L'incendie sur les lieux de travail est un sujet très préoccupant et d'actualité permanente. Chaque année, des victimes sont à déplorer lors d'incendies d'établissements industriels et commerciaux. Dramatiques sur le plan humain, ces sinistres le sont aussi sur le plan économique : dans près de 70 % des sinistres, l'entreprise disparaît et le personnel se retrouve au chômage. Ce dossier rappelle les éléments de base nécessaires à la prévention des incendies en milieu de travail, et présente les mesures techniques et organisationnelles qu'il est fondamental de pérenniser.
En France, de nombreux incendies se déclarent chaque jour. Si le nombre de victimes directes (décès, brûlés, intoxiqués par les fumées) est relativement peu important, en revanche, les coûts engendrés s’avèrent très élevés.
La prise en compte du risque incendie en prévention est fondamentale, d’autant plus que la destruction par le feu d’un établissement industriel ou commercial entraîne très souvent sa fermeture temporaire ou définitive.
Conditions de survenue
L’incendie est une combustion qui se développe sans contrôle dans le temps ni dans l’espace. La combustion est une réaction chimique d’oxydation d’un combustible par un comburant, nécessitant une source d’énergie pour être initiée.
Pour que « ça brûle », il faut donc du combustible, du comburant et une source d’énergie. C’est ce que l’on appelle le « triangle du feu ».
« Triangle du feu » : trois conditions à réunir simultanément
pour qu’une combustion ait lieu
Présence d’un comburant (en général l’oxygène de l’air)
Présence d’un combustible
Présence
d’une source d’énergie
Triangle du feu
L’absence d’un des 3 éléments du triangle empêche le déclenchement de la combustion : c’est le principe fondamental à connaître en matière de lutte contre l’incendie.
Conditions de survenue d’un incendie (animation flash SWF 1A)
Étant donné que, sur les lieux de travail, le comburant (oxygène de l’air) et les combustibles (matériaux de construction, produits manipulés, stockés, fabriqués,…) sont toujours présents, tous les établissements industriels et commerciaux présentent des risques d’incendie dès lors qu’il y a présence de sources d’énergie.
Parmi celles-ci, les travaux par points chauds (soudage au chalumeau, oxycoupage…) sont une source importante de sinistres (environ un incendie sur cinq).
Définitions utiles
Combustible
Matière capable de se consumer (matériau de construction, bois, charbon, essence, butane…) Comburant
Corps qui en se combinant avec un combustible permet la combustion (oxygène, air, peroxydes…) Source d’énergie ou d’ignition
Énergie nécessaire au démarrage de la réaction chimique de combustion (électricité, travaux par point chaud ou flamme nue, cigarette…) Point éclair
Température minimale (en °C) à laquelle, dans des conditions d’essais spécifiés, un liquide émet suffisamment de gaz inflammables capables de s’enflammer momentanément en présence d’une source d’inflammation Pouvoir calorifique
Quantité de chaleur dégagée par la combustion complète de l’unité de masse ou de volume d’un combustible donné Réaction au feu
Comportement d’un matériau qui, par sa propre décomposition, alimente un feu auquel il est exposé Résistance au feu
Aptitude d’un matériau à conserver, pendant une durée déterminée, la stabilité au feu, l’étanchéité au feu et l’isolation thermique Classes de feu
Classification normalisée des différents feux pouvant être rencontrés, sur lesquels se basera le choix du ou des agents extincteurs Désenfumage
Système ou dispositions constructives assurant l’évacuation des fumées et des gaz chauds produits au cours d’un incendie
Il est nécessaire d’agir le plus précocement possible après le déclenchement d’un incendie afin de limiter ses conséquences.
Conséquences
L’incendie d’un établissement industriel ou commercial a des conséquences, directes et indirectes, sur l’homme, les biens et l’environnement.
Les incendies provoquent un nombre limité de morts et de brûlés. Les victimes d’un incendie meurent le plus souvent asphyxiées ou intoxiquées par les fumées :
L’asphyxie est liée au manque d’oxygène dans l’air : lors d’un incendie, le taux d’oxygène, normalement d’environ 21 %, diminue rapidement. L’intoxication est due aux produits de combustion. Parmi tous les gaz produits, le monoxyde de carbone (CO) reste le toxique principal : il est inodore et donc non décelable.
De plus, l’opacité des fumées gêne l’évacuation des occupants et l’intervention des secours.
Pour toutes ces raisons, la réglementation française en matière de lutte contre l’incendie est axée sur l’évacuation des personnes et le désenfumage.
Il ne faut pas oublier que la chaleur dégagée par l’incendie entame la résistance mécanique des structures des bâtiments : un effondrement peut survenir et avoir des conséquences sur le personnel n’ayant pas encore évacué ou sur les équipes de secours lors de leur intervention.
Dramatiques sur le plan humain, ces sinistres le sont aussi sur le plan économique : sur 4 entreprises qui brûlent, près de 3 ne reprennent pas leur activité.
L’outil de production peut être purement et simplement détruit par l’incendie. À défaut, il peut être largement dégradé par les produits de combustion, l’aspersion d’eau ou d’agents extincteurs (ce qui peut entraîner des pertes d’exploitation).
