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Dossier Mise à jour : 16/04/2009


Travail au froid



L'exposition professionnelle au froid, naturel ou artificiel, peut se rencontrer dans de nombreuses situations professionnelles. Les principaux effets sur la santé d'une exposition directe au froid sont l'hypothermie et l'engelure, ainsi qu'un risque accru de troubles musculosquelettiques (TMS). Il faut être particulièrement vigilant dès que la température ambiante est inférieure à 5 °C. Un certain nombre d'accidents sont évitables si une prévention adaptée est mise en place. Ce dossier fait le point sur le sujet, propose une grille d'évaluation du risque et des pistes opérationnelles de prévention (conception et aménagement des situations de travail, organisation du travail au froid, formation et information, mise à disposition de vêtements de protections adaptés).


  Ce qu’il faut retenir

Situations d’exposition au froid
  Travail dans un local
Travail à l’extérieur
Travail en altitude
Travail en eau froide

Effets du froid sur l’homme et risques pour la santé
  Mécanismes
Hypothermie et prise en charge secouriste
Engelures et gelures
Autres effets sur la santé

Contexte réglementaire français

Evaluation des risques
  Facteurs de risques
Limites de la démarche d’évaluation proposée

Recommandations et mesures de prévention
  Mesures destinées aux employeurs ou à l’encadrement
Mesures destinées aux services de santé au travail

Pour en savoir plus en quelques clics…

Autres références bibliographiques



Ce dossier n’aborde pas les situations relatives à la cryogénie (procédé de surgélation très rapide utilisant l’azote liquide).



haut de pageCe qu’il faut retenir

L’exposition professionnelle au froid, naturel ou artificiel, peut se rencontrer dans de nombreuses situations professionnelles, et peut engendrer des risques plus ou moins graves.

S’il est difficile de caractériser un environnement froid par des critères physiques purs, une sensation d’inconfort thermique peut être ressentie à partir de températures inférieures à 15 °C, notamment pour des postes sédentaires ou de pénibilité légère. Cette zone d’inconfort est variable selon les individus. En revanche, pour des températures inférieures à 5 °C et en particulier dans toutes les situations d’exposition à un froid négatif, il existe un risque immédiat vis-à-vis duquel il faut être particulièrement vigilant.
La sensation de froid n’est pas strictement liée à la température mesurée. Elle peut être accentuée par différents facteurs comme le mouvement de l'air (vitesse du vent) et l'humidité.

Définition d’un environnement de travail au froid
Il n’est pas possible de définir une valeur seuil de température « froide » en milieu professionnel. Des critères physiques, climatiques ou individuels sont à prendre en compte, ainsi que la dépense énergétique liée à la réalisation du travail.
Un environnement froid peut être simplement défini comme celui entraînant des pertes thermiques supérieures à celles habituellement observées.

Les accidents du travail imputables au froid peuvent être d’une grande diversité. Certains sont la manifestation directe d’une exposition au froid, tandis que d’autres sont indirectement provoqués par le travail en environnement froid (glissades, risques liés à la baisse de dextérité…).
Les troubles occasionnés par le froid sont d’ordre local ou général. Dans le premier cas, il peut s’agir de simples engourdissements avec perte de dextérité jusqu’à des gelures. L’accident d’ordre général le plus sérieux est l’hypothermie. Il survient lorsque l’individu ne parvient plus à réguler sa température interne, avec des conséquences qui peuvent s’avérer dramatiques : trouble de la conscience, coma, décès.

Un certain nombre d’accidents sont évitables si une prévention adaptée est mise en place. Une bonne conception et un aménagement des situations de travail, l’organisation des temps de travail au froid (exposition contrôlée au froid par l’alternance travail-repos) en sont les éléments essentiels. Il ne faut pas non plus négliger certaines solutions de bon sens : adopter une alimentation adaptée, surveiller sa condition physique, utiliser une protection vestimentaire adéquate…

Il n’y a pas de données statistiques disponibles concernant les accidents du travail et les maladies professionnelles liés directement au risque « froid » pour le régime général de la Sécurité sociale.



haut de pageSituations d’exposition au froid


Echelle du froid : températures rencontrées en milieu professionnel ou dans l’environnement


Travail dans un local
Exemples : personnel de l’industrie agroalimentaire (entrepôts frigorifiques, salaisons, abattoirs, conditionnement des produits frais ou surgelés…), employés des métiers du froid (installation, entretien, réparation de chambres froides ou de systèmes de conditionnement d’air), salariés en postes fixes sur des lieux de travail insuffisamment chauffés (hangars ou entrepôts)…

L’exposition au froid à l’intérieur de bâtiments industriels peut s’avérer parfois importante.
 
Opération de palettisation en environnement froid dans l’agroalimentaire
Les emplois de l’industrie agroalimentaire, secteur le plus concerné par ces situations, sont essentiellement de deux types : manutentionnaires (préparateurs de commandes, caristes…) ou opérateurs affectés à la transformation du produit (découpe ou préparation de viande ou poisson…).
L’évaluation des risques doit prendre en compte la globalité des contraintes : les facteurs physiques (température, humidité, vitesse d'air), l’activité elle-même (contrainte physique, déplacements ou au contraire fixité, travaux au chaud en alternance…), les exigences en matière de qualité du produit.
Les mesures de protection des personnels de l’agroalimentaire contre le froid sont généralement bien codifiées et intégrées : organisation des tâches, adaptation des vêtements de travail en fonction de l’activité physique et de la température, isolation des surfaces métalliques accessibles, conception d’équipements ou d’outils utilisables avec des gants...


