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PLOMB ET COMPOSES
Nature du dosage : Plombémie - Plomb sanguin
Version : juin 2014

PLOMB ET COMPOSES
Famille chimique : métaux
Numéro CAS : 7439-92-1 ; 7758-97-6 ; 1317-36-8 ; 7446-14-2 ; 1314-41-6 ; 301-04-2 ; 75-74-1
Substances(s) concernée(s) : Chromate de plomb ; Monoxyde de plomb ; Sulfate de plomb ; Tétraoxyde de plomb ; Acétate de plomb ; Tétraméthyle de plomb ; Tétraéthyle de plomb (78-00-2)
Fiche toxicologique :  FT 59
Fiche Métropol (métrologie des polluants) :  Metropol 003
Consultez la fiche de renseignements accompagnant l'échantillon et la prescription médicale (format PDF)

Renseignements utiles pour le dosage : Plombémie - Plomb sanguin


Valeur de référence dans la population générale :
Pour une exposition au plomb et ses composés (sauf arséniate de plomb, chromate de plomb, et composés alkylés) :
Plomb sanguin = 70 µg/L (femmes) (Valeur de référence dans la population en âge de travailler non professionnellement exposée) (valeur BAR 2012).
En France : Plomb sanguin < 60 µg/L chez les femmes (95ème percentile) et < 85 µg/L chez les hommes (95ème percentile) (Fréry N, 2011).
Valeur-guide française (VGF, VLB) :
Décret n° 2008-244 du 7 mars 2008 relatif à la prévention du risque chimique et modifiant le code du travail.
"Art. R. 4412-160 - Une surveillance médicale renforcée des travailleurs est assurée soit si l'exposition à une concentration de plomb dans l'air est supérieure à 0,05 mg/m3, calculée comme une moyenne pondérée en fonction du temps sur une base de huit heures, soit si une plombémie supérieure à 200 µg/L de sang pour les hommes ou 100 µg/L de sang pour les femmes est mesurée chez un travailleur".
"Art. R. 4412-152 - Pour les travailleurs exposés au plomb et à ses composés, les valeurs limites biologiques à ne pas dépasser sont fixées à 400 µg/L de sang pour les hommes et 300 µg/L de sang pour les femmes".
Valeur allemande (BAT, EKA, BLW) :
Valeur BLW de la Commission allemande : voir fiche substance "Renseignements utiles pour le choix d'un indicateur d'exposition" (dernière modification 2013).
Valeur américaine de l'ACGIH (BEI) :
Pour une exposition au plomb élément et à ses composés inorganiques : Plomb sanguin = 30 µg/100 ml (300 µg/L).
Les femmes, susceptibles d'être enceintes, dont le taux en plomb excède 100 µg/L, présentent le risque de donner naissance à des enfants avec un taux sanguin en plomb supérieur à la valeur limite de 100 µg/L conseillée par le CDC (Center for Disease Control). Si ce taux reste élevé ils peuvent présenter un risque de déficit du développement (dernière modification 2001).
Autre(s) valeur(s) :
 
           Finlande (BAL) : Plomb sanguin total = 1,4 µmol/L (soit 290 µg/L) (dernière modification 2008).
           Suisse (VBT) : Plomb sanguin = 400 µg/L (100 µg/L pour les femmes < 45 ans) (dernière modification < 2007).
           Québec : Pour une exposition au plomb élément et à ses sels inorganiques : Plomb sanguin = 300 µg/L (dernière mise à jour 2012).
   Signification des valeurs de référence

Moment du prélèvement :
Dans la journée : avant le début du poste
Dans la semaine : indifférent

Coût du dosage, selon la méthode d'analyse :
Spectrométrie de masse à plasma induit par haute fréquence (ICP-MS) : de 9 € à 20 € , prix moyen 16 €
Spectrophotométrie d'absorption atomique électrothermique (SAA-Four) : de 16 € à 35 € , prix moyen 17 €




Laboratoires effectuant ce dosage dans les différentes régions

Alsace       Aquitaine       Bourgogne       Bretagne       Centre       Franche-Comté       Haute-Normandie       Ile-de-France       Limousin       Nord       Pays de la Loire       Poitou-Charentes       Provence-Côte d'azur       Rhône-Alpes       DOM       Etranger      

