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 | | Dossier |
Mise à jour : 16/04/2009 |
 |  | Travail au froid
L'exposition professionnelle au froid, naturel ou artificiel, peut se rencontrer dans de nombreuses situations professionnelles. Les principaux effets sur la santé d'une exposition directe au froid sont l'hypothermie et l'engelure, ainsi qu'un risque accru de troubles musculosquelettiques (TMS). Il faut être particulièrement vigilant dès que la température ambiante est inférieure à 5 °C. Un certain nombre d'accidents sont évitables si une prévention adaptée est mise en place. Ce dossier fait le point sur le sujet, propose une grille d'évaluation du risque et des pistes opérationnelles de prévention (conception et aménagement des situations de travail, organisation du travail au froid, formation et information, mise à disposition de vêtements de protections adaptés). |
Ce dossier n’aborde pas les situations relatives à la
cryogénie (procédé de surgélation très
rapide utilisant l’azote liquide).
Ce
qu’il faut retenir
L’exposition professionnelle au froid, naturel ou artificiel,
peut se rencontrer dans de nombreuses situations professionnelles,
et peut engendrer des risques plus ou moins graves.
S’il est difficile de caractériser un environnement
froid par des critères physiques purs, une sensation d’inconfort
thermique peut être ressentie à partir de températures
inférieures à 15 °C, notamment pour des postes
sédentaires ou de pénibilité légère.
Cette zone d’inconfort est variable selon les individus. En
revanche, pour des températures inférieures à
5 °C et en particulier dans toutes les situations d’exposition
à un froid négatif, il existe un risque immédiat
vis-à-vis duquel il faut être particulièrement
vigilant. La sensation de froid n’est pas strictement
liée à la température mesurée. Elle
peut être accentuée par différents facteurs
comme le mouvement de l'air (vitesse du vent) et l'humidité.
| Définition
d’un environnement de travail au froid |
Il n’est pas possible de
définir une valeur seuil de température «
froide » en milieu professionnel. Des critères
physiques, climatiques ou individuels sont à prendre
en compte, ainsi que la dépense énergétique
liée à la réalisation du travail.
Un environnement froid peut être simplement
défini comme celui entraînant des pertes thermiques
supérieures à celles habituellement observées.
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Les accidents du travail imputables au froid peuvent être
d’une grande diversité. Certains sont la manifestation
directe d’une exposition au froid, tandis que d’autres
sont indirectement provoqués par le travail en environnement
froid (glissades, risques liés à la baisse de dextérité…).
Les troubles occasionnés par le froid sont d’ordre
local ou général. Dans le premier cas, il peut s’agir
de simples engourdissements avec perte de dextérité
jusqu’à des gelures. L’accident d’ordre
général le plus sérieux est l’hypothermie.
Il survient lorsque l’individu ne parvient plus à réguler
sa température interne, avec des conséquences qui
peuvent s’avérer dramatiques : trouble de la conscience,
coma, décès. Un certain nombre
d’accidents sont évitables si une prévention
adaptée est mise en place. Une bonne conception
et un aménagement des situations de travail, l’organisation
des temps de travail au froid (exposition contrôlée
au froid par l’alternance travail-repos) en sont les éléments
essentiels. Il ne faut pas non plus négliger certaines solutions
de bon sens : adopter une alimentation adaptée, surveiller
sa condition physique, utiliser une protection vestimentaire adéquate…
Il n’y a pas de données statistiques disponibles
concernant les accidents du travail et les maladies professionnelles
liés directement au risque « froid » pour le
régime général de la Sécurité
sociale. |
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Situations
d’exposition au froid
Echelle du froid : températures rencontrées
en milieu professionnel ou dans l’environnement |
Travail dans un local
Exemples : personnel de l’industrie agroalimentaire
(entrepôts frigorifiques, salaisons, abattoirs, conditionnement
des produits frais ou surgelés…), employés
des métiers du froid (installation, entretien, réparation
de chambres froides ou de systèmes de conditionnement
d’air), salariés en postes fixes sur des lieux
de travail insuffisamment chauffés (hangars ou entrepôts)…
L’exposition au froid à l’intérieur
de bâtiments industriels peut s’avérer
parfois importante. |
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Opération de palettisation en
environnement froid dans l’agroalimentaire |
Les emplois de l’industrie agroalimentaire,
secteur le plus concerné par ces situations, sont essentiellement
de deux types : manutentionnaires (préparateurs de
commandes, caristes…) ou opérateurs affectés
à la transformation du produit (découpe ou préparation
de viande ou poisson…).
L’évaluation des risques doit prendre en compte
la globalité des contraintes : les facteurs physiques
(température, humidité, vitesse d'air), l’activité
elle-même (contrainte physique, déplacements
ou au contraire fixité, travaux au chaud en alternance…),
les exigences en matière de qualité du produit.