Travail à l’extérieur
Exemples : salariés du BTP, salariés de l’industrie des transports, ouvriers agricoles, employés d’entretien et de maintenance de bâtiments, de lignes électriques et de certains appareillages industriels, vendeurs en extérieur, personnel de la Défense nationale…

Il s’agit de situations dépendantes des conditions climatiques du moment (variations journalières et saisonnières), des températures extrêmement basses pouvant être observées en période hivernale. Par ailleurs, l’intensité du froid ressenti est accentuée par le vent et l’humidité. Ainsi, une température de – 5 °C avec un vent de 45 km/h peut produire le même refroidissement corporel qu’une température de – 15 °C sans vent.
Dans ces conditions, seules des solutions techniques (abris, vêtements grand froid, gants, bottes fourrées, bonnet…) permettent une protection efficace. Pour le travail continu en extérieur par temps froid, il faut également prévoir des abris chauffés (et non surchauffés) comme des tentes, un campement ou des salles de repos (avec armoire chauffante permettant de stocker des vêtements de rechange).
Certains équipements de protection individuelle contre le froid génèrent un inconfort qui peut avoir des incidences sur la pénibilité du travail (mobilité réduite, diminution de la dextérité manuelle, augmentation de la dépense énergétique lors de l’exécution de la tâche…) et occasionner d’autres risques. Ces différents éléments sont à prendre en compte dans la planification des tâches et l’organisation générale du travail.
Il est également nécessaire de prendre des mesures pour éviter que les travailleurs transpirent excessivement et de prévoir du temps pour changer de vêtements dans un endroit chaud.


Travail en altitude
Exemples : personnel d’exploitation et de maintenance des remontées mécaniques, personnel d’entretien des stations de sport d’hiver, guides de haute montagne, salariés du BTP, gardes frontière, sauveteurs secouristes, employés de stations météorologiques…

Pour une même région, le froid est plus important en altitude qu’en plaine (en moyenne – 1°C tous les 150 mètres). De plus, l’hypoxie (diminution de l’oxygène dans les tissus) provoquée par l’altitude diminue l’efficacité des moyens physiologiques de lutte contre le froid.


Travail en eau froide
Exemples : plongeurs professionnels, techniciens amenés à diagnostiquer les fondations d’édifices sous-marins, sauveteurs secouristes, personnel de la Défense nationale…

Pour une même température, les pertes de chaleur par unité de temps dans l’eau sont 25 fois supérieures à celles observées dans l’air.
Le temps moyen de survie de l’homme en cas d’immersion accidentelle dans la majorité des eaux du globe est faible (4 heures pour une eau calme à 18 °C). Aussi, le travail en eau froide est-il soumis à des procédures d’intervention strictes. Le port de combinaisons isolantes est obligatoire. Pour les plongées de plusieurs heures, des scaphandres à circulation d’eau et d’air chauds sont même nécessaires.



haut de pageEffets du froid sur l’homme et risques pour la santé

Travailler en environnement froid peut être dangereux pour la santé, voire mortel dans certaines circonstances. Les deux principales pathologies liées à l’exposition directe au froid sont l’hypothermie et l’engelure. Sont également observés des troubles musculosquelettiques, le syndrome de Raynaud et des douleurs.


  Mécanismes
La température corporelle est régulée par le système nerveux central. Dans un environnement neutre, la température corporelle est maintenue à 37 °C.
Le corps dispose de mécanismes qui lui permettent de s'adapter aux conditions auxquelles l'exposent les basses températures, le vent et les précipitations (pluie et neige). Il existe des récepteurs thermiques au niveau de la peau qui, au contact du froid, entraînent une vasoconstriction cutanée réflexe dans le but de conserver la chaleur interne. Le frisson est également une réaction réflexe qui augmente la production de chaleur de l'organisme jusqu'à 500 %…
Le corps compense la perte de chaleur par des processus métaboliques complexes qui convertissent les aliments en chaleur.


Hypothermie et prise en charge secouriste
L’hypothermie est caractérisée par une chute de la température interne inférieure à 35 °C et l’apparition de tremblements. Elle est consécutive à un déséquilibre des mécanismes de régulation des échanges thermiques. C’est une des principales causes de mortalité liée à l’exposition directe au froid dans la population générale.

L’hypothermie est une urgence. Les signes d’alerte les plus importants à connaître doivent éveiller l’attention afin de pouvoir réagir précocement.

Signes d’alerte d’une hypothermie
Signes généraux : frissons, atonie (manque d’énergie) ou fatigue
Signes cutanés : peau froide
Signes neuro-sensoriels : désorientation, confusion, voire perte de conscience


En attendant l’arrivée d’une équipe médicalisée, les premières « mesures secouristes » seront réalisées en fonction du niveau de conscience de la personne à secourir.

Premières « mesures secouristes » à suivre en cas d’hypothermie
Si la personne est consciente
  La soustraire du froid en l’isolant du sol (limiter les pertes de conduction)
Oter les vêtements mouillés
L'envelopper de couvertures sèches ou d’une couverture de survie (sans oublier la tête)
Donner une boisson chaude en l’absence de troubles de la conscience, d’autres traumatismes ou de malaises
Réchauffer PRUDEMMENT (un réchauffement trop rapide provoque une dilatation des vaisseaux périphériques, avec un risque de trouble circulatoire important)

Si la personne présente des troubles de la conscience
  Bilan rapide avec contact auprès de la coordination médicale / SAMU
En cas de perte de connaissance : libérer les voies aériennes supérieures et mettre de façon prudente la personne en position latérale de sécurité
En cas d’hypothermie grave, les secouristes devront garder à l’esprit le risque d’arrêt cardiaque brutal par fibrillation ventriculaire lors des manipulations de la victime ou de son réchauffement.
Déplacement et stimulation douce dans les autres cas
Isoler du froid, suivre les indications de la coordination / SAMU afin de débuter un réchauffement lent et progressif