Les fermetures temporaires ou définitives consécutives peuvent induire pour le personnel du chômage et des phénomènes d’angoisse et de stress liées aux incertitudes quant à l’avenir.
L’environnement est également touché par diverses pollutions générées par l’incendie, que cela soit l’eau des nappes phréatiques (écoulement des eaux d’extinction) ou l’air environnant par les fumées.
Techniques de prévention
En matière de lutte contre l’incendie, l’idéal est d’agir le plus en amont possible, lors de la conception des locaux.
Les aspects fondamentaux à prendre en compte en matière d’implantation et de conception sont :
les mesures afin de limiter la propagation d’un incendie (obstacles, murs et porte coupe-feu, choix des matériaux, isolement des locaux à risque…), la réalisation d’issues et de dégagements en nombres et dimensionnements suffisants pour faciliter l’évacuation et l’accès des secours, la mise en place d’un désenfumage efficace.
La prévention du risque incendie consiste principalement à :
supprimer les causes de déclenchement d’un incendie (actions sur les sources d’ignition et les produits combustibles), mettre en place des mesures organisationnelles, limiter l’importance des conséquences humaines et matérielles : une détection efficace permet d’intervenir à temps pour l’évacuation des personnes et pour « l’attaque » du début de l’incendie.
Il ne faut pas non plus négliger la sensibilisation et la formation du personnel afin que celui-ci ait les bons réflexes et un comportement adéquat en cas d’incendie.
En France, de nombreux incendies se déclarent chaque jour, d’importance et de gravité variable.
Le nombre de victimes directes (morts, brûlés, intoxiqués par les fumées) est relativement faible. En revanche, les coûts engendrés par les incendies s’avèrent très élevés.
Le nombre des incendies représentaient, en 2003, 2 accidents du travail sur 10 000. Aucun décès direct lié à un incendie au titre des accidents du travail n’a été à déplorer en 2003 (selon les statistiques de la Caisse nationale de l'Assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) pour le régime général de la Sécurité sociale).
Un incendie survenant dans un établissement industriel entraîne très souvent sa fermeture temporaire ou définitive. Les pertes d’exploitation venant s’ajouter aux dégâts, les conséquences d’un incendie pour l’entreprise sont souvent économiquement irrémédiables : dans près de 70 % des sinistres, l’entreprise disparaît et le personnel se retrouve au chômage.
Evolution du coût pour les assureurs des incendies importants de 1998 à 2002
Année
Nombre de sinistres
Sinistres supérieurs à 8 millions d’euros
Coût réactualisé
(en millions d’euros)
1998
182
25
536
1999
281
17
234
2000
166
18
276
2001
193
15
693
2002
139
12
195
D’après les données établies par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA)
Tout établissement industriel est concerné. Citons notamment les entrepôts et les locaux commerciaux (15 % des sinistres) et les industries où des fours sont en action (aciéries, cimenteries, verreries…) avec près de 20 % des sinistres.
Fréquence cumulée des incendies par type d’activité
Type d’activité
Fréquence cumulée
Aciéries, cimenteries, verreries…
20 %
Commerces et entrepôts
15 %
Industries agroalimentaires
9 %
Traitement des déchets
7 %
Industries chimiques
7 %
Industries du bois
5 %
D‘après les moyennes statistiques des années 1996 à 2002
En matière d'incendie, la réglementation vise essentiellement à assurer la protection des personnes. De plus, les assureurs préconisent des mesures propres à protéger les biens.
Les deux grands principes destinés à la protection des personnes contre le risque « incendie » sont :
leur évacuation hors des bâtiments, leur isolement dans des zones résistant au feu.
Le premier texte auquel doivent se référer les employeurs est le Code du travail. Les articles spécifiques au risque « incendie » y sont peu nombreux : ils concernent essentiellement l’évacuation des personnes et le désenfumage.
De plus, si l’établissement industriel est également un établissement recevant du public (ERP) ou un immeuble de grande hauteur (IGH), bâtiments régis par des textes réglementaires spécifiques, il appartient aux employeurs de retenir les solutions leur permettant de respecter les textes auxquels ils sont soumis.
Synthèse des principales réglementations existantes en matière d’incendie
Objectif
Protection des personnes
Protection du voisinage
Objet
Salariés
Occupants
Public
Environnement
Etablissement
Etablissements industriels et commerciaux
Immeubles de grande hauteur (IGH)
Etablissements recevant du public (ERP)
Installations classées des établissements dangereux, insalubres ou incommodes
Prescripteur
Ministère du Travail
Ministère de l’Intérieur
Ministère de l’Environnement
Textes réglementaires
Code du travail
(articles R. 4216-1 à
R.4216-31, et
R. 4227-1 à R. 4227-57
Arrêté du 18 octobre 1977 modifié
Arrêté du 25 juin 1980 modifié
Code de
l’environnement
(Titre Ier du Livre V:
articles L. 511-1 et suivants, D. 511-1 et suivants)
Etablissements industriels et commerciaux
Code du travail
Depuis les décrets n° 92-332 et n° 92-333 du 31 mars 1992 modifiés, il existe dans le Code du travail des dispositions proches de la réglementation relative aux établissements recevant du public (ERP). Articles R. 4216-1 à R. 4216.31 relatifs aux dispositions concernant la sécurité et la santé que doivent observer les maîtres d’ouvrage lors de la construction de lieux de travail ou lors de leurs modifications, extensions ou transformation.