Les mesures de protection des personnels de l’agroalimentaire
contre le froid sont généralement bien codifiées
et intégrées : organisation des tâches,
adaptation des vêtements de travail en fonction de l’activité
physique et de la température, isolation des surfaces
métalliques accessibles, conception d’équipements
ou d’outils utilisables avec des gants... |
Travail à l’extérieur
Exemples : salariés du BTP, salariés de l’industrie
des transports, ouvriers agricoles, employés d’entretien
et de maintenance de bâtiments, de lignes électriques
et de certains appareillages industriels, vendeurs en extérieur,
personnel de la Défense nationale…
Il s’agit de situations dépendantes des conditions
climatiques du moment (variations journalières et saisonnières),
des températures extrêmement basses pouvant être
observées en période hivernale. Par ailleurs, l’intensité
du froid ressenti est accentuée par le vent et l’humidité.
Ainsi, une température de – 5 °C avec un vent de
45 km/h peut produire le même refroidissement corporel qu’une
température de – 15 °C sans vent.
Dans ces conditions, seules des solutions techniques (abris, vêtements
grand froid, gants, bottes fourrées, bonnet…) permettent
une protection efficace. Pour le travail continu en extérieur
par temps froid, il faut également prévoir des abris
chauffés (et non surchauffés) comme des tentes, un
campement ou des salles de repos (avec armoire chauffante permettant
de stocker des vêtements de rechange).
Certains équipements de protection individuelle contre le
froid génèrent un inconfort qui peut avoir des incidences
sur la pénibilité du travail (mobilité réduite,
diminution de la dextérité manuelle, augmentation
de la dépense énergétique lors de l’exécution
de la tâche…) et occasionner d’autres risques.
Ces différents éléments sont à prendre
en compte dans la planification des tâches et l’organisation
générale du travail.
Il est également nécessaire de prendre des mesures
pour éviter que les travailleurs transpirent excessivement
et de prévoir du temps pour changer de vêtements dans
un endroit chaud.
Travail en altitude
Exemples : personnel d’exploitation et de maintenance
des remontées mécaniques, personnel d’entretien
des stations de sport d’hiver, guides de haute montagne, salariés
du BTP, gardes frontière, sauveteurs secouristes, employés
de stations météorologiques…
Pour une même région, le froid est plus important
en altitude qu’en plaine (en moyenne – 1°C tous
les 150 mètres). De plus, l’hypoxie (diminution de
l’oxygène dans les tissus) provoquée par l’altitude
diminue l’efficacité des moyens physiologiques de lutte
contre le froid.
Travail en eau froide
Exemples : plongeurs professionnels, techniciens amenés
à diagnostiquer les fondations d’édifices sous-marins,
sauveteurs secouristes, personnel de la Défense nationale…
Pour une même température, les pertes de chaleur par
unité de temps dans l’eau sont 25 fois supérieures
à celles observées dans l’air.
Le temps moyen de survie de l’homme en cas d’immersion
accidentelle dans la majorité des eaux du globe est faible
(4 heures pour une eau calme à 18 °C). Aussi, le travail
en eau froide est-il soumis à des procédures d’intervention
strictes. Le port de combinaisons isolantes est obligatoire. Pour
les plongées de plusieurs heures, des scaphandres à
circulation d’eau et d’air chauds sont même nécessaires.
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Effets
du froid sur l’homme et risques pour la santé
Travailler en environnement froid peut être dangereux pour la santé,
voire mortel dans certaines circonstances. Les deux principales
pathologies liées à l’exposition directe au froid sont
l’hypothermie et l’engelure. Sont également
observés des troubles musculosquelettiques, le syndrome de Raynaud
et des douleurs.
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Mécanismes
La température corporelle est régulée
par le système nerveux central. Dans un environnement neutre, la
température corporelle est maintenue à 37 °C.
Le corps dispose de mécanismes qui lui permettent de s'adapter
aux conditions auxquelles l'exposent les basses températures,
le vent et les précipitations (pluie et neige). Il existe des
récepteurs thermiques au niveau de la peau qui, au contact
du froid, entraînent une vasoconstriction cutanée réflexe
dans le but de conserver la chaleur interne. Le frisson est également
une réaction réflexe qui augmente la production de chaleur
de l'organisme jusqu'à 500 %…
Le corps compense la perte de chaleur par des processus métaboliques
complexes qui convertissent les aliments en chaleur.
Hypothermie et prise en charge
secouriste
L’hypothermie est caractérisée par une chute de
la température interne inférieure à 35 °C
et l’apparition de tremblements. Elle est consécutive
à un déséquilibre des mécanismes de régulation
des échanges thermiques. C’est une des principales causes
de mortalité liée à l’exposition directe
au froid dans la population générale.
L’hypothermie est une urgence. Les signes d’alerte les
plus importants à connaître doivent éveiller l’attention
afin de pouvoir réagir précocement.
En attendant l’arrivée d’une équipe médicalisée,
les premières « mesures secouristes » seront réalisées
en fonction du niveau de conscience de la personne à secourir.
Engelures et gelures
Les engelures et les gelures sont des lésions cutanées
associées à l'exposition au froid. Certains individus
y sont plus particulièrement sensibles parce qu'ils sont atteints
d'un acrosyndrome (ensemble de troubles vasomoteurs des extrémités).
