INRS
Site anglais Plan du site Contactez nous Appel d'offres Recherche simple   ok
fil RSS Aide Liens utiles Nous recrutons Recherche anvancée Mentions légales

 Tout sur l'INRS
 Quoi de neuf ?
 Se documenter
 Se former
 La recherche INRS
 Bases de données
 Espace presse
 Evènements INRS
Passez la souris sur les flèches du menu et découvrez le contenu des rubriques.

Actualité
Mise à jour : 30/09/2004


Conséquences de l'explosion d'AZF sur la santé des travailleurs



L'Institut de veille sanitaire (InVS) vient de publier une étude qui évalue l'impact de l'explosion d'AZF sur la santé des personnes travaillant à Toulouse. Outre les blessures, on peut noter que nombre de ces personnes souffrent de stress post-traumatique.



L'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le 21 septembre 2001, a fait 30 morts et détruit ou fortement endommagé 1 300 établissements. Trois ans après le drame, les épidémiologistes de l'Institut de veille sanitaire (InVS) poursuivent leurs études pour évaluer et compléter le bilan. Les premières conclusions viennent d'être publiées dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Une partie de ce document est consacré à la santé des sauveteurs qui sont intervenus le jour de l'accident et à celle des travailleurs de l'agglomération toulousaine.
Un programme de surveillance épidémiologique a été mis en place pour évaluer les effets de l’explosion sur la santé des travailleurs et des sauveteurs.
 
Une enquête transversale a été réalisée un an après l’explosion. Elle avait pour objectif d’évaluer les conséquences matérielles, physiques et psychologiques, ainsi que le recours aux soins. En outre, les données nécessaires à une analyse ultérieure des causes de décès de la population enquêtée ont été recueillies. Une cohorte de volontaires destinée à évaluer l’impact sanitaire et le devenir socioprofessionnel des personnes à moyen terme (5 ans) a été initialisée en mai 2003, en coopération avec le Centre d’examens de santé (CES) de la Caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) de Toulouse et le Centre technique d’appui aux centres d’examens de santé (Cetaf).
Cette enquête a été menée auprès de deux catégories de travailleurs : ceux de la zone proche de l'explosion (zone P : 3 km autour du site) et ceux de la zone éloignée (zone E : reste de l'agglomération).

La prévalence du syndrome post-traumatique (SPT : 12% chez les hommes et 18% chez les femmes) est significativement plus élevée en zone P qu'en zone E et très supérieure à la fréquence de ce syndrome dans la population générale européenne (1% chez les hommes et 3% chez les femmes). Cette prévalence est nettement moins élevée chez les sauveteurs que chez les travailleurs (5% chez les hommes et 6% chez les femmes). Des différences qui sont probablement dues au fait que les sauveteurs semblent mieux préparés à vivre les situations de catastrophe. Néanmoins, la fréquence du SPT chez les sauveteurs n'est pas négligeable et "mérite une attention particulière".


Pour en savoir plus en quelques clics...

"21 septembre 2001 - 21 septembre 2004 : bilan de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse". Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), n° 38-39, septembre 2004, 8 p. (fichier pdf, 262 ko)
http://www.invs.sante.fr/beh/2004/38_39/beh_38_39_2004.pdf





A voir aussi :