Engelures et gelures
Les engelures et les gelures sont des lésions cutanées associées à l'exposition au froid. Certains individus y sont plus particulièrement sensibles parce qu'ils sont atteints d'un acrosyndrome (ensemble de troubles vasomoteurs des extrémités).
La gravité des atteintes cutanées est plus ou moins marquée. Elle est fonction du niveau d’exposition au froid. L’engelure (sans séquelles) représente le premier degré de la gelure. Les séquelles des gelures plus graves peuvent être très douloureuses voire permanentes (dans le cas de nécroses profondes de tissus suite à des expositions prolongées à de très basses températures).
Les lésions graves rappèlent celles observées chez les grands brûlés.


Autres effets sur la santé
  Douleurs
L’exposition au froid peut provoquer des douleurs d’intensité différentes.

Acrosyndrome et syndrome de Raynaud
Le syndrome de Raynaud touche environ 10 % de la population générale. Il est localisé généralement à deux ou trois doigts de chaque main.
Les doigts des mains et des pieds, comme n’importe quelle autre partie de l’organisme, comportent de petites artères appelées artérioles. Quand elles sont exposées au froid, leur diamètre diminue, entraînant une diminution de l’irrigation sanguine des extrémités (qui se manifeste par une pâleur marquée des doigts).
L’ensemble des phénomènes liés à des troubles vasomoteurs est regroupé sous le terme d'acrosyndromes vasculaires.

Troubles musculosquelettiques (TMS)
Différentes études épidémiologiques ont mis en évidence une relation entre la survenue de TMS et les situations de travail exposant au froid associées à des facteurs clairement identifiés tels que mouvements répétitifs, amplitudes articulaires importantes, postures extrêmes, vibrations, temps de repos insuffisants, facteurs psychosociaux, stress...



haut de pageContexte réglementaire français

Aucune indication de température n'est donnée dans le Code du travail. Cependant, certaines de ses dispositions consacrées à l’aménagement des locaux, aux ambiances particulières de travail et au travail à l’extérieur répondent au souci d’assurer des conditions de travail satisfaisantes.

L’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs de leurs établissements, en y intégrant les conditions de température (principes généraux de prévention détaillés à l’article L. 4121-2 du Code du travail).

L’employeur est tenu d’aménager les situations de travail à l’extérieur de manière à assurer, dans la mesure du possible, la protection des travailleurs contre les conditions atmosphériques (article R. 4225-1).
Depuis le 1er janvier 1993, le maître d’ouvrage se conforme à certaines règles relatives à l’aménagement des locaux de travail. Ainsi, « les équipements et caractéristiques des locaux de travail sont conçus de manière à permettre l'adaptation de la température à l'organisme humain pendant le temps de travail, compte tenu des méthodes de travail et des contraintes physiques supportées par les travailleurs » ; sachant que ces dispositions « ne font pas obstacle à celles des articles L. 111-9 et L. 111-10 du code de la construction et de l'habitation relatives aux caractéristiques thermiques des bâtiments autres que d'habitation » (articles R. 4213-7 à R. 4213-9 du Code du travail).
L’employeur doit aussi veiller à ce que les locaux fermés affectés au travail soient chauffés pendant la saison froide. « Le chauffage fonctionne de manière à maintenir une température convenable » (article R. 4223-13). En cas de froid, des moyens de chauffage suffisants sont aménagés pour les employés à l'intérieur de l'établissement (article D. 4153-19).

Par ailleurs, les dispositions prises pour assurer la protection des salariés contre les intempéries nécessitent l’avis du médecin du travail et du CHSCT (ou à défaut des délégués du personnel) (article R. 4223-15).
Rappelons que dans le secteur du BTP, l’entrepreneur, sous certaines conditions strictes, peut décider d’arrêter le travail pour « intempéries » (article L. 5424-9 du Code du travail). Cette possibilité aurait été mise en œuvre par certaines entreprises pendant des périodes de froid.

S’agissant de l’exercice du droit de retrait des salariés (L. 4131-1), il est rappelé que celui-ci s’applique strictement aux situations de danger grave et imminent. L’évaluation de cette notion de « danger grave et imminent » est complexe et relève de nombreux facteurs.
Pour en savoir plus, consultez :
LE ROY A. « Droit d’alerte et droit de retrait du salarié ». Travail et Sécurité, n° 595, avril 2000, pp. 18-19 (fichier pdf)

Rôle des services de santé au travail
Le médecin du travail est le conseiller de l'employeur ou de son représentant, des salariés, des représentants du personnel, des services sociaux, en ce qui concerne notamment :
  l'amélioration des conditions de vie et de travail dans l'entreprise ;
l'adaptation des postes, des techniques et des rythmes de travail à la physiologie humaine ;
la protection des salariés contre l'ensemble des nuisances, et notamment contre les risques d'accidents du travail ;
l'hygiène générale de l'établissement ;
la prévention et l'éducation sanitaire dans le cadre de l'établissement en rapport avec l'activité professionnelle. (article R. 4623-1)

Le médecin du travail peut proposer des mesures telles que mutations ou transformations de postes, justifiées par des considérations relatives notamment à l'âge, à la résistance physique ou à l'état de santé physique et mentale des travailleurs (article L. 4624-1). L'employeur est tenu de prendre en considération ces propositions et, en cas de refus, de faire connaître les motifs qui s'opposent à ce qu'il y soit donné suite.