La gravité des atteintes cutanées est plus ou moins
marquée. Elle est fonction du niveau d’exposition au
froid. L’engelure (sans séquelles) représente
le premier degré de la gelure. Les séquelles des gelures
plus graves peuvent être très douloureuses voire permanentes
(dans le cas de nécroses profondes de tissus suite à
des expositions prolongées à de très basses températures).
Les lésions graves rappèlent celles observées
chez les grands brûlés.
Autres effets sur la santé
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Douleurs
L’exposition au froid peut provoquer des douleurs d’intensité
différentes.
Acrosyndrome et syndrome de Raynaud
Le syndrome de Raynaud touche environ 10 % de la population
générale. Il est localisé généralement
à deux ou trois doigts de chaque main.
Les doigts des mains et des pieds, comme n’importe quelle
autre partie de l’organisme, comportent de petites artères
appelées artérioles. Quand elles sont exposées
au froid, leur diamètre diminue, entraînant une
diminution de l’irrigation sanguine des extrémités
(qui se manifeste par une pâleur marquée des doigts).
L’ensemble des phénomènes liés à
des troubles vasomoteurs est regroupé sous le terme d'acrosyndromes
vasculaires.
Troubles musculosquelettiques (TMS)
Différentes études épidémiologiques
ont mis en évidence une relation entre la survenue de
TMS et les situations de travail exposant au froid associées
à des facteurs clairement identifiés tels que
mouvements répétitifs, amplitudes articulaires
importantes, postures extrêmes, vibrations, temps de repos
insuffisants, facteurs psychosociaux, stress... |
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Contexte
réglementaire français
Aucune indication de température n'est donnée dans le
Code du travail. Cependant, certaines de ses dispositions consacrées
à l’aménagement des locaux, aux ambiances particulières
de travail et au travail à l’extérieur répondent
au souci d’assurer des conditions de travail satisfaisantes.
L’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires
pour assurer la sécurité et protéger la santé
des travailleurs de leurs établissements, en y intégrant
les conditions de température (principes généraux
de prévention détaillés à l’article
L. 4121-2 du Code du travail).
L’employeur est tenu d’aménager les situations
de travail à l’extérieur de manière à
assurer, dans la mesure du possible, la protection des travailleurs
contre les conditions atmosphériques (article R. 4225-1).
Depuis le 1er janvier 1993, le maître d’ouvrage se conforme à certaines règles relatives à l’aménagement des locaux de travail. Ainsi, « les équipements et caractéristiques des locaux de travail sont conçus de manière à permettre l'adaptation de la température à l'organisme humain pendant le temps de travail, compte tenu des méthodes de travail et des contraintes physiques supportées par les travailleurs » ; sachant que ces dispositions « ne font pas obstacle à celles des articles L. 111-9 et L. 111-10 du code de la construction et de l'habitation relatives aux caractéristiques thermiques des bâtiments autres que d'habitation » (articles R. 4213-7 à R. 4213-9 du Code du travail).
L’employeur doit aussi veiller à ce que les locaux fermés
affectés au travail soient chauffés pendant la saison
froide. « Le chauffage fonctionne de manière à maintenir une température convenable
» (article R. 4223-13). En cas de froid, des moyens de chauffage
suffisants sont aménagés pour les employés à
l'intérieur de l'établissement (article D. 4153-19).
Par ailleurs, les dispositions prises pour assurer la protection des
salariés contre les intempéries nécessitent l’avis
du médecin du travail et du CHSCT (ou à défaut
des délégués du personnel) (article R. 4223-15).
Rappelons que dans le secteur du BTP, l’entrepreneur, sous certaines
conditions strictes, peut décider d’arrêter le
travail pour « intempéries » (article L. 5424-9
du Code du travail). Cette possibilité aurait été
mise en œuvre par certaines entreprises pendant des périodes
de froid.
S’agissant de l’exercice du droit de retrait des salariés
(L. 4131-1), il est rappelé que celui-ci s’applique strictement
aux situations de danger grave et imminent. L’évaluation
de cette notion de « danger grave et imminent » est complexe
et relève de nombreux facteurs.
Pour en savoir plus,
consultez :
LE ROY A. « Droit
d’alerte et droit de retrait du salarié ». Travail et Sécurité, n° 595, avril 2000, pp. 18-19 (fichier pdf)
| Rôle
des services de santé au travail |
Le médecin du travail est le conseiller
de l'employeur ou de son représentant, des salariés,
des représentants du personnel, des services sociaux,
en ce qui concerne notamment :
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l'amélioration des conditions de vie et de travail
dans l'entreprise ;
l'adaptation des postes, des techniques et des rythmes
de travail à la physiologie humaine ;
la protection des salariés contre l'ensemble des
nuisances, et notamment contre les risques d'accidents
du travail ;
l'hygiène générale de l'établissement
;
la prévention et l'éducation sanitaire dans
le cadre de l'établissement en rapport avec l'activité
professionnelle. (article R. 4623-1) |
Le médecin du travail peut proposer des mesures telles
que mutations ou transformations de postes, justifiées
par des considérations relatives notamment à l'âge,
à la résistance physique ou à l'état
de santé physique et mentale des travailleurs (article
L. 4624-1). L'employeur est tenu de prendre en considération
ces propositions et, en cas de refus, de faire connaître
les motifs qui s'opposent à ce qu'il y soit donné
suite.