Renseignements utiles pour le choix d'un indice biologique d'exposition
 
Plomb et dérivés inorganiques
Toxicocinétique - Métabolisme
L'absorption du plomb dépend de la spéciation (ou espèce chimique), de la solubilité du composé dans le milieu biologique considéré, ainsi que de la granulométrie du composé.
L'absorption des vapeurs de plomb est respiratoire. Celle des poussières inhalées est respiratoire et surtout digestive :
- la rétention respiratoire des particules est comprise entre 30 et 50 %, selon leur granulométrie et la ventilation des personnes exposées ;
- les poussières dont le diamètre aérodynamique est compris entre 0,1 et 0,5 µm sont celles qui sont les mieux absorbées ; leur passage systémique est d'autant plus important qu'elles sont plus hydrosolubles ou acido-solubles ;
- les particules de diamètre supérieur à 5 µm se déposent dans l'arbre respiratoire, mais elles sont drainées vers le carrefour aéro-digestif et finalement, dégluties.
En pratique, dans la plupart des situations d'expositions professionnelles, la principale voie d'absorption du plomb est digestive. Chez l'adulte, en moyenne, seulement 5 à 10 % de la dose ingérée sont absorbés. Le passage systémique s'effectue principalement par un mécanisme de transport actif ; même en cas de prise massive, la diffusion passive est un phénomène mineur, c'est ce qui limite la gravité des intoxications aiguës par ingestion de plomb. Il est fortement augmenté par le jeûne, la carence martiale, les régimes pauvres en calcium et par la vitamine D. Il est d'autant plus important que les particules ingérées sont plus solubles et plus petites. Le passage transcutané des dérivés inorganiques du plomb est très faible (< 0,5 %), si la peau est intacte. La pénétration des poussières déposées sur la peau des mains est digestive ; elle résulte de l'activité main-bouche et de la contamination d'aliments ou d'objets portés à la bouche.
L'élévation de la plombémie débute dès la 1ère journée d'exposition et atteint après un mois un plateau proportionnel au niveau d'exposition ; l'atteinte d'un plateau peut prendre près de 120 jours lors d'expositions prolongées à des niveaux élevés.

La distribution du plomb dans l'organisme n'est pas homogène. Elle a fait l'objet de nombreuses modélisations. Les plus généralement admises distinguent trois compartiments, en fonction de leurs cinétiques d'élimination : le sang, les tissus mous et l'os, dont les demi-vies respectives sont de 36 jours, 40 jours et 27 ans. A l'état d'équilibre (120 jours après le début de l'exposition), le plomb sanguin (Pbs) ne représente que 1 à 2 % de la quantité présente dans l'organisme. Dans le sang, lorsque la plombémie est inférieure à 400 µg/L, 99 % du plomb se trouvent dans les hématies. La fraction plasmatique augmente un peu aux plus fortes concentrations. Les tissus mous contiennent 5 à 10 % de la dose interne et la plus grande partie du plomb biologiquement actif. Chez l'adulte, près de 95 % du plomb présent dans l'organisme sont dans l'os. Le plomb fixé sur l'os trabéculaire est, comme celui des tissus mous, biologiquement actif et facilement mobilisable. Le plomb lié à l'os compact constitue l'essentiel du plomb osseux ; il ne produit pas d'effet toxique et ses mouvements sont très lents, couplés à ceux du calcium. En conséquence, sa concentration augmente avec l'âge. Il est redistribué, en cas de déplétion des autres compartiments et par tous les phénomènes entraînant une déminéralisation : grossesse, allaitement, ostéoporose, immobilisation prolongée, tumeur osseuse... Le plomb traverse facilement la barrière placentaire. A la naissance, les plombémies de la mère et de l'enfant sont très voisines.

L'excrétion du plomb est principalement urinaire (> 75 %) et fécale (15-20 %). Le reste est éliminé dans les phanères, la sueur et les sécrétions bronchiques. La demi-vie d'élimination est très augmentée en cas d'insuffisance rénale. Il existe aussi une excrétion lactée (la concentration de plomb dans le lait est généralement comprise entre 10 et 30 % de la plombémie).
A l'arrêt de l'exposition, la cinétique d'élimination du plomb qui dépend essentiellement de la charge corporelle, est polyphasique : après une exposition unique, la première période a une demi-vie très brève (30 minutes à quelques heures), elle correspond à une phase de distribution ; pendant la seconde période, qui correspond à l'élimination du plomb des tissus mous, le temps de demie décroissance de la plombémie est d'environ 30-40 jours ; pendant la phase terminale, qui correspond à l'élimination du plomb osseux, la demi-vie est supérieure à 10 ans.
La demi-vie d'élimination s'allonge avec la durée de l'exposition (pour une durée d'exposition de 1 an la demi-vie sera de l'ordre de 50 jours ; pour une durée d'exposition de 30 ans elle sera d'environ 450 jours).