Le salarié bénéficie d’un examen médical à sa demande ou à celle de l’employeur. « Le salarié bénéficie d'examens médicaux périodiques, au moins tous les vingt-quatre mois, par le médecin du travail, en vue de s'assurer du maintien de son aptitude médicale au poste de travail occupé » (articles R. 4624-16 à R.4624-18).
Une surveillance médicale renforcée (définie aux articles R. 4624-19 et R. 4624-20) peut être mise en place lors d’affectation à certains travaux qui comportent des exigences ou des risques particuliers, notamment les « travaux effectués dans les chambres frigorifiques » et les « travaux de préparation, de conditionnement, de conservation et de distribution de denrées alimentaires » (arrêté du 11 juillet 1977 paru au Journal officiel du 24 juillet 1977). Le temps à consacrer à cette surveillance est calculé sur la base d’une heure par mois pour dix salariés.



haut de pageEvaluation du risque

Il est fondamental d’identifier les risques inhérents au travail en environnement froid, ainsi que les événements ou les facteurs qui peuvent conduire à la survenue de ces risques. Plusieurs facteurs doivent donc être pris en compte lors de cette évaluation : organisationnels et environnementaux, liés aux postes de travail, individuels… Dans chaque cas, une analyse de l’activité réelle de travail est à effectuer.

Pour des situations de travail au froid, certains risques spécifiques se surajoutent aux risques habituellement encourus :
  un risque d’accident du travail consécutif à des effets indirects d’une exposition au froid : pénibilité du travail plus importante et fatigue accrue (augmentation de la dépense énergétique), perte de dextérité et/ou de sensibilité tactile (effet du froid et/ou du port de gants et de vêtements de protection contre le froid), difficultés de déplacement (dans la neige ou sur des surfaces gelées glissantes, vêtements plus encombrants…) ;
un risque accru de troubles musculosquelettiques (TMS) ;
un risque de gelures plus ou moins graves (par exposition au froid ambiant ou par contact avec des surfaces froides) ;
un risque d’hypothermie.

L’employeur doit réaliser une évaluation de l’ensemble des risques rencontrés en milieu professionnel. La transcription des résultats de cette évaluation doit se faire dans le document unique (article R. 4121-1 du Code du travail).
L’employeur doit tenir ce document à disposition du CHSCT (ou à défaut des délégués du personnel), de l’inspecteur du travail, du médecin du travail et des agents des services de prévention des organismes de la Sécurité sociale.
Pour plus d'informations sur l'évaluation des risques professionnels, consultez notre dossier.

  Facteurs de risques
Aux facteurs climatiques et liés aux postes de travail s’ajoutent des facteurs individuels, qui doivent être connus et bien identifiés.
Cependant, certains de ces facteurs individuels ne peuvent être pris en compte que par le médecin du travail afin d’informer les salariés, d’adapter des recommandations à ces facteurs individuels et de conseiller les adaptations de postes tout en préservant la confidentialité médicale.

  Facteurs climatiques ou ambiants
La « température qu’il fait » est l’un des premiers facteurs à prendre en considération.

Des températures positives inférieures à 15 °C peuvent générer des situations d’inconfort thermique, notamment pour des travaux sédentaires ou de pénibilité légère. Il n’y a que peu d’effets directs sur la santé des personnes exposées (en dehors des frissons, engourdissements, rhumes…). Les risques pour la santé pour les travailleurs exposés à ce froid « positif » sont surtout indirects (accidents dus notamment à une pénibilité et une fatigue accrues, à une perte de dextérité, survenue de TMS…).

Vous devez être particulièrement vigilant dès que la température ambiante (à l’abri du vent) est inférieure à 5 °C. Une exposition au froid, prolongée ou non, a alors des effets directs sur la santé des personnes exposées.

Pour des travaux en extérieur, le risque est accru par une exposition au vent. En effet, tout le monde a remarqué que l’on ressent d’avantage le froid lorsqu’il y a du vent. Cette sensation de refroidissement, causée par l’effet combiné de la température et du vent, est appelée « refroidissement éolien ».
Un indice de refroidissement éolien, établi par les météorologues canadiens, donne la température équivalente ressentie par l’organisme en fonction de la vitesse du vent. Cet indice est basé sur la perte de chaleur du visage, partie du corps la plus exposée au froid, pour des individus adultes portant des vêtements d’hiver.

Des niveaux de danger d’une exposition au froid peuvent être établis à partir de cet indice de manière à prévenir les risques d’engelures ou d’hypothermie.

Grille des températures ressenties en fonction de la vitesse du vent,
et niveau de danger d’une exposition au froid

Grille établie pour des vents mesurés à une altitude de 10 m, d’après le document « Contrainte thermique : le froid » de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST / Canada) et les données sur le refroidissement éolien du site du Service météorologique du Canada.

Niveaux de danger d’une exposition au froid

Risque faible
Peu de danger pour des expositions au froid de moins d’une heure avec une peau sèche. Risque d’engelure faible. Inconfort. Risque d’hypothermie pour des expositions de longue durée sans protection adéquate.


Risque modéré
Risque croissant pour des températures équivalentes comprises entre – 25 et – 40 °C : la peau exposée peut geler en 10 à 30 minutes, et il faut surveiller tout engourdissement ou blanchissement du visage et des extrémités.
Risque d’hypothermie pour des expositions de longue durée sans protection adéquate.


Risque élevé
Risque élevé pour des températures équivalentes comprises entre – 40 et – 55 °C : gelures graves possibles en moins de 10 minutes, surveiller tout engourdissement ou blanchissement du visage et des extrémités.
Risque sérieux d’hypothermie pour des expositions de longue durée.