Le salarié bénéficie d’un examen
médical à sa demande ou à celle de l’employeur. « Le salarié bénéficie d'examens médicaux périodiques, au moins tous les vingt-quatre mois, par le médecin du travail, en vue de s'assurer du maintien de son aptitude médicale au poste de travail occupé » (articles R. 4624-16 à R.4624-18).
Une surveillance médicale renforcée (définie
aux articles R. 4624-19 et R. 4624-20) peut être mise en
place lors d’affectation à certains travaux qui
comportent des exigences ou des risques particuliers, notamment
les « travaux effectués dans les chambres frigorifiques
» et les « travaux de préparation,
de conditionnement, de conservation et de distribution de denrées
alimentaires » (arrêté du 11 juillet
1977 paru au Journal officiel du 24 juillet 1977).
Le temps à consacrer à cette surveillance est
calculé sur la base d’une heure par mois pour dix
salariés. |
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Evaluation
du risque
Il est fondamental d’identifier les risques inhérents au travail
en environnement froid, ainsi que les événements ou les facteurs
qui peuvent conduire à la survenue de ces risques. Plusieurs facteurs
doivent donc être pris en compte lors de cette évaluation :
organisationnels et environnementaux, liés aux postes de travail,
individuels… Dans chaque cas, une analyse de l’activité
réelle de travail est à effectuer.
Pour des situations de travail au froid, certains risques spécifiques
se surajoutent aux risques habituellement encourus :
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un risque d’accident du travail consécutif à
des effets indirects d’une exposition au froid : pénibilité
du travail plus importante et fatigue accrue (augmentation de la dépense
énergétique), perte de dextérité et/ou
de sensibilité tactile (effet du froid et/ou du port de gants
et de vêtements de protection contre le froid), difficultés
de déplacement (dans la neige ou sur des surfaces gelées
glissantes, vêtements plus encombrants…) ;
un
risque accru de troubles musculosquelettiques (TMS) ;
un
risque de gelures plus ou moins graves (par exposition au
froid ambiant ou par contact avec des surfaces froides) ;
un
risque d’hypothermie. |
L’employeur doit réaliser une évaluation de l’ensemble
des risques rencontrés en milieu professionnel. La transcription
des résultats de cette évaluation doit se faire dans le document
unique (article R. 4121-1 du Code du travail).
L’employeur doit tenir ce document à disposition du CHSCT (ou
à défaut des délégués du personnel),
de l’inspecteur du travail, du médecin du travail et des agents
des services de prévention des organismes de la Sécurité
sociale.
Pour plus d'informations sur l'évaluation des risques professionnels,
consultez notre dossier.
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Facteurs de risques
Aux facteurs climatiques et liés aux postes de travail s’ajoutent
des facteurs individuels, qui doivent être connus et bien identifiés.
Cependant, certains de ces facteurs individuels ne peuvent être
pris en compte que par le médecin du travail afin d’informer
les salariés, d’adapter des recommandations à
ces facteurs individuels et de conseiller les adaptations de postes
tout en préservant la confidentialité médicale.
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Facteurs climatiques ou ambiants
La « température qu’il fait » est l’un
des premiers facteurs à prendre en considération.
Des températures positives inférieures à
15 °C peuvent générer des situations d’inconfort
thermique, notamment pour des travaux sédentaires ou
de pénibilité légère. Il n’y
a que peu d’effets directs sur la santé des personnes
exposées (en dehors des frissons, engourdissements, rhumes…).
Les risques pour la santé pour les travailleurs exposés
à ce froid « positif » sont surtout indirects
(accidents dus notamment à une pénibilité
et une fatigue accrues, à une perte de dextérité,
survenue de TMS…). Vous devez être
particulièrement vigilant dès que la température
ambiante (à l’abri du vent) est
inférieure à 5 °C. Une exposition
au froid, prolongée ou non, a alors des effets directs
sur la santé des personnes exposées.
Pour des travaux en extérieur, le risque est
accru par une exposition au vent. En effet, tout le
monde a remarqué que l’on ressent d’avantage
le froid lorsqu’il y a du vent. Cette sensation de refroidissement,
causée par l’effet combiné de la température
et du vent, est appelée « refroidissement éolien
».
Un indice de refroidissement éolien, établi par
les météorologues canadiens, donne la température
équivalente ressentie par l’organisme en fonction
de la vitesse du vent. Cet indice est basé sur la perte
de chaleur du visage, partie du corps la plus exposée
au froid, pour des individus adultes portant des vêtements
d’hiver. Des niveaux de danger d’une
exposition au froid peuvent être établis
à partir de cet indice de manière à prévenir
les risques d’engelures ou d’hypothermie.
| Grille
des températures ressenties en fonction de la
vitesse du vent,
et niveau de danger d’une exposition au froid |

Grille établie pour
des vents mesurés à une altitude de
10 m, d’après le document « Contrainte
thermique : le froid » de la Commission de
la santé et de la sécurité
au travail (CSST / Canada) et les données
sur le refroidissement éolien du site du
Service météorologique du Canada.