Articles R. 4227-1 à R. 4227-57 relatifs aux dispositions concernant la sécurité et la santé applicables aux lieux de travail, que doivent observer les chefs des entreprises utilisatrices.
Réglementation des installations classées (protection de l’environnement)
Lorsque l’établissement remplit les conditions fixées pour être installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), il doit être conforme aux prescriptions du Titre 1er du Livre V des parties législative et règlementaire du Code de l'environnmement.
La plupart des arrêtés-types pris en application de ce décret contiennent des mesures de prévention contre l’incendie.
Etablissements recevant du public (ERP) Arrêté du 25 juin 1980 modifié portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP (ministère de l’Intérieur, brochure Journal Officiel n° 1477-I).
Immeubles de grande hauteur (IGH) Arrêté du 18 octobre 1977 modifié (ministère de l’Intérieur, brochure Journal Officiel n° 1536).
Pour en savoir plus sur le contexte réglementaire français, consultez notre brochure « Incendie et lieux de travail » (
ED 990)
Pour consulter les textes dans leur intégralité, interrogez le site de Legifrance.
La prise en compte du risque incendie s’inscrit dans la démarche globale de prévention des risques (telle que définie dans le Code du travail aux articles L. 4121-1 à L. 4121-5). La prévention doit être intégrée le plus en amont possible, en passant par des mesures de conception et d’aménagement des situations de travail, d’organisation du travail, d’information et de formation.
Principes généraux d’une démarche de prévention : rappel
Eviter les risques Evaluer les risques qui ne peuvent être évités Combattre les risques à la source
Adapter le travail à l’homme Tenir compte de l’état d’évolution de la technique Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux
Planifier la prévention Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle
Former et informer les salariés sur les risques et leur prévention
d’après le Code du travail (article L. 4121-2)
Pour organiser la prévention du risque « incendie », il convient de :
définir et recenser les compétences en interne,
désigner le responsable « incendie » qui va s’entourer des compétences internes (responsable de maintenance, médecin du travail…) et externes (service départemental d’incendie et de secours),
associer les instances représentatives du personnel (CHSCT, délégués du personnel…),
planifier les différentes étapes de la démarche retenue,
communiquer et informer sur les actions entreprises.
Il est également nécessaire de bien connaître l’ensemble de la réglementation relative au risque incendie ainsi que les règles d’installations des sociétés d’assurance (entre autres, les règles APSAD de la Fédération française des sociétés d’assurance).
Sont présentés ci-après quelques points qu’il convient d’appréhender en priorité dans une démarche de prévention du risque incendie.
Evaluation du risque d'incendie
Il faut identifier et les origines potentielles d’un incendie et les sources potentielles d’inflammations.
La « mémoire » de l’entreprise ou de la branche d’activité (retour d’expérience d’incendies, expérience de situations dangereuses) peut aider à cette évaluation.
Les origines d’un incendie sont tout d’abord dues à la présence de produits combustibles. Il sera primordial :
d’en établir la liste, d’en étudier leur nature, d’en connaître les caractéristiques physico-chimiques. Par exemple, plus le point éclair d’un liquide est faible, plus le produit est inflammable. d’en recenser leur conditions de stockage ou d’utilisation (quantités…).
Stockage de produits inflammables : un risque non négligeable d’incendie
Ces origines peuvent également être liées aux procédés de mise en œuvre (conditions de température, de pression, des réactions exothermiques, des produits de décomposition, des conditions de refroidissement…), voire à leurs dysfonctionnements potentiels (arrêts de système de refroidissement, fuites de produits, pannes prévisibles, arrêts accidentels d’alimentation en produits…).
Les sources d’inflammation sont de natures multiples :
Thermique (surfaces chaudes, appareils de chauffage, flammes nues, travaux par point chaud…).
Une flamme nue constitue une source d’inflammation active. Les travaux par points chauds (soudage au chalumeau, oxycoupage…) sont une source majeure de sinistres. Electrique (étincelles, échauffement…).
La vétusté, des installations non réalisées dans les règles de l’art ou les surcharges électriques peuvent entraîner des échauffements à l’origine de bon nombre de départs d’incendies. Electrostatique (décharges par étincelles, …).
L’électricité statique est une cause indirecte d’incendies. En effet, elle peut provoquer des étincelles qui interviennent comme énergie d’activation. Mécanique (étincelles, échauffement…).
Les échauffements et les étincelles d’origine mécanique, résultant de la friction, de choc et d’abrasion, ou de défaillances (roulements, paliers…) peuvent être à l’origine de températures parfois très élevées. Climatique (foudre, soleil…).
Un impact de foudre peut constituer une source d’inflammation directe ou à distance en induisant des surtensions ou des échauffements dans les équipements. Chimique (réactions exothermiques, auto-échauffement, emballement de réaction…). Bactériologique.