Danger
A des températures équivalentes inférieures à – 55 °C, la peau exposée peut geler en moins de 2 minutes. Les conditions extérieures sont dangereuses.


L’humidité de l’air a aussi son importance dans la mesure où la perte de chaleur du corps humain augmente dans des conditions humides.

Pour les travaux à l’intérieur de locaux (en installations frigorifiques par exemple), il convient de relever les températures générées à l’intérieur des installations (lesquelles doivent être équipées d’instruments de suivi), en vérifiant également la vitesse de l’air.
Pour les travaux en extérieur, il est nécessaire de surveiller régulièrement les fluctuations de température.

Facteurs inhérents au poste de travail ou à la tâche à exécuter
Différents facteurs peuvent augmenter de façon notable les risques dus à une exposition au froid :
  Importance de la durée de l’exposition en continu au froid.
Travail en extérieur dans des zones non protégées du vent ou de la pluie (activités du bâtiment et des travaux publics, travaux forestiers, certains travaux agricoles, certaines activités de commerce…).
Travail à l’intérieur dans des locaux non chauffés en hiver ou dans des conditions de froid artificiel (installations frigorifiques).
Absence d’abris ou de salles de repos chauffés.
Exécution d’une tâche à des cadences élevées ou d’un travail physique intense ou moyen, générant de la transpiration. La peau humide est plus sensible au froid. Et des vêtements humides sont inconfortables et isolent mal du froid.
Insuffisance des pauses de récupération.
Port de vêtements non adaptés au froid, ou mise à disposition de vêtements de protection ne procurant pas un isolement thermique suffisant.
Possibilité de contact direct entre la peau nue et les surfaces métalliques froides, à des températures inférieures à –7 °C.
Utilisation de gants non adaptés à la tâche à réaliser, dans la mesure ou le port de gants réduit la sensibilité et la dextérité manuelle et augmente la force à exercer (pour serrer ou maintenir un outil ou une pièce).

Facteurs individuels
Bien que les réactions au froid varient d’un individu à l’autre, certaines caractéristiques individuelles des salariés contribuent à majorer les conséquences d’une exposition au froid.
Si certaines caractéristiques sont accessibles à l’employeur (habitude de la tâche, âge, sexe), d’autres ne peuvent être prises en compte que par le médecin du travail, dont le rôle est fondamental dans l’évaluation du risque à l’échelle de chaque individu.

Principaux facteurs de risque individuels en cas d’exposition au froid
Age (les personnes âgées sont plus à risque)
Sexe (la vitesse de refroidissement des pieds et des mains est plus grande chez les femmes, d’où des risques plus importants de lésions aux extrémités)
Morphologie (rapport entre la surface et le volume)
Condition physique (les personnes en bonne santé souffrent moins du froid)
Présence de troubles de la circulation- Antécédents de lésions dues au froid
Fatigue
Apports alimentaires et liquides insuffisants (contribuant à la production de chaleur par l’organisme et limitant la déshydratation)
Consommation d’alcool
Usage de certaines drogues ou médicaments (comme certains antidiabétiques)

On ne peut parler, pour le froid, de période d’acclimatement. Cependant, certaines parties du corps souvent exposées peuvent développer une certaine tolérance au froid. Cette adaptabilité peut être observée par exemple chez les pêcheurs qui deviennent capables de travailler à mains nues à des températures extrêmement froides.


Limites de la démarche d’évaluation proposée
Les facteurs de risque présentés précédemment peuvent constituer une grille d’évaluation du risque simple et pratique à mettre en oeuvre, permettant d’agir rapidement. Elle est destinée à un large public et à des non spécialistes des ambiances thermiques.

L’évaluation du risque à l’aide de ces éléments ne saurait cependant se substituer à des méthodes plus exhaustives et rigoureuses permettant de faire un bilan thermique précis, indispensables dans certaines situations de travail exposants au froid, qu’il soit naturel ou artificiel. Elles sont mises en oeuvre par les spécialistes du domaine.

Quelques indications sont données sur la détermination de l’isolement vestimentaire, l’évaluation de la contrainte ou de l’astreinte thermique (froide ou chaude), l’évaluation de la dépense énergétique.

  Détermination de l’isolement vestimentaire
Le froid modifie les caractéristiques des vêtements. Une situation de travail qui impose des passages du froid au chaud (dans les entrepôts frigorifiques, notamment) peut ainsi entraîner des condensations successives sur et dans le vêtement (transpiration) qui réduisent la protection thermique. Il est donc primordial d’avoir des vêtements adaptés à un travail en environnement froid, assurant une bonne protection thermique.
L’indice IREQ d’« isolement vestimentaire » (Required Clothing Insulation Index) peut être déterminé à l’aide d’un rapport technique (ISO/TR 11079). Il permet de choisir des vêtements adaptés au froid, c’est-à-dire assurant au corps un bon équilibre thermique (maintien du contenu calorique du corps à un niveau satisfaisant). On considère que cet indice doit être utilisé dès que la température sèche de l’air est inférieure à 10 °C.
Dès que l’isolement vestimentaire disponible est inférieur à l’indice IREQ, il est possible de calculer une durée limite d’exposition (DLE). Aucun risque d’hypothermie n’est à craindre dans les situations de travail où la durée réelle d’exposition continue au froid est inférieure à la durée limite d’exposition calculée avec l’indice IREQ.
Pour les salariés travaillant en chambre froide, l’indice IREQ est en général compris entre 2,5 et 4 clo (le clo étant l’unité d’isolement thermique).
Le meilleur indice d’isolement thermique offert par des vêtements de protection contre le froid est compris entre 3 et 4 clo. Rappelons que plusieurs couches de vêtements offrent une meilleure protection contre le froid qu’un seul vêtement épais : par exemple, le port combiné de sous-vêtements, de caleçons longs, de pantalons et vestes isolants, de sur-pantalons, de chaussettes et chaussures, de bonnet et de gants procure un indice IREQ de l’ordre de 2,6 clo. La couche la plus près du corps doit être isolante et éloigner l’humidité de la peau afin de la maintenir sèche.
Enfin, l’évaluation de la dépense énergétique permet d’adapter l’isolement vestimentaire à la pénibilité de la charge de travail. Ainsi, la valeur de l’indice IREQ peut être réduite de l’ordre de 10 % pour un travail léger et de l’ordre de 20 % pour des travaux plus intenses.

