Actualité




Mise à jour : 29/04/2011


Retour du Japon ou prise en charge de colis provenant du Japon

Ce point d'actualité est destiné aux entreprises ayant du personnel revenant du Japon ou à celles devant prendre en charge des colis provenant du Japon. Il traite des risques professionnels suite aux rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima.


Suite aux rejets des réacteurs nucléaires de Fukushima, des travailleurs français se sont inquiétés des risques éventuels de contamination radioactive, suite à un déplacement professionnel au Japon après le 11 mars 2011. 2 questions reviennent souvent :
  Quelle conduite tenir quand on revient du Japon ?
Quels contrôles prévoir vis-à-vis des colis en provenance du Japon ?

L’INRS apporte quelques réponses, en fonction des informations officielles disponibles à ce jour.



Surveillance du territoire français par l’IRSN

En France, l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) surveille la radioactivité ambiante par des balises d’alerte du réseau Téléray (mesures consultables en ligne sur leur site Web) ; aucune élévation anormale du rayonnement ambiant n'a été détecté par ces balises à ce jour.

Les mesures réalisées par l'IRSN des différents prélèvements dans les végétaux, l'air... confirment des concentrations très faibles d'Iode 131 dans les végétaux, l'air, l'eau de pluie et le lait, ainsi que des traces de Césium 137.

Comme l'indique l'IRSN, les concentrations relevées en France ne présentent à  ce jour aucun danger pour la santé humaine et pour l'environnement.



Professionnels revenant du Japon

Il est possible pour les professionnels revenant du Japon de bénéficier d’une évaluation de leur risque d’exposition en contactant la cellule médicale de l'IRSN.

Contacter la cellule médicale de l’IRSN par téléphone
01.58.35.84.48 ou 01.58.35.81.35 ou 01.58.35.75.28

Toutefois, les recherche de contaminations effectuées par examen anthroporadiamétrique (examen permettant de mesurer les rayonnements émis par les éléments radioactifs présents dans l'organisme) sur 144 Français revenant du Japon depuis l'accident de Fukushima n'a mis en évidence que des contaminations faibles, voir inexistantes.

Aussi, sauf circonstances individuelles particulières, il n'apparait pas à l'IRSN nécessaire de continuer les évaluations dosimétriques.

A souligner que l’administration d’iode est efficace uniquement si elle intervient dans l’heure qui précède l’exposition et au plus tard 24 heures après l’exposition. Elle n’est pas justifiée à l’arrivée en France.

La  présence de ces professionnels dans leur entreprise à leur retour du Japon ne pose aucun problème à leur environnement professionnel.

Dispositions prises pour le recensement des voyageurs revenant du Japon
D’une manière plus générale, un recensement est prévu par l’INVS des Français qui ont séjourné au Japon depuis la survenue du séisme. Ce recensement doit permettre de recueillir l’identité et les coordonnées de tous les ressortissants français ayant séjourné sur le territoire japonais depuis le 11 mars 2011, quelle que soit la durée de leur séjour, ainsi que des informations qui vont permettre d’estimer les expositions de ces personnes en raison des évènements, en particulier aux rejets radioactifs. Les questionnaires concernant ce recensement est téléchargeable sur le site de l’InVS.



Conduite à  tenir vis-à-vis des colis en provenance du Japon

  Fret aérien
La Direction générale de l’aviation civile  (DGAC)  a mis en place des modalités des contrôles du fret aérien en provenance du Japon :
  Dès la fin du mois de mars, sous la responsabilité de chaque compagnie aérienne chargée de ce fret, était effectué un contrôle soit avant le chargement au Japon, soit à l'arrivée après déchargement.
Depuis sa mise en place, aucune détection positive de radioactivité n'a été rapportée.
Aussi, à compter du 11 avril 2011, le contrôle systématique est remplacé par un contrôle par sondage à raison d'un avion provenant du Japon par jour.
En cas de doute pour certaines pièces industrielles provenant des zones proches de la centrale de Fukushima, un contrôle complémentaire peut être effectué  sur les lots transportés dans les conteneurs. Les industriels peuvent se rapprocher des organismes de contrôle (liste sur le site de l’Autorité de sûreté nucléaire) pour effectuer ces contrôles complémentaires.

Fret maritime
En ce qui concerne les transports par voie maritime, le temps de transport de 1 mois environ permet de réduire spontanément la radioactivité des iodes déposés.
La vigilance est toutefois nécessaire sans qu'il y ait justification d'un contrôle systématique; aussi, un contrôle par échantillonnage du contenu des conteneurs est réalisé depuis le 18 avril 2011.

En ce qui concerne les postes de travail, et du fait de sa responsabilité, toute entreprise intervenant sur les installations portuaires peut, si elle le juge utile, faire effectuer un contrôle radiologique externe des postes et équipement de travail utilisés pour la manutention.



Pouren savoir plus
Informations relatives aux risques susceptibles d’être induits, en milieu professionnel, par une éventuelle contamination radioactive des pièces et des produits en provenance du Japon / Travailler mieux / Ministère chargé du Travail
www.travailler-mieux.gouv.fr/Informations-relatives-aux-risques.html

Modalités de contrôle du fret maritime en provenance du Japon
www.travailler-mieux.gouv.fr/Modalite-de-controle-du-fret.html

Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)
www.irsn.fr

Autorité de sûreté nucléaire (ASN)
www.asn.fr