La fermentation bactérienne peut échauffer le milieu et le placer dans des conditions d’amorçage d’un auto-échauffement. Cigarettes.
L’extrémité d’une cigarette allumée atteint plus de 700 °C.
Un tableau d’aide à l’évaluation du risque incendie, adaptable à votre établissement, vous est proposé en téléchargement (format word, 89 ko). Ce document peut être transmis au service départemental d’incendie et de secours, dans le cadre des échanges avec celui-ci.
Les résultats de cette évaluation doivent être retranscrits dans le document unique. Au-delà du strict respect de l’obligation réglementaire, ce document doit permettre à l’employeur d’élaborer un plan d’action définissant les mesures de prévention appropriées aux risques identifiés, notamment le risque incendie.
Le plan d’action, en particulier en ce qui concerne le risque incendie, sera fondé sur des critères propres à l’entreprise (probabilité d’occurrence, gravité redoutée, fréquence d’exposition du personnel, nombre de personnes potentiellement concernées…). Il permettra de débattre des priorités et d’aider à la planification des actions de prévention dans la mise en place de mesures de prévention et de protection incendie.
Implantation et conception des locaux Les mesures de prévention les plus efficaces sont celles qui s'exercent en amont, dès la conception et la construction des locaux. Elles permettent de garantir de bonnes conditions d’évacuation, de mieux prendre en compte l’isolement, la séparation et les distances de sécurité pour empêcher (ou limiter) la propagation de l’incendie, ainsi que le choix des matériaux pour assurer la stabilité de la structure et réduire l’émission de gaz et fumées en cas de sinistre.
Il est important pour cela de prendre en compte l’évolution prévisible de l’entreprise.
Mesures pour limiter la propagation d’un incendie
Il importera pour cela de :
créer des obstacles, fractionner les bâtiments en unités distinctes avec des ouvrages séparatifs coupe-feu, isoler les locaux à risques des autres locaux, encloisonner les escaliers, choisir les matériaux en fonction de leur comportement au feu.
Exemples de locaux à risque d’incendie pouvant être isolés des autres locaux
Stockage des produits Stockage des bouteilles et réservoirs de gaz Chaufferie Bennes à déchets
Le choix des matériaux se fait en fonction de leur comportement au feu défini selon deux critères :
la réaction au feu, combustibilité et degré plus ou moins grand d’inflammabilité du matériau en tant qu’aliment de l’incendie, la résistance au feu qui concerne la protection mécanique que les éléments de construction peuvent assurer en fonction de la durée d’exposition au feu et de l’accroissement de la température.
Porte coupe-feu permettant de ralentir
la propagation du feu
Les matériaux utilisés pour les structures devront permettre à celles-ci de rester stables au moins pendant l’évacuation des personnes.
Pour en savoir plus sur la réaction et la résistance au feu des matériaux, consultez l’annexe I du guide méthodologique d’évaluation du risque incendie (ED 970).
Issues et dégagements
Associés à des moyens d’alarmes sonores et visuels judicieusement implantés, les issues et les dégagements devront permettre une évacuation rapide.
Ils seront en permanence accessibles, libres et bien indiqués. Leur nombre, leur dimension et leur implantation respecteront la réglementation (se reporter à l’aide-mémoire juridique TJ 20).
Désenfumage
Le désenfumage permet l’évacuation des fumées et gaz chauds, ce qui facilite l’évacuation du personnel, l’intervention des secours et limite les risques de propagation de l’incendie.
Les dispositifs de désenfumage doivent être prévus dès la conception d’un établissement industriel ou commercial.
Il s’agit en général d’ouvertures dans les toitures ou en partie haute dans les parois : leur ouverture peut être manuelle ou mécaniquement provoquée (avec parfois un système de ventilation mécanique). Leur surface doit être en rapport avec la surface du local considéré (de 1 à 4 % selon l’importance du risque).
Boîtier pour mise en oeuvre du désenfumage
Pour en savoir plus sur le désenfumage, consultez notre note documentaire ND 2119.
Système de sécurité incendie (SSI)
Le système de sécurité incendie (SSI) se prévoit également dès la conception d’un local ou d’un bâtiment : il se compose du système de détection incendie (SDI) et du système de mise en sécurité incendie (SMSI).
Système de détection incendie (SDI)
Il faut choisir judicieusement les types de détecteurs (certifiés NF ou agréés APSAD…) adaptés au local, aux personnes et aux biens à protéger et les implanter en quantité suffisante.
Le choix de l’emplacement des détecteurs dépend :
de la hauteur du local, de la localisation et de la configuration du plafond, du sens des courants d’air, de l’emplacement des entrées d’air et des gaines de ventilation, de l’accessibilité pour permettre les opérations de maintenance (nettoyage et essais).
Principaux types de détecteurs
Détecteurs de fumée de type optique : détection des aérosols de combustion Détecteurs de chaleur de type thermostatique ou thermovélocimétrique : détection d’une température anormalement élevée Détecteurs de flamme : détection dans le domaine de l’infrarouge ou de l’ultraviolet Détecteurs spéciaux (alliant plusieurs technologies).
