du travail
    • Référence INRS

      ND 2356
    • Auteur(s)

      CHAMPMARTIN C.
    • Date de publication

      06/2012
    • Collection

      Note documentaire

Ressources complémentaires de l'INRS

Sur le thème : Evaluation des risques chimiques