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Niveaux
de danger d’une exposition au froid |
Risque faible
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Peu de danger pour des expositions
au froid de moins d’une heure avec une peau
sèche. Risque d’engelure faible. Inconfort.
Risque d’hypothermie pour des expositions
de longue durée sans protection adéquate.
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Risque modéré
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Risque croissant pour des températures
équivalentes comprises entre – 25 et
– 40 °C : la peau exposée peut
geler en 10 à 30 minutes, et il faut surveiller
tout engourdissement ou blanchissement du visage
et des extrémités.
Risque d’hypothermie pour des expositions
de longue durée sans protection adéquate. |
Risque élevé
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Risque élevé pour des températures
équivalentes comprises entre – 40 et
– 55 °C : gelures graves possibles en
moins de 10 minutes, surveiller tout engourdissement
ou blanchissement du visage et des extrémités.
Risque sérieux d’hypothermie pour des
expositions de longue durée. |
Danger
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A des températures équivalentes
inférieures à – 55 °C, la
peau exposée peut geler en moins de 2 minutes.
Les conditions extérieures sont dangereuses. |
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L’humidité de l’air a aussi son importance
dans la mesure où la perte de chaleur du corps humain
augmente dans des conditions humides.
Pour les travaux à l’intérieur de locaux
(en installations frigorifiques par exemple), il convient de
relever les températures générées
à l’intérieur des installations (lesquelles
doivent être équipées d’instruments
de suivi), en vérifiant également la vitesse de
l’air.
Pour les travaux en extérieur, il est nécessaire
de surveiller régulièrement les fluctuations de
température.
Facteurs inhérents au poste de travail ou à
la tâche à exécuter
Différents facteurs peuvent augmenter de façon
notable les risques dus à une exposition au froid :
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Importance de la durée de l’exposition en
continu au froid.
Travail en extérieur dans des zones non protégées
du vent ou de la pluie (activités du bâtiment
et des travaux publics, travaux forestiers, certains travaux
agricoles, certaines activités de commerce…).
Travail à l’intérieur dans des locaux
non chauffés en hiver ou dans des conditions de
froid artificiel (installations frigorifiques).
Absence d’abris ou de salles de repos chauffés.
Exécution d’une tâche à des
cadences élevées ou d’un travail physique
intense ou moyen, générant de la transpiration.
La peau humide est plus sensible au froid. Et des vêtements
humides sont inconfortables et isolent mal du froid.
Insuffisance des pauses de récupération.
Port de vêtements non adaptés au froid, ou
mise à disposition de vêtements de protection
ne procurant pas un isolement thermique suffisant.
Possibilité de contact direct entre la peau nue
et les surfaces métalliques froides, à des
températures inférieures à –7
°C.
Utilisation de gants non adaptés à la tâche
à réaliser, dans la mesure ou le port de
gants réduit la sensibilité et la dextérité
manuelle et augmente la force à exercer (pour serrer
ou maintenir un outil ou une pièce). |
Facteurs individuels
Bien que les réactions au froid varient d’un individu
à l’autre, certaines caractéristiques individuelles
des salariés contribuent à majorer les conséquences
d’une exposition au froid.
Si certaines caractéristiques sont accessibles à
l’employeur (habitude de la tâche, âge, sexe),
d’autres ne peuvent être prises en compte que par
le médecin du travail, dont le rôle est fondamental
dans l’évaluation du risque à l’échelle
de chaque individu.
On ne peut parler, pour le froid, de période
d’acclimatement. Cependant, certaines parties
du corps souvent exposées peuvent développer une
certaine tolérance au froid. Cette adaptabilité
peut être observée par exemple chez les pêcheurs
qui deviennent capables de travailler à mains nues à
des températures extrêmement froides. |
Limites de la démarche
d’évaluation proposée
Les facteurs de risque présentés précédemment
peuvent constituer une grille d’évaluation du risque
simple et pratique à mettre en oeuvre, permettant d’agir
rapidement. Elle est destinée à un large public et à
des non spécialistes des ambiances thermiques.
L’évaluation du risque à l’aide de ces éléments
ne saurait cependant se substituer à des méthodes plus
exhaustives et rigoureuses permettant de faire un bilan thermique
précis, indispensables dans certaines situations de travail
exposants au froid, qu’il soit naturel ou artificiel. Elles
sont mises en oeuvre par les spécialistes du domaine.
Quelques indications sont données sur la détermination
de l’isolement vestimentaire, l’évaluation de la
contrainte ou de l’astreinte thermique (froide ou chaude), l’évaluation
de la dépense énergétique.
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Détermination de l’isolement vestimentaire
Le froid modifie les caractéristiques des vêtements.
Une situation de travail qui impose des passages du froid au
chaud (dans les entrepôts frigorifiques, notamment) peut
ainsi entraîner des condensations successives sur et dans
le vêtement (transpiration) qui réduisent la protection
thermique. Il est donc primordial d’avoir des vêtements
adaptés à un travail en environnement froid, assurant
une bonne protection thermique.