Evaluation de la contrainte ou de l’astreinte thermique
La métrologie des différents paramètres physiques de la contrainte thermique (températures de l'air et de rayonnement, humidité et vitesse de l'air) est définie par une norme (ISO 7726). Cette métrologie concerne l'utilisation de différents appareils et impose des mesurages répétés dans le temps aux hauteurs et endroits voulus de la situation de travail concernée.

Evaluation de la dépense énergétique
Pour produire 1 Joule de travail, l'organisme produit entre 5 et 90 Joules de chaleur. Dans les situations d’exposition au froid, l’activité physique « protège » donc l’organisme en le réchauffant (tout en brûlant des ressources énergétiques, fournies par l’alimentation notamment).
La norme ISO 8996 détaille les différentes méthodes d'évaluation de la dépense énergétique. Des méthodes par description de l'activité permettent de définir l’intensité physique de la tâche, c’est-à-dire d’évaluer la pénibilité de la charge de travail à exécuter. Les méthodes plus précises détaillées dans cette norme imposent a minima le recueil de la fréquence cardiaque (FC). Dans l'ordre croissant de précision, la FC peut être associée à un test d'effort pour établir une relation FC/puissance mécanique ou FC/consommation d'oxygène (VO2).
Les mesures sont réalisées par des laboratoires spécialisés.



haut de pageRecommandations et mesures de prévention

Les mesures proposées dans ce chapitre doivent être considérées dans la perspective d’une démarche de prévention globale mise en place dans l’entreprise. Le froid n’est qu’un risque parmi les autres, mis en évidence lors de l’évaluation des risques.
La prévention doit être intégrée le plus en amont possible, en passant par des mesures de conception et d’aménagement des situations de travail, d’organisation du travail, d’information et de formation.

Principes généraux d’une démarche de prévention : rappel
Eviter les risques
Evaluer les risques qui ne peuvent être évités
Combattre les risques à la source
Adapter le travail à l’homme
Planifier la prévention
Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle
Former et informer les salariés sur les risques et leur prévention
d’après le Code du travail (articles L. 4121-1 à L.4121-5)

Les mesures énoncées ci-après sont d’ordre général. Elles ne peuvent couvrir l’ensemble des besoins et répondre à la diversité des situations dans les entreprises exposées à ce type de risque. Elles sont donc à adapter à la réalité des situations de travail et des métiers. Leur efficacité fera l’objet d’une évaluation.


  Mesures destinées aux employeurs ou à l’encadrement
Les mesures préventives relatives à la conception et l’aménagement des situations de travail, l’organisation du travail, à la formation et l’information des salariés et à la mise à disposition de protections individuelles adaptées doivent être appliquées par l’employeur. Ces mesures sont applicables à tout secteur d’activité. Pour les activités en extérieur, ce dispositif doit être adapté et complété par quelques mesures de prévention spécifiques.
Une attention particulière doit être portée aux vêtements et équipements individuels de protection. La qualité et les critères de confort de ces équipements sont aujourd’hui attestés.

  Conception et aménagement des situations de travail
Des mesures techniques de prévention sont à envisager tout d’abord. Il peut s’agir de mesures ponctuelles, correctives ou, mieux, intégrées dès la conception. Ces mesures de prévention applicables à tout secteur d’activité doivent être complétées dans le cas de conception de chambres froides par des dispositions spécifiques.

Mesures techniques d’ordre général
Mettre à disposition un local chauffé (et non surchauffé) offrant la possibilité de consommer des boissons chaudes et proposant des moyens de séchage des vêtements. Prévoir également des armoires chauffantes permettant de stocker des vêtements de rechange.
Apposer une signalisation spécifique (entrée dans une zone de froid extrême, contact possible avec des surfaces froides, présence de surfaces glissantes…).
Un panneau d’avertissement « Basse température » est prévu par la réglementation.
 
Mettre en place des aides à la manutention manuelle permettant de réduire la charge physique de travail.
Isoler les surfaces métalliques et concevoir des équipements ou des outils permettant leur utilisation avec des gants ou des mitaines (afin de prévenir les risques d’accident par contact avec des surfaces froides). Dans les cas où c’est techniquement impossible, apposer des écrans limitant ces risques de contact.
Choisir pour les sols des matériaux adaptés au froid afin de prévenir le risque de glissade. Empêcher la formation de givre au sol en utilisant par exemple des assécheurs d’air.
Mettre à disposition des dispositifs localisés de chauffage par rayonnement pour les postes particulièrement exposés.