Système de mise en sécurité incendie (SMSI)
Ce système regroupe un organe de signalisation et de commande, ainsi que les dispositifs actionnés de sécurité (portes coupe feu, systèmes de désenfumage mécanique).
Il comporte l’ensemble des équipements qui assurent les fonctions nécessaires à la mise en sécurité d’un bâtiment ou d’un établissement en cas d’incendie : le compartimentage, la gestion des issues, le désenfumage, l’extinction automatique et la mise à l’arrêt de certaines installations techniques (gaz, électricité…).
Implantation des matériels d’extinction
Ces moyens à mettre en place ne s’improvisent pas : les matériels de première et deuxième intervention ainsi que les installations fixes d’extinction doivent être choisis judicieusement pour qu’ils soient adaptés et suffisants. Ils doivent être contrôlés régulièrement.
Le Code du travail stipule simplement que « le chef d’établissement doit prévoir les moyens de lutte contre l’incendie afin d’assurer le sauvetage du personnel ».
Matériels de première intervention
Ils comportent essentiellement les extincteurs portatifs et les robinets d’incendie armés (RIA).
Le Code du travail précise seulement qu’ « il y a au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres au minimum pour 200 m2 de plancher, avec un minimum d’un appareil par niveau ».
Les extincteurs sont de plusieurs types : tout dépend de l’agent extincteur qu’ils contiennent (eau, poudre, dioxyde de carbone…) et de leur poids ou de leur équipement (sur roues…).
Ils doivent être placés sur des piliers ou sur les murs, en des endroits bien dégagés, de préférence à l’entrée des ateliers ou des locaux. Il sont signalés par inscription en rouge (conformément à la signalisation de santé et sécurité au travail).
Les extincteurs mobiles doivent être certifiés « NF » : ils doivent être fabriqués, éprouvés, ré-éprouvés et chargés selon les prescription réglementaires en la matière.
Pour en savoir sur les extincteurs mobiles, consultez notre brochure ED 802 .
Les robinets d’incendie armés permettent, lorsque l’emploi de l’eau n’est pas interdit, une action puissante et efficace lors de la première intervention, dans l’attente d’arrivée des secours. Ils doivent être implantés à des emplacements abrités du gel, et à proximité des accès. Ils sont signalés de façon claire.
Extincteur et robinet d’incendie armé (RIA) dans une entreprise
Matériels de deuxième intervention
Ce matériel, plus puissant et plus lourd que le précédent, comprend :
des installations fixes d’alimentation en eau (collecteur d’incendie, colonne sèche, colonne en charge…), des tuyaux à brancher sur les bouches d’incendie, poteaux d’incendie ou sur le refoulement d’une motopompe, des lances d’incendie.
Les possibilités d’alimentation en eau, au besoin en disposant de réservoirs, sont évidemment essentiels.
Installations fixes d’extinction
Diverses installations fixes d’extinction, généralement automatiques, peuvent être réalisées lorsque les risques sont graves ou ponctuels, ou que la valeur du matériel à protéger est grande (équipements informatiques, centraux téléphoniques…).
Ces procédés permettent de contenir, voire d’éteindre un foyer d’incendie par une intervention précoce et rapide, même en l’absence des occupants.
Un installation fixe comprend cinq parties principales :
la source ou réserve de produits extincteurs, le réseau de distribution de l’agent extincteur, les diffuseurs de l’agent, le dispositif de mise en œuvre (tableau de commande…), le dispositif d’alarme.
Systèmes d’aspersion par eau type « sprinkler » Systèmes d’extinction par mousse (surtout pour les stockages de produits pétroliers) Systèmes d’extinction par poudre (chaufferies…) Systèmes d’extinction par gaz (gaz inertes, hydrocarbures halogénés)
Pour en savoir sur les systèmes d’extinction par gaz, consultez notre note documentaire ND 2191.
Mesures de prévention complémentaires
Un local ou un établissement bien conçu (intégrant les principes de lutte contre l’incendie évoqués plus haut) doit déjà assurer une bonne protection vis-à-vis du risque incendie.
Le chef d’établissement doit cependant mettre en place un certain nombre de mesures de prévention destinées à limiter le risque incendie ou les conséquences de celui-ci. Pour cela, il est hautement souhaitable de travailler en liaison avec le SDIS (service départemental d’incendie et de secours) et sa compagnie d’assurance (actualisation du contrat d’assurance…).
Eviter le risque
Pour éviter le risque d’incendie, il est nécessaire d’agir soit sur :
les combustibles, les comburants, les sources d’ignition.
Comme il est difficile de supprimer en milieu de travail les combustibles ou sur les comburants, il importera d’axer son action sur les sources d’ignition potentielles.
Action sur les sources d’ignition
Cette action de prévention s’attachera à identifier les flammes et les feux nus, les surfaces chaudes, les étincelles d’origines mécanique, électrique ou électrostatique, les échauffements dus aux frottements mécaniques, aux matériels électriques ou aux moteurs thermiques...
Différentes mesures peuvent être mises en œuvre, telles que des actions sur les procédés et sur les matériels, la mise en place d’entretien et de contrôles réguliers ainsi que la mise en place de procédures adaptées.