L’indice IREQ d’« isolement vestimentaire
» (Required Clothing Insulation Index) peut être
déterminé à l’aide d’un rapport
technique (ISO/TR 11079). Il permet de choisir des vêtements
adaptés au froid, c’est-à-dire assurant
au corps un bon équilibre thermique (maintien du contenu
calorique du corps à un niveau satisfaisant). On considère
que cet indice doit être utilisé dès que
la température sèche de l’air est inférieure
à 10 °C.
Dès que l’isolement vestimentaire disponible est
inférieur à l’indice IREQ, il est possible
de calculer une durée limite d’exposition (DLE).
Aucun risque d’hypothermie n’est à craindre
dans les situations de travail où la durée réelle
d’exposition continue au froid est inférieure à
la durée limite d’exposition calculée avec
l’indice IREQ.
Pour les salariés travaillant en chambre froide, l’indice
IREQ est en général compris entre 2,5 et 4 clo
(le clo étant l’unité d’isolement
thermique).
Le meilleur indice d’isolement thermique offert par des
vêtements de protection contre le froid est compris entre
3 et 4 clo. Rappelons que plusieurs couches de vêtements
offrent une meilleure protection contre le froid qu’un
seul vêtement épais : par exemple, le port combiné
de sous-vêtements, de caleçons longs, de pantalons
et vestes isolants, de sur-pantalons, de chaussettes et chaussures,
de bonnet et de gants procure un indice IREQ de l’ordre
de 2,6 clo. La couche la plus près du corps doit être
isolante et éloigner l’humidité de la peau
afin de la maintenir sèche.
Enfin, l’évaluation de la dépense énergétique
permet d’adapter l’isolement vestimentaire à
la pénibilité de la charge de travail. Ainsi,
la valeur de l’indice IREQ peut être réduite
de l’ordre de 10 % pour un travail léger et de
l’ordre de 20 % pour des travaux plus intenses.
Evaluation de la contrainte ou de l’astreinte
thermique
La métrologie des différents paramètres
physiques de la contrainte thermique (températures de
l'air et de rayonnement, humidité et vitesse de l'air)
est définie par une norme (ISO 7726). Cette métrologie
concerne l'utilisation de différents appareils et impose
des mesurages répétés dans le temps aux
hauteurs et endroits voulus de la situation de travail concernée.
Evaluation de la dépense énergétique
Pour produire 1 Joule de travail, l'organisme produit entre
5 et 90 Joules de chaleur. Dans les situations d’exposition
au froid, l’activité physique « protège
» donc l’organisme en le réchauffant (tout
en brûlant des ressources énergétiques,
fournies par l’alimentation notamment).
La norme ISO 8996 détaille les différentes méthodes
d'évaluation de la dépense énergétique.
Des méthodes par description de l'activité permettent
de définir l’intensité physique de la tâche,
c’est-à-dire d’évaluer la pénibilité
de la charge de travail à exécuter. Les méthodes
plus précises détaillées dans cette norme
imposent a minima le recueil de la fréquence cardiaque
(FC). Dans l'ordre croissant de précision, la FC peut
être associée à un test d'effort pour établir
une relation FC/puissance mécanique ou FC/consommation
d'oxygène (VO2).
Les mesures sont réalisées par des laboratoires
spécialisés.
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Recommandations
et mesures de prévention
Les mesures proposées dans ce chapitre doivent être considérées
dans la perspective d’une démarche de prévention globale
mise en place dans l’entreprise. Le froid n’est qu’un
risque parmi les autres, mis en évidence lors de l’évaluation
des risques.
La prévention doit être intégrée le plus en amont
possible, en passant par des mesures de conception et d’aménagement
des situations de travail, d’organisation du travail, d’information
et de formation.
d’après le Code du travail (articles L. 4121-1 à L.4121-5)
Les mesures énoncées ci-après sont d’ordre général.
Elles ne peuvent couvrir l’ensemble des besoins et répondre
à la diversité des situations dans les entreprises exposées
à ce type de risque. Elles sont donc à adapter à la
réalité des situations de travail et des métiers. Leur
efficacité fera l’objet d’une évaluation.
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Mesures destinées aux
employeurs ou à l’encadrement
Les mesures préventives relatives à la conception et
l’aménagement des situations de travail, l’organisation
du travail, à la formation et l’information des salariés
et à la mise à disposition de protections individuelles
adaptées doivent être appliquées par l’employeur.
Ces mesures sont applicables à tout secteur d’activité.
Pour les activités en extérieur, ce dispositif doit
être adapté et complété par quelques mesures
de prévention spécifiques.
Une attention particulière doit être portée aux
vêtements et équipements individuels de protection. La
qualité et les critères de confort de ces équipements
sont aujourd’hui attestés.
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Conception et aménagement des situations de travail
Des mesures techniques de prévention sont à envisager
tout d’abord. Il peut s’agir de mesures ponctuelles,
correctives ou, mieux, intégrées dès la
conception. Ces mesures de prévention applicables à
tout secteur d’activité doivent être complétées
dans le cas de conception de chambres froides par des dispositions
spécifiques.