Un local chauffé pour se changer et se réchauffer…
 
Le choix de matériaux adaptés au froid pour les sols et le port de chaussures antidérapantes permet de limiter les risques de chutes par glissade

Mesures complémentaires concernant la conception des chambres froides
et autres installations générant du froid
Permettre l’ouverture des portes des chambres réfrigérées depuis l’intérieur en toute circonstance.
Prévoir un dispositif d’avertissement sonore et lumineux permettant à une personne qui se trouverait enfermée accidentellement de donner l’alarme.
Vérifier régulièrement le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité (portes, avertisseurs, voyants lumineux…).
Informer les travailleurs sur les dispositifs de sécurité en place.
Réduire la condensation intérieure en installant une aération adaptée, et limiter les apports d’air extérieur humide (sas, portes à ouverture rapide, rideaux d’air…).
Concevoir les chambres froides de manière à ce que le système de ventilation ne génère pas une vitesse de l’air dépassant 0,2 m/s au niveau des zones de travail.- Pour les activités statiques telles que l’étiquetage, le conditionnement ou le contrôle des commandes, favoriser la mise en place d’un local avec plancher chauffant. Utiliser des sièges en matériau thermiquement isolant.
Choisir des chariots de manutention adaptés au travail en chambre froide (équipés d’une cabine chauffée…).

Organisation du travail
  Alerter des risques spécifiques aux activités liées au froid pour une meilleure prise en compte dans l’évaluation des risques.
Privilégier la participation des personnels pour l’organisation du travail et la mise en place de mesures de prévention adaptées.
Planifier les activités en extérieur en tenant compte des conditions et des prévisions météorologiques (température, humidité relative, vitesse de l’air, précipitations).
Mettre en place un système de communication et de contrôle des équipes exposées et favoriser le travail en binôme.
Porter une attention particulière aux salariés susceptibles de travailler de façon isolée. Prévoir des dispositifs « homme mort » (qui déclenche une alarme en cas d’immobilité prolongée) dans les situations qui le nécessitent.
Limiter le travail sédentaire.
Limiter le travail intense et le port de charge répétitif, en adaptant les rythmes de travail pour réduire l’astreinte physique et la transpiration.
Prévoir un régime de pause adapté.
Concernant le cycle de pauses, les documents canadiens préconisent par exemple une pause toutes les deux heures au minimum pour des températures négatives supérieures à – 25 °C. Rappelons que des seuils limites d’exposition au froid peuvent être évalués à partir des indices IREQ.
Fournir un temps de récupération supplémentaire après des expositions à des températures très basses.


Mettre en place un système de communication pour le personnel exposé au froid susceptible de travailler de façon isolée
 
Travail sédentaire dans un environnement froid, une situation à éviter dans la mesure du possible

Formation et information des salariés
  Informer des risques spécifiques liés au travail en environnement froid.
Mettre en place des formations adaptées aux postes de travail et à la nature des tâches à effectuer.
Mettre à disposition une documentation ou des recommandations pour les postes les plus à risque.
Former et entraîner les secouristes aux premiers secours et aux premiers soins adaptés aux troubles occasionnés par le froid.

Mise à disposition de vêtements et d’équipements de protection individuelle adaptés au froid
  Permettre à chacun d’ajuster sa protection individuelle en fonction de sa physiologie et de la tâche à effectuer.
Préférer plusieurs couches de vêtements à un seul vêtement épais. La couche la plus près du corps doit être isolante et doit éloigner l’humidité de la peau afin de la maintenir sèche.
Choisir les vêtements permettant une mobilité et une dextérité optimale et assurant le meilleur compromis possible entre le niveau de protection et les exigences inhérentes à la tâche à effectuer.
Choisir les matériaux des vêtements de protection offrant le meilleur isolement vestimentaire (indice IREQ) en fonction de la température et de la tâche à effectuer.
Assurer une bonne protection thermique de la tête. Le port d’un bonnet ou d’un casque de sécurité avec doublure isolante permet d’empêcher une perte de chaleur excessive. Presque 50 % de la chaleur corporelle est en effet perdue par la tête chez un sujet habillé.

Pour se protéger du froid, privilégiez plusieurs couches de vêtements à un seul vêtement épais
Prévoir des chaussures antidérapantes et pourvues d’une bonne isolation thermique.
Pour des travaux par temps de pluie ou de neige, prévoir un vêtement imperméable.
S’assurer du confort et de la compatibilité des équipements de protection individuelle pour un autre risque (travail en hauteur, protection respiratoire...) lorsqu’ils sont utilisés conjointement à l’habillement de protection contre le froid.

Mesures destinées aux services de santé au travail
  Surveiller l’état de santé général du personnel exposé (température, pression artérielle, pathologie chronique stable).
Informer les salariés des risques d’hypothermie et des mesures préventives à mettre en place pour se protéger du froid.
Etre particulièrement vigilant pour les salariés exposés de façon épisodique au froid (nouveaux embauchés, intérimaires).
Inciter les salariés à consulter leur médecin en cas d’aggravation d’une pathologie préexistante à risque.
Conseiller aux salariés exposés une alimentation adaptée permettant un apport énergétique suffisant pour la durée journalière de l’activité.
Identifier les médicaments pris de façon régulière pouvant altérer l’adaptation de l’organisme au froid. Réévaluer l’intérêt de chacun en terme de bénéfice-risque individuel et supprimer tout médicament paraissant inadapté.




Pour en savoir plus en quelques clics...