Actions sur les procédés ou sur les matériels
Refroidissement (réaction chimique, échauffement dû à la compression des gaz…) Mise à la terre, liaison équipotentielle Adéquation du matériel à la zone, en cas de risque d’explosion Limitation du chauffage direct (braséro)…
Mise en place d’entretien et de contrôles réguliers
Installations électriques Détecteurs d’élévation de température, de pression, ou de produits de dégradation (détecteurs de monoxyde de carbone)… Explosimètres pour vérifier le maintien de la concentration des combustibles gazeux hors de leur domaine d’inflammabilité, Thermographie à infrarouge.
Mise en place de procédures adaptées
Permis de feu (procédure pour les travaux par points chauds) Plan de prévention Interdiction de fumer…
Actions sur les combustibles
Remplacer le produit combustible par un autre incombustible ou moins combustible. Intervenir sur l’état de division de la matière (plus l’état est divisé, plus la combustion est rapide). Nettoyer fréquemment, ranger les locaux et les maintenir propres.
Actions sur les comburants
Le plus courant des comburants est l'oxygène de l’air (21 % de concentration).
Dans certaines installations, on réduit cette teneur, afin de rendre l'atmosphère ininflammable, par l’introduction d’un gaz inerte (azote, argon, hélium…). Attention toutefois au risque d’anoxie (interruption de l’apport d’oxygène aux différents tissus de l’organisme) en cas de pénétration d’un salarié dans la zone concernée.
Agir sur l’organisation du travail
Les actions à entreprendre dans ce domaine portent notamment sur la mise en place d’un balisage et d’une signalisation adaptée, sur une gestion maîtrisée de la mise en œuvre des produits, sur la formation et l’information, sur l’organisation de l’évacuation et de l’intervention des équipes internes de secours…
Le balisage, la signalisation et la signalétique à mettre en place dans l’établissement répondent à certaines obligations réglementaires, qui définissent notamment la délimitation de zones à risques, l’implantation de l’éclairage de sécurité… Les plans d’évacuation doivent être rédigés, maintenus à jour et affichés.
Affichage d’un plan d’évacuation
Gestion maîtrisée de la mise en œuvre de produits
Quantités de produits inflammables au poste de travail limitées aux besoins d’une demi-journée, d’une journée… Surveillance et contrôle de la mise en œuvre des produits pour éviter la formation de mélanges explosifs ou de réactions exothermiques. Mode d’évacuation rapide des produits dangereux s’ils sont impliqués dans un incendie, afin de limiter les risques de propagation et d’aggravation du sinistre.
Formation et information du personnel en sécurité incendie
Sensibilisation générale au risque « incendie » présent dans l’établissement. Former le personnel au risque incendie lié à l’entreprise. Constituer et former des équipes de deuxième intervention pour les risques « incendie » spécifiques importants. Entraîner le personnel au maniement des moyens d’extinction (extincteurs, RIA…). Organiser des exercices d’évacuation réguliers. Former les agents travaillant à des postes, dans des ateliers ou sur des procédés présentant des risques d’incendie, à réagir conformément aux scénarios identifiés ou prévisibles.
L’organisation de l’évacuation et de l’intervention des équipes internes de secours sera décrite dans l’ensemble des consignes de sécurité. Pour en savoir plus sur les consignes de sécurité incendie, consultez notre brochure ED 929.
Malgré toutes les mesures de prévention prises, il est toujours possible qu’un incendie survienne en milieu de travail. Le risque « zéro » n’existe pas.
En cas d’incendie, il faut en limiter les effets pour préserver la santé et la sécurité des travailleurs et pour sauvegarder le maximum de biens.Les moyens de défense contre l’incendie ne s’improvisent pas. Pour vaincre le feu avec un minimum de dégâts, il importe surtout d’agir vite, ce qui implique que l’alarme et l’alerte soient données le plus rapidement possible. Trois actions principales ont lieu de façon simultanée :
Réaction rapide et appropriée du personnel d’intervention interne pour circonscrire ou contenir le début de l’incendie dans l’attente de l’intervention des secours extérieurs. Alerte des secours extérieurs. Déclenchement de l’évacuation du personnel, rapidement mais sans précipitation, dans le respect des consignes et des procédures (en particulier celles concernant les personnes handicapées).
Il est ensuite primordial de faciliter l’intervention des secours extérieurs (sapeurs-pompiers). Ce seront essentiellement les équipes de première intervention à qui reviendra cette mission.
Intervention de sapeurs pompiers sur un incendie dans une entreprise
Pour « attaquer » efficacement un début d’incendie, il faut adapter le choix du moyen d’extinction à la nature du feu (classe).