Substances à doser - Moment du prélèvement
Certains tests sont le témoin de l'exposition : plombémie, plomburie spontanée ou provoquée, plomb osseux. D'autres sont les témoins des répercussions sur l'organisme : acide delta aminolévulinique urinaire (ALA U), protoporphyrines intraérythrocytaires (PPE) en particulier sous forme de protoporphyrines zinc (PPZ), mais aussi de protoporphyrines libres (hémoglobine, hématies à granulations basophiles, coproporphyrinurie...).

* Indicateurs d'exposition ou de dose interne
- La plombémie (sur sang total) est le meilleur indicateur d'exposition au plomb des semaines précédentes, lorsque l'exposition est stable. La relation plomb sanguin et concentration en plomb atmosphérique est linéaire (au moins lorsque cette dernière est < à 50 µg/m3). La VLEP-8h réglementaire et contraignante pour le plomb est de 100 µg/m3. La plombémie est une mesure ponctuelle témoignant de l'exposition récente ; elle ne mesure pas la charge en plomb de l'organisme (puisque la plombémie ne représente que 2 % de la charge corporelle). A distance de tout contact avec le plomb, elle sous-estime le pool de plomb ; dans les jours qui suivent une contamination massive, elle le surévalue. Elle s'élève dès le début de l'exposition (J1), elle varie en fonction des pics d'exposition pour atteindre un état d'équilibre trois mois après le début de l'exposition (quand cette dernière est stable). Une variation de plus de 20 µg/L entre 2 plombémies successives correspond à une évolution significative.
Le BEI de l'ACGIH ainsi que le BAL du FIOH (Finlande) pour la plombémie sont basés sur la relation avec les effets sur la santé (effets neurologiques central pour le BAL).
Pour une exposition au plomb (à l'exception de l'arséniate, chromate et des dérivés alkylés), la Commission allemande propose une valeur BLW pour le plomb sanguin à 300 µg/L pour les hommes et les femmes > 45 ans et ne définit pas de valeur pour les femmes < 45 ans (BLW : valeur de référence biologique : valeur fixée pour des substances dangereuses pour lesquelles une valeur BAT ne peut être établie ; cette valeur est basée sur des informations fournies par le médecin du travail ainsi que sur des données biologiques. L'observance de cette valeur n'exclut pas un risque d'effets sur la santé). Pour en savoir plus, consulter la rubrique "Questions-réponses" dès la page d'accueil de Biotox (pavé grisé de droite).

- La plomburie spontanée est un médiocre indicateur de l'exposition au plomb et de sa dose interne. Les prélèvements d'urine comportent, en outre, un risque majeur de contamination externe.

- La plomburie provoquée par l'EDTA calcicodisodique est un bon indicateur de la dose interne de plomb. Elle en reflète le pool biologiquement actif. Elle permet d'identifier les individus qui peuvent bénéficier d'un traitement chélateur. L'épreuve de plomburie provoquée n'est, toutefois, pas sans danger, parce qu'elle entraîne une rapide redistribution du plomb qui pourrait aggraver ou faire apparaître des complications neurologiques et rénales de l'intoxication, si un traitement chélateur ne faisait pas immédiatement suite au test. Cet examen complémentaire ne pouvant être effectué que dans des centres médicaux spécialisés, il convient d'en limiter les indications.

- La concentration osseuse du plomb mesurée, in vivo, par fluorescence X est un excellent indicateur de la dose interne de plomb. Mesurée dans l'os spongieux (calcanéum, par exemple), elle reflète le pool biologiquement actif ; mesurée dans l'os compact (zone médiane du tibia, par exemple), c'est un indicateur de la charge corporelle totale de plomb. Les mesurages entraînent une irradiation inférieure à celle d'un examen radiographique classique. Cependant, cette technique appartient encore au domaine de la recherche.