Un local chauffé pour se
changer et se réchauffer… |
|

Le choix de matériaux adaptés
au froid pour les sols et le port de chaussures antidérapantes
permet de limiter les risques de chutes par glissade
|
Organisation du travail
| |
Alerter des risques spécifiques aux activités
liées au froid pour une meilleure prise en compte
dans l’évaluation des risques.
Privilégier la participation des personnels pour
l’organisation du travail et la mise en place de
mesures de prévention adaptées.
Planifier les activités en extérieur
en tenant compte des conditions et des prévisions
météorologiques (température,
humidité relative, vitesse de l’air, précipitations).
Mettre en place un système de communication
et de contrôle des équipes exposées
et favoriser le travail en binôme.
Porter une attention particulière aux salariés
susceptibles de travailler de façon isolée.
Prévoir des dispositifs « homme mort »
(qui déclenche une alarme en cas d’immobilité
prolongée) dans les situations qui le nécessitent.
Limiter le travail sédentaire.
Limiter le travail intense et le port de charge
répétitif, en adaptant les rythmes
de travail pour réduire l’astreinte physique
et la transpiration.
Prévoir un régime de pause adapté.
Concernant le cycle de pauses, les documents canadiens
préconisent par exemple une pause toutes les deux
heures au minimum pour des températures négatives
supérieures à – 25 °C. Rappelons
que des seuils limites d’exposition au froid peuvent
être évalués à partir des indices
IREQ.
Fournir un temps de récupération supplémentaire
après des expositions à des températures
très basses. |

Mettre en place un système
de communication pour le personnel exposé au froid
susceptible de travailler de façon isolée
|
|
Travail sédentaire dans un environnement froid,
une situation à éviter dans la mesure du
possible |
Formation et information des salariés
| |
Informer des risques spécifiques liés au
travail en environnement froid.
Mettre en place des formations adaptées aux postes
de travail et à la nature des tâches à
effectuer.
Mettre à disposition une documentation ou des recommandations
pour les postes les plus à risque.
Former et entraîner les secouristes aux premiers
secours et aux premiers soins adaptés aux troubles
occasionnés par le froid. |
Mise à disposition de vêtements et d’équipements
de protection individuelle adaptés au froid
| |
Permettre à chacun d’ajuster sa protection
individuelle en fonction de sa physiologie et de la tâche
à effectuer.
Préférer plusieurs couches de vêtements
à un seul vêtement épais. La
couche la plus près du corps doit être
isolante et doit éloigner l’humidité
de la peau afin de la maintenir sèche.
Choisir les vêtements permettant une mobilité
et une dextérité optimale et assurant
le meilleur compromis possible entre le niveau de
protection et les exigences inhérentes à
la tâche à effectuer.
Choisir les matériaux des vêtements
de protection offrant le meilleur isolement vestimentaire
(indice IREQ) en fonction de la température
et de la tâche à effectuer.
Assurer une bonne protection thermique de la tête.
Le port d’un bonnet ou d’un casque de
sécurité avec doublure isolante permet
d’empêcher une perte de chaleur excessive.
Presque 50 % de la chaleur corporelle est en effet
perdue par la tête chez un sujet habillé. |

Pour se protéger du
froid, privilégiez plusieurs couches de vêtements
à un seul vêtement épais |
Prévoir des chaussures antidérapantes et
pourvues d’une bonne isolation thermique.
Pour des travaux par temps de pluie ou de neige, prévoir
un vêtement imperméable.
S’assurer du confort et de la compatibilité
des équipements de protection individuelle pour
un autre risque (travail en hauteur, protection respiratoire...)
lorsqu’ils sont utilisés conjointement à
l’habillement de protection contre le froid. |
|
Mesures destinées aux
services de santé au travail
| |
Surveiller l’état de santé général
du personnel exposé (température, pression artérielle,
pathologie chronique stable).
Informer les salariés des risques d’hypothermie
et des mesures préventives à mettre en place pour
se protéger du froid.
Etre particulièrement vigilant pour les salariés
exposés de façon épisodique au froid (nouveaux
embauchés, intérimaires).
Inciter les salariés à consulter leur médecin
en cas d’aggravation d’une pathologie préexistante
à risque.
Conseiller aux salariés exposés une alimentation
adaptée permettant un apport énergétique
suffisant pour la durée journalière de l’activité.