Principaux agents extincteurs préconisés en fonction de la nature du feu
Classe
Nature du feu
Agents extincteurs préconisés
A
Feux de matériaux solides, généralement de nature organique, dont la combustion se fait normalement avec formation de braises (bois, papier, carton…)
Eau en jet pulvérisé
Eau avec additif en jet pulvérisé
Poudre ABC ou polyvalente (généralement des phosphates ammoniques)
B
Feux de liquides ou de solides liquéfiables (alcool, white-spirit, caoutchouc, la plupart des matières plastiques)
Eau avec additif en jet pulvérisé
Mousse
Poudre BC
Poudre ABC ou polyvalente
Dioxyde de carbone (CO2)
Hydrocarbures halogénés
C
Feux de gaz (méthane, butane, propane…)
Poudre BC
Poudre ABC ou polyvalente
Dioxyde de carbone (CO2)
Hydrocarbures halogénés
D
Feux de métaux
Poudres spéciales (spécifiques à chaque métal)
F
Feux liés aux auxiliaires de cuisson (huiles et graisse végétales ou animales), sur les appareils de cuisson
Dioxyde de carbone (CO2)
Tableau donné à titre indicatif, établi à partir des classes de feu définies par la normalisation européenne (norme NF EN 2)
Les extincteurs qui ne doivent pas êtres employés sur des appareils ou des conducteurs sous tension (électrique) en portent la mention. Pour en savoir plus sur les moyens d’extinction, consultez nos brochures « Les extincteurs d’incendie portatifs ou mobiles » (ED 802) et « Incendie et lieux de travail (ED 990).
Rappelons que les fumées d’incendie sont souvent toxiques et/ou corrosives. Il importera donc de ne pas s’exposer à celles-ci et, si besoin, d’intervenir avec des appareils de protection respiratoire adaptés.
Pour se repérer, se faire accompagner dans une démarche de prévention du risque incendie, ou encore pour choisir une méthode ou des fournisseurs de matériels adaptés, vous pouvez faire appel à différents interlocuteurs :
les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), le Centre national de prévention et de protection (CNPP), les experts incendie des assureurs, les correspondants régionaux des CRAM ou des CGSS la Fédération française du matériel d'incendie (FFMI).
Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) Au sein de chaque SDIS existent des services prévention et prévision-opérations, avec lesquels chaque chef d’entreprise devrait se concerter, notamment pour tous les sujets inhérents à l’établissement (localisation, caractéristiques des locaux et des installations, organisation interne en terme de secours).
Ces éléments permettent de mesurer le niveau de réponse opérationnel du SDIS (délai d’intervention, moyens et équipements à mettre en œuvre), tout cela pour tendre vers une situation où l’importance des moyens d’intervention sont en adéquation avec la puissance potentielle d’un incendie dans l’entreprise.
Cela permet également à l’employeur d’optimiser l’organisation interne des secours.
Pour tout appel de secours, appelez le 112 ou le 18. Pour tout appel technique ou administratif, appelez le numéro à 10 chiffres de votre centre de secours.
Centre national de prévention et de protection (CNPP)
Le CNPP, organisme expert dans le domaine de l’incendie, a notamment pour vocation de développer, diffuser et évaluer les connaissances et le savoir-faire dans le domaine de la gestion des risques, et tout particulièrement dans la prévention des risques d’incendie.
Ses activités principales sont :
la recherche et l’expérimentation dans le domaine de l’incendie,
la certification, l’information et la formation, l’évaluation technique, audit et conseil pour les entreprises.
Experts incendie des assureurs
Chaque entreprise doit évaluer avec sa société d’assurance son risque incendie afin d’établir sa prime d’assurance d’une manière adaptée.
Pour ce faire, la plupart des sociétés d’assurance disposent d’experts incendie pour aider les chefs d’établissement.
La Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) édicte les règles « APSAD », éditées par le CNPP, règles d’installation de matériels et de dispositifs pour la protection incendie, dont le respect permet d’optimiser la prime d’assurance d’une entreprise.
Pour toute information sur les sociétés françaises d’assurance, consultez le site de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA).
Correspondants régionaux des CRAM, des CGSS ou des CPS Un groupe incendie / explosion a été mis en place au sein de l’Institution prévention. Il existe donc dans chaque région un correspondant « incendie », qui a pour mission :
de centraliser toutes les informations transmises par l’INRS et les autres experts au niveau national (données techniques, évolution réglementaire, publications…), d’apporter des éléments de réponse aux questions qu peuvent se poser les entreprises de sa région.
Ce groupe est piloté par l’INRS. Il est constitué d’un représentant de la Caisse nationale de l’Assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), et d’un représentant des services Prévention de chaque Caisses régionales d’Assurance maladie, Caisses générales de Sécurité sociale ou Caisse de prévoyance sociale (CRAM, CGSS ou CPS).
Pour contacter un de ces correspondants, adressez-vous à la CRAM, CGSS ou CPS de votre région.
Fédération française du matériel d'incendie (FFMI)
Cet organisme regroupe onze syndicats affiliés de fabricants, d’installateurs et distributeurs des matériels relatifs à la lutte contre l’incendie. Citons notamment :
le Syndicat général des fabricants d’extincteurs fixes et mobiles (SYFEX), le Groupement français des installateurs et fabricants de sprinklers (GIS), le Groupement des fabricants et fabricants-installateurs de matériels coupe-feu et d’écauation des fumées (GIF), le Groupement des installateurs fabricants de systèmes d’extinction fixes (GIFEX).