* Indicateurs d'effets précoces
Le plomb inhibe plusieurs des enzymes intervenant dans la synthèse de l'hème, en particulier la déshydratase de l'acide delta-aminolévulinique (ALA), l'hème synthétase et à un moindre degré, la coproporphyrinogène décarboxylase, entraînant une élévation de la concentration urinaire de l'ALA et de la coproporphyrine et de la concentration érythrocytaire de protoporphyrine et de son chélate de zinc, la protoporphyrine-zinc (ZPP).

- L'ALA urinaire est le témoin des effets sur l'organisme après une exposition récente : c'est un bon test en milieu professionnel en cas de forte exposition brève ou accidentelle. La porphyrie aiguë intermittente, la tyrosinémie héréditaire et, à un moindre degré, les maladies hépatiques et le stress, quelle qu'en soit la cause, peuvent aussi augmenter l'ALA U. En cas d'exposition intense, il s'élève précocement dès la deuxième semaine et est bien corrélé à la plombémie quand celle-ci atteint 600 µg/L. Sa sensibilité est médiocre : l'ALA commence à s'élever que lorsque la plombémie atteint 350 µg/L et se normalise rapidement (dans les 15 jours) à l'arrêt de l'exposition. En pratique, ce n'est plus un indicateur assez sensible pour être utile à la surveillance des travailleurs exposés au plomb quand leur plombémie est inférieure aux valeurs limites réglementaires.

- L'ALA-déshydratase (ALAD) catalyse la condensation de deux molécules d'ALA, aboutissant à la production de porphobilinogène. La plombémie correspondant à une absence d'inhibition de l'ALAD est inférieure à 100 µg/L. Le blocage de l'enzyme est complet lorsque la plombémie est au moins égale à 900 µg/L. La corrélation avec la plombémie n'est acceptable qu'en dessous de 400 à 600 µg/L (selon la méthode de dosage de l'ALAD). D'autres métaux que le plomb inhibent cette enzyme et la conservation des prélèvements est difficile. Tous ces inconvénients expliquent que cet indicateur ne soit plus aujourd'hui recommandable, au moins pour un dépistage, un diagnostic ou un suivi individuel et de routine.

- La protoporphyrine érythrocytaire (PPE) ou sa fraction liée au zinc (PPZ) sont des indicateurs de l'exposition des mois précédents (95 % des protoporphyrines sont liées au zinc). La PPZ est l'indicateur à utiliser de préférence à la PPE, car il est plus facile et moins coûteux à mesurer. La PPZ est fortement corrélée à la plombémie lorsque celle-ci est comprise entre 350 et 800 µg/L ; pour des plombémies de l'ordre de 500 µg/L, la PPZ avoisine 20 µg/g. Hb (pour certains 7 µg/g. Hb). En cas d'exposition stable et prolongée, les PPZ sont de bons indicateurs du pool de plomb biologiquement actif. Les PPZ s'élèvent plus tardivement que l'ALA urinaire, de 2 à 3 semaines après le début de l'exposition, mais dès que la plombémie atteint 200 µg/L et n'augmentent plus au-delà d'une plombémie de 900 µg/L ; les concentrations diminuent lentement (en 2 à 4 mois après l'arrêt de l'exposition, voire 1 année). Les résultats devront toujours être exprimés en µg/g. Hb. Chez les individus qui ne sont pas exposés au plomb, la PPZ est inférieure à 3 µg/g. d'hémoglobine. Le principal inconvénient pratique de cet indicateur est l'interférence avec la carence martiale qui augmente la PPZ. Le déficit en fer est rare dans la population d'adultes masculins qui constitue l'essentiel de la population de travailleurs exposés au plomb.