Identifier les médicaments pris de façon régulière
pouvant altérer l’adaptation de l’organisme
au froid. Réévaluer l’intérêt
de chacun en terme de bénéfice-risque individuel
et supprimer tout médicament paraissant inadapté.
|
|
|
| Pour
en savoir plus en quelques clics... |
| Documents
INRS
GANEM Y., POMIAN J.L., LABORDE L., BRASSEUR G. "Ambiances thermiques : travailler au froid". Dossier médico-technique. TC 109. Paru dans Documents pour le médecin du travail, n° 107, septembre 2006, 17 p. (format pdf, 639 ko)
BRASSEUR G. "Froid : un risque plus que saisonnier". Travail et sécurité, n° 660, mars 2006, pp. 14-17 (format pdf, 569 ko)
MALCHAIRE
J. « Stratégie générale de gestion des
risques professionnels. Illustration dans le cas des ambiances thermiques
au travail ». ND
2165. INRS, 2002, 12 p. (format pdf, 144 ko)
«
Conception des lieux et des situations de travail. Santé
et sécurité : démarches, méthodes et
connaissances techniques ». ED 950. INRS, 2005, 152 p. (format
pdf, 4,8 Mo)
Autres documents
«
Travail dans des conditions de chaleur ou de froid extrêmes
». Réponses SST du Centre canadien d'hygiène
et de sécurité (CCHST / Canada)
http://www.cchst.ca/reponsessst/phys_agents/hot_cold.html
«
Exposition au froid. Généralités ». Réponses
SST du Centre canadien d'hygiène et de sécurité
(CCHST / Canada)
http://www.cchst.ca/reponsessst/phys_agents/cold_general.html
«
Exposition au froid. Effets sur la santé et premiers soins
». Réponses SST du Centre canadien d'hygiène
et de sécurité (CCHST / Canada)
http://www.cchst.ca/reponsessst/phys_agents/cold_health.html
«
Exposition au froid. Travailler au froid ». Réponses
SST du Centre canadien d'hygiène et de sécurité
(CCHST / Canada)
http://www.cchst.ca/reponsessst/phys_agents/cold_working.html
«
Contrainte thermique : le froid ». 2e édition. Commission
de la santé et de la sécurité au travail (CSST
/ Québec / Canada), 2004, 16 p.
http://www.csst.qc.ca/portail/fr/publications/dc_200_16182_3.htm
«
Les environnements froids et le travail au froid », extrait
de « La chaleur et le froid », Chapitre 42 du volume
2 de l’Encyclopédie de l’hygiène et de
la sécurité du travail, 3e édition française,
traduction de la 4e édition anglaise (Bureau international
du travail / BIT)
http://www.ilo.org/public/french/protection/safework/cis/products/encyclo/pdf/
«
Programme sur le refroidissement éolien ». Service
météorologique du Canada (SMC / Canada)
http://www.smc.ec.gc.ca/education/windchill/index_f.cfm
«
Froid et Santé. Eléments de synthèse bibliographique
et perspectives ». Institut de veille sanitaire (InVS / France)
http://www.invs.sante.fr/publications/2004/froid_et_sante/index.html
Recommandations
en cas de vague de grand froid (ministère de la Santé
/ France)
http://www.sante.gouv.fr/
(rechercher par Froid)
«
Episode de grand froid et médicaments » (Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé
/ AFSSAPS / France)
http://agmed.sante.gouv.fr/htm/10/froid/
Institut
international du froid (IIF)
http://www.iifiir.org/indexfr.php
Association
des ingénieurs en climatique, ventilation et froid (AICVF
/ France)
http://www.aicvf.com/
|
| Autres
références bibliographiques |
| Général
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». Revue du soignant en santé publique, n°
5, décembre 2004-janvier 2005, pp. 20-23
BITTEL J., SAVOUREY G. «
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Toxicologie, pathologie professionnelle 16-400-A-10. Editions scientifiques
et médicales Elsevier, 2004
GAUVIN J.P. « Froid
et travail. Hypothermie, engelures et histoires à donner
froid dans le dos ». Travail et santé (Canada),
vol. 20, n° 3, septembre 2004, pp. 42-44
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froid artificiel ». PreventFocus (Belgique), n°
2, février 2003, pp. 4-6
« Documentation of the
threshold limit values for physical agents ». 7e edition.
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2001
ROUSSEAU A., CLOOSEN F. «
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« Précis de physiologie du travail. Notions d’ergonomie
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Physiologie / pathologie
« Modification de la
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coll. « HARRISON. Principes de médecine interne ».
15e édition. Médecine-Sciences Flammarion, 2002, pp.
90-91
CARPENTIER P. « Phénomène
de Raynaud ». Revue du praticien, 15 janvier 2005,
vol. 55, n° 1, pp. 103-107
Evaluation des risques
MALCHAIRE J., PIETTE A., MOENS G., BOODTS S. et coll. « Ambiances thermiques de travail. Stratégie SOBANE. Gestion des risques professionnels ». Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale de Belgique, 2005, 97 p. (disponible en ligne sur www.emploi.belgique.be)
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Normalisation
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thermiques. Détermination et interprétation de la
contrainte liée au froid en utilisant l’isolement thermique
requis du vêtement et les effets du refroidissement local
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NF EN ISO 11079. Indice de classement X 35-215. Association française
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homologuée. NF EN ISO 15265. Indice de classement X 35-216.
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« Ergonomie des ambiances
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ergonomiques et guide d’application ». Projet de norme.
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Norme française homologuée. NF EN ISO 7726. Indice
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thermiques. Principes et application des normes internationales
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froides. Détermination de l’isolement requis des vêtements
». Rapport technique. ISO/TR 11079. Association française
de normalisation (AFNOR), 1993, 38 p.
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A voir aussi :
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