Documents INRS

GANEM Y., POMIAN J.L., LABORDE L., BRASSEUR G. "Ambiances thermiques : travailler au froid". Dossier médico-technique. TC 109. Paru dans Documents pour le médecin du travail, n° 107, septembre 2006, 17 p. (format pdf, 639 ko)
BRASSEUR G. "Froid : un risque plus que saisonnier". Travail et sécurité, n° 660, mars 2006, pp. 14-17 (format pdf, 569 ko)
MALCHAIRE J. « Stratégie générale de gestion des risques professionnels. Illustration dans le cas des ambiances thermiques au travail ». ND 2165. INRS, 2002, 12 p. (format pdf, 144 ko)
« Conception des lieux et des situations de travail. Santé et sécurité : démarches, méthodes et connaissances techniques ». ED 950. INRS, 2005, 152 p. (format pdf, 4,8 Mo)


Autres documents

« Travail dans des conditions de chaleur ou de froid extrêmes ». Réponses SST du Centre canadien d'hygiène et de sécurité (CCHST / Canada)
http://www.cchst.ca/reponsessst/phys_agents/hot_cold.html
« Exposition au froid. Généralités ». Réponses SST du Centre canadien d'hygiène et de sécurité (CCHST / Canada)
http://www.cchst.ca/reponsessst/phys_agents/cold_general.html
« Exposition au froid. Effets sur la santé et premiers soins ». Réponses SST du Centre canadien d'hygiène et de sécurité (CCHST / Canada)
http://www.cchst.ca/reponsessst/phys_agents/cold_health.html
« Exposition au froid. Travailler au froid ». Réponses SST du Centre canadien d'hygiène et de sécurité (CCHST / Canada)
http://www.cchst.ca/reponsessst/phys_agents/cold_working.html
« Contrainte thermique : le froid ». 2e édition. Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST / Québec / Canada), 2004, 16 p.
http://www.csst.qc.ca/portail/fr/publications/dc_200_16182_3.htm
« Les environnements froids et le travail au froid », extrait de « La chaleur et le froid », Chapitre 42 du volume 2 de l’Encyclopédie de l’hygiène et de la sécurité du travail, 3e édition française, traduction de la 4e édition anglaise (Bureau international du travail / BIT)
http://www.ilo.org/public/french/protection/safework/cis/products/encyclo/pdf/
« Programme sur le refroidissement éolien ». Service météorologique du Canada (SMC / Canada)
http://www.smc.ec.gc.ca/education/windchill/index_f.cfm
« Froid et Santé. Eléments de synthèse bibliographique et perspectives ». Institut de veille sanitaire (InVS / France)
http://www.invs.sante.fr/publications/2004/froid_et_sante/index.html
Recommandations en cas de vague de grand froid (ministère de la Santé / France)
http://www.sante.gouv.fr/ (rechercher par Froid)
« Episode de grand froid et médicaments » (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé / AFSSAPS / France)
http://agmed.sante.gouv.fr/htm/10/froid/
Institut international du froid (IIF)
http://www.iifiir.org/indexfr.php
Association des ingénieurs en climatique, ventilation et froid (AICVF / France)
http://www.aicvf.com/

 

Autres références bibliographiques

Général

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BITTEL J., SAVOUREY G. « Travail au froid ». Encyclopédie médico-chirurgicale. Toxicologie, pathologie professionnelle 16-400-A-10. Editions scientifiques et médicales Elsevier, 2004
GAUVIN J.P. « Froid et travail. Hypothermie, engelures et histoires à donner froid dans le dos ». Travail et santé (Canada), vol. 20, n° 3, septembre 2004, pp. 42-44
« Le travail dans le froid artificiel ». PreventFocus (Belgique), n° 2, février 2003, pp. 4-6
« Documentation of the threshold limit values for physical agents ». 7e edition. American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH), 2001
ROUSSEAU A., CLOOSEN F. « Le travail dans le froid artificiel ». Ministère fédéral de l’Emploi et du travail (Belgique), 1998, 36 p.
VOGT J.J., METZ B. « Ambiances thermiques ». Extrait de : SCHERRER J. et coll. « Précis de physiologie du travail. Notions d’ergonomie ». 2e édition. Masson, 1992, pp. 217-263


Physiologie / pathologie


« Modification de la température corporelle ». Extrait de : BRAUNWALD et coll. « HARRISON. Principes de médecine interne ». 15e édition. Médecine-Sciences Flammarion, 2002, pp. 90-91
CARPENTIER P. « Phénomène de Raynaud ». Revue du praticien, 15 janvier 2005, vol. 55, n° 1, pp. 103-107


Evaluation des risques

MALCHAIRE J., PIETTE A., MOENS G., BOODTS S. et coll. « Ambiances thermiques de travail. Stratégie SOBANE. Gestion des risques professionnels ». Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale de Belgique, 2005, 97 p. (disponible en ligne sur www.emploi.belgique.be)
APTEL M. « Evaluation d’une ambiance thermique de travail : description des ambiances thermiques froides, présentation succincte des indices disponibles et proposition d’un modèle d’action ». Travail humain, vol. 60, n° 4, décembre 1997, pp. 337-361


Normalisation

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« Ergonomie des ambiances thermiques. Contact avec des surfaces froides. Partie 3. Données ergonomiques et guide d’application ». Projet de norme. PR NF EN ISO 13732-3. Indice de classement X 35-112-3PR. Association française de normalisation (AFNOR), 2002, 27 p.
« Ambiances thermiques. Appareils et méthodes de mesure des grandeurs physiques ». Norme française homologuée. NF EN ISO 7726. Indice de classement X 35-202. Association française de normalisation (AFNOR), 2002, 62 p.
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« Ergonomie des ambiances thermiques. Principes et application des normes internationales pertinentes ». Norme française homologuée. NF EN ISO 11399. Indice de classement X 35-208. Association française de normalisation (AFNOR), 2001, 25 p.
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