Pour contacter la Fédération française du matériel d'incendie (FFMI) : Adresse postale : 92038 Paris - La Défense Cedex Téléphone : 01 47 17 63 03 Courriel : ffmi@ffmi.asso.fr
Pour
en savoir plus en quelques clics...
Animations Flash « Conditions de survenue d’un incendie ». Animation flash. SWF 1A (2006, 2560 ko, visualisation plein écran) « Prévention des incendies ». Animation flash. SWF 1B (2006, 1500 ko, visualisation plein écran)
Fichier Zip à télécharger, comprenant les deux animations
Sélection de documents INRS « Le permis de feu ». ED 6030. 2008, 12 p. (format pdf, 505 ko) « Incendie et lieux de travail. Prévention et lutte contre le feu ». ED 990. 2007, 104 p. (format pdf, 6805 ko) « Evaluation du risque incendie dans l’entreprise. Guide méthodologique ». ED 970. 2005, 28 p. (format pdf, 2462 ko) « Signalisation de santé et de sécurité au travail. Réglementation ». ED 777. 2005, 72 p. (format pdf, 485 ko) « Consignes de sécurité incendie. Eléments de rédaction et de mise en oeuvre dans un établissement ». ED 929. 2004, 8 p. (format pdf, 325 ko) « Prévention des incendies sur les lieux de travail ». Aide-mémoire juridique. TJ 20. 2004, 28 p. (format pdf, 380 ko) « Incendie et lieu de travail ». Le point des connaissances sur. ED 5005. 2003, 4 p. (format pdf, 241 ko) « Sécurité incendie sur les lieux de travail. Les agents extincteurs gazeux utilisés dans les installations fixes d'extinction ». ND 2191 . 2003, 12 p. (format pdf, 387 ko) « Pictogrammes pour la signalisation de santé et de sécurité et l'étiquetage des produits chimiques » (dossier Web 2003) « Les extincteurs d'incendie portatifs et mobiles ». ED 802 . 2000, 60 p. (format pdf, 1 856 ko) « Sécurité incendie sur les lieux de travail. Désenfumage. Choix des surfaces des exutoires ». ND 2119. 1999, 26 p. (format pdf, 450 ko) « Produits de dégradation thermique des matières plastiques ». ND 2097. 1999, 12 p. (format pdf, 136 ko) « Ca brûle ». ED 410. 1990, 4 p. (format pdf, 1 479 ko) « Pas de vie sans oxygène ». ED 632. 1978, 2 p. (format pdf, 144 ko)
Consultez la liste complète actualisée des brochures / affiches / films produits par l’INRS sur le risque incendie.
Sites de référence Centre national de prévention et de protection (CNPP / France) http://www.cnpp.com Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) http://www.ffsa.fr Comité national malveillance incendie sécurité (CNMIS / France) http://www.cnmis.org/fre/Accueil/index.htm Direction de la Défense et de la Sécurité civiles du ministère chargé de l’Intérieur (France) http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c5_defense_secu_civil Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB / France) http://www.cstb.fr/ Groupement technique français contre l’incendie (GTFI / France) http://www.gtfi.org/ Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF / France) http://pompiers.fr/ « Inventaire des accidents technologiques et industriels ». Banque de données ARIA du Bureau d’analyse des risques et pollutions industrielles, attaché à la direction de la prévention des pollutions et des risques du ministère chargé de l’Environnement (BARPI / France) http://aria.ecologie.gouv.fr/barpi_stats.gnc
http://aria.ecologie.gouv.fr/index2.html (écran d’accès avec enquête utilisateur) Données statistiques et accès à plus de 27 000 résumés d’accidents (dont des incendies) Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS / France) http://www.ineris.fr Building and Fire Research Laboratory (BFRL / États-Unis) http://www.bfrl.nist.gov/fris/ National Fire Protection Association (NFPA / États-Unis) http://www.nfpa.org
« Sécurité incendie. Recueil de textes officiels analysés et commentés. Guide pratique de conception et de prévention ». Collection Moniteur référence technique. Editions du Moniteur, mise à jour permanente, 2 200 p. Existe également en version CD-ROM (Collection Moniteur technique) « Sécurité contre l’incendie. Etablissements recevant du public. Immeubles de grande hauteur. Bâtiments d’habitation. Législation et réglementation ». Direction des Journaux officiels, CD-ROM à mise à jour régulière D’HOOP J.M. « Maîtriser et gérer le risque incendie ». Association française de normalisation (AFNOR), 2005, 150 p. « Traité pratique de sécurité incendie ». Centre national de prévention et de protection (CNPP Entreprise), 2005, 824 p. « Sécurité incendie. Tome 1 : Généralités et extincteurs d’incendie. Tome 2 : Systèmes de sécurité incendie (SSI), de détection et d’alarme incendie. Tome 3 : Installations fixes de lutte contre l’incendie ». 6e édition. Recueil de normes. Association française de normalisation (AFNOR), 2004, 256 p., 154 p., 199 p. « National Fire Codes. A compilation of NFPA Codes, Standards, Recommended Practices and Guides ». Edition 2004/2005. National Fire Protection Association (NFPA), 2005, 14 volumes.