Rouget du porc

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Agent pathogène et pathologie > retour au sommaire

 Descriptif de l'agent pathogène

Nom de l'agent :Erysipelothrix rhusiopathiae

Synonyme(s) : Bacille du Rouget

Type d'agent : Bactérie

Descriptif :

Bacille à gram positif, anaérobie ou aérobie facultatif, non sporulé.

Groupe de classement : 2

 

 Pathologie

Nom de la maladie : Rouget (du porc)

Synonyme(s) : Erysipéloïde de Baker-Rosenbach; érysipélotrichose; maladie des poissonniers

 

 Réservoir et vecteur

Type de réservoir : Animal Environnement
Porcs surtout, moutons, autres ruminants, poissons, crustacés, plus rarement oiseaux, volailles, rongeurs.
Animaux souvent porteurs sains.
Contamination du milieu extérieur : sol et eau.

Principale source : Sang; Urines; Selles; Salive; Squames cutanés
Souvent os ou arêtes (à l’occasion de blessures), parfois simple contact avec animal contaminé (divers poissons et crustacés sont porteurs de germes dans le mucus qui les recouvre).

 

 Viabilité, infectiosité

Viabilité, résistance physico-chimique :

Le germe survit 5 semaines dans l’eau, le sol, plusieurs mois dans la matière organique, cadavre, salaisons.
Résistant à la dessiccation, au froid, et même à la congélation.
Tué par chauffage 10 minutes à 70 °C, sensible aux désinfectants usuels.

Infectiosité :

Dose infectieuse inconnue.

 
 

 Données épidémiologiques

Population générale :
Rare.

Milieu professionnel :
Cas décrits principalement en abattoirs, boucheries, poissonneries plus rarement chez les vétérinaires.
Actuellement entre 5 et 10 cas reconnus par an de maladies professionnelles.

 

 Transmission

Mode de transmission : Blessure par esquille d’os ou arête de poisson, ou écailles.
Souillure d’une plaie existante.
Pas de transmission interhumaine.

Période de contagiosité : Sans objet.

 

 Maladie

Incubation : 12 à 48 heures (maximum 10 jours).

Clinique Plaque érythémateuse violacée, douleur, brûlure, prurit au site d’inoculation.
Résolutif en 2 à 4 semaines.
Arthrite ou septicémie, voire endocardite si terrain immuno-déprimé ou absence de traitement.

Diagnostic : Avant tout clinique si infection locale.
Isolement du germe difficile mais possible sur biopsie cutanée, et hémocultures culture de liquide articulaire… en cas de forme disséminée.

Traitement : b-lactamine (pénicilline G) pendant une semaine si infection locale, 1 mois si endocardite.
Ou doxycycline ou macrolide en cas d’allergie aux b-lactamines.

 

 Prévention vaccinale

Pas de vaccin disponible

Pas de vaccin disponible pour l’homme, mais il existe un vaccin efficace pour les porcs.

 

 Caractéristiques de l'immunité

Immunité naturelle : Non.

Immunité vaccinale : Sans objet.

 

 Populations à risque

Activités exposantes :

Travail en présence d’animaux infectés ou de leur environnement souillé (litières, locaux, véhicules).
Manipulation de viandes, abats, poissons, crustacés : personnels d’abattoir, bouchers-charcutiers, équarrisseurs, naturalistes, poissonniers, écailleurs, pêcheurs, vétérinaires, éleveurs et personnels de laboratoire vétérinaire.

Terrain à risque accru d'acquisition :  Néant.

Terrain à risque accru de forme grave : Immuno-dépression, diabète, alcool, dénutrition...

Grossesse : Pas de spécificité.

 
 

Que faire en cas d'exposition ? > retour au sommaire

 Définition d'un sujet exposé

Blessure au contact d’un animal infecté : essentiellement par os (porc) ou arêtes (poissons).

 

 Conduite à tenir immédiate

Se laver les mains après exposition. En cas de plaie, désinfecter et couvrir avec pansement imperméable.

 

 Evaluation du risque

Source :
Produits biologiques : mucus ou arêtes de poisson, os, esquilles de porcs.

Type d’exposition : blessure ou contact d’une plaie préexistante avec des produits biologiques contaminés.

Sujet exposé :
Formes graves sur terrain fragile.

 

 Mesures prophylactiques

Pas d’indication à un traitement prophylactique.

 

 Suivi médical

Surveiller la plaie surtout les premières 48 heures et jusqu’à 10 jours pour un traitement curatif précoce.

 

 Conseils

Pour l'entourage du sujet :

Pas de transmission interhumaine mais vigilance dans l’entourage professionnel exposé à une même source.

En cas de grossesse :


Pas de spécificité.

 

 Démarche médico-légale

Déclaration obligatoire : Pas de déclaration obligatoire

Réparation :

- au titre d'un Tableau de maladies professionnelles :
   Régime général : n° 88
   Régime agricole : n° 51
Consultez la base de données Tableaux de maladies professionnelles. Guide d'accès et commentaires
- maladies hors tableau et fonction publique : selon expertise

 

Cas particulier du laboratoire > retour au sommaire

 Epidémiologie du risque en laboratoire

Cas en laboratoire d'analyses (médicales, vétérinaires...) publiés depuis 1985 :

Pas de donnée.

Cas en laboratoire de recherche publiés depuis 1985 :

Pas de donnée.

Cas historiques (publiés avant 1985) :

Plus de 50 cas rapportés entre 1940 et 1976.

 

 Spécificité de l'évaluation du risque

Pas de risque spécifique identifié. Se reporter au chapitre précédent « Que faire en cas d’exposition ? ».

 

 Incidence sur la conduite à tenir et prophylaxie

Sans objet. Se référer au chapitre précédent « Que faire en cas d’exposition ? ».

 

Eléments de référence  > retour au sommaire

 Centre national de référence :

Non

 Bibliographie

Textes de référence :

Autres documents :

Bricaire F - Infection à "Erysipelothrix rhusiopathiae". Encyclopédie médico-chirurgicale. Maladies infectieuses 8-017-S10. Paris : Editions scientifiques et médicales Elsevier ; 2001 : 3 p.

Érysipèles animaux et érysipéloïde humaine. In : Acha PN, Szyfres B - Zoonoses et maladies transmissibles communes à l’homme et aux animaux. Volume 1 : bactérioses et mycoses. 3e édition. Paris : Office International des Épizooties, Organisation mondiale de la santé animale ; 2005 : 85-92, 382 p.

Euzéby JP - Erysipelothrix rhusiopathiae. Dictionnaire de Bactériologie Clinique, 2004 (www.bacterio.cict.fr/bacdico/ee/rhusiopathiae.html)

Reboli AC, Farrar WE - Erysipelothrix rhusiopathiae: an occupational pathogen. Clin Microbiol Rev. 1989 ; 2 (4) : 354-59.

Chaillon A, Besnier JM, Choutet P - Pathologie d’inoculation. Rev Prat. 2008 ; 58 (2) : 213-21.

Bibliographie spécifique aux laboratoires :

Consultez la bibliographie spécifique dans le Guide de lecture

 

Mise à jour de la fiche : Décembre 2008 > retour au sommaire

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