Interférences - Interprétation
Le dosage de la plombémie nécessite une parfaite technique de prélèvement étant donné le risque de contamination de l'échantillon : les prélèvements doivent être faits en dehors des locaux de travail, chez des sujets douchés ne portant pas leurs vêtements de travail (un dosage le lundi matin est préférable). La peau doit être parfaitement lavée avant le prélèvement (sang total non coagulé, non décanté) qui sera fait avec un dispositif d'aspiration sous vide dans un tube garanti sans plomb (bouchon compris) sur anticoagulant (EDTA ou héparine). Les contaminations métalliques étant le principal écueil lors de l'analyse des éléments traces, il est nécessaire de prendre certaines précautions lors du prélèvement (aiguille, tubes, bouchons, antiseptiques...) et de l'acheminement (conservation, transport) au laboratoire. Pour cela, il est primordial que le médecin du travail prenne contact avec le laboratoire effectuant l'analyse (mais également avec celui qui fait le prélèvement s'il est différent) afin de se faire préciser les modalités de prélèvements (tubes spéciaux) et d'acheminement et les pièges à éviter. Ce dosage étant délicat, les prélèvements doivent être réalisés par un laboratoire spécialisé, participant à un ou plusieurs programmes de contrôles de qualité externes pour cet élément trace.

D'un point de vue médico-légal, les dosages doivent impérativement être faits par des laboratoires accrédités depuis le 1er janvier 2012 (arrêté du 15 décembre 2009 relatif aux contrôles du respect des valeurs limites biologiques fixées à l'article R. 4412-152 du code du travail pour les travailleurs exposés au plomb et à ses composés et aux conditions d'accréditation des laboratoires chargés des analyses).

Dans l'interprétation des résultats de plombémie, on tiendra compte des sources d'exposition extra-professionnelle liées à l'environnement (gaz d'échappement), à l'alimentation (eau potable peu calcaire dans des conduites en plomb, alcool, aliments acides conservés dans des récipients émaillés), aux loisirs (tir en salle, restauration de vieilles peintures...) ; le tabagisme actif et passif est capable d'augmenter la plombémie par la contamination main-bouche, la présence de plomb dans les cigarettes, ou l'élévation de l'hématocrite entraînant une augmentation de la capacité de transport du plomb par le sang. La plombémie est influencée par l'âge et le sexe (plus élevée chez l'homme). La spéciation est également à prendre en compte, la biodisponibilité des différentes formes de plomb (oxyde, métal, silicate), auxquelles le salarié est exposé, étant variable. L'incertitude associée aux analyses (exigée par la norme NF EN ISO 15189) doit être prise en compte dans l'interprétation : pour une plombémie de 175 µg/L la valeur vraie est comprise entre 122 et 227 µg/L ; pour une plombémie de 290 µg/L la valeur vraie est comprise entre 232 et 348 µg/L ; pour en savoir plus, voir la rubrique "Questions-réponses" dès la page d'accueil de Biotox.

Le prélèvement d'ALA urinaire est sensible à la lumière.

Une carence en fer, une anémie hémolytique ou un trouble du métabolisme de l'hémoglobine et des porphyrines peuvent entraîner une augmentation des PPZ. Si l'analyse des PPZ est faite par hématofluorométrie, un résultat élevé de carboxyhémoglobine entraîne une sous-estimation de la PPZ.

Les dérivés organiques du plomb
Il existe une mention de la DFG signalant le risque de passage percutané pour le plomb tétraméthyle et tétraéthyle.
Ils sont absorbés par toutes les voies et éliminés par voie urinaire rapidement.
Le dosage du plomb sanguin n'est pas un bon indicateur.
Le dosage du plomb urinaire est le paramètre le mieux corrélé à l'exposition au plomb tétraméthyle et tétraéthyle. Au-delà de 200 µg/L de plomb urinaire, des signes d'intoxications apparaissent.
Le FIOH (Finlande) a fixé lors d'une exposition au plomb organique, une valeur BAL pour le plomb urinaire à 20 µg/L en fin de poste et fin de semaine.

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Pour en savoir plus en quelques clics
Valeur de la Finlande - www.ttl.fi/en/work_environment/biomonitoring/pages/default.aspx.

Valeur de la Suisse - www.suva.ch/fr (aller dans Prévention, puis Médecine du travail et cliquer sur Valeurs limites d'exposition aux postes de travail).

Valeur du Québec - www.irsst.qc.ca/files/documents/PubIRSST/T-03.pdf.

Valeur de l'Allemagne - www.dfg.de/en/dfg_profile/statutory_bodies/senate/health_hazards/index.html.


Fiche créée en 2003 - Mise à jour des parties "Renseignements utiles pour le choix d'un indice biologique d'exposition" et "Renseignements utiles pour le dosage" en 2014



Informations complémentaires :
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