Jeune travailleur

Faciliter le passage de la théorie à la pratique

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L'apprenti a besoin d'un tuteur qui le guide dans ses tâches

La fréquence des accidents du travail dont sont victimes les 18-25 ans est plus de deux fois supérieure à celle de l’ensemble des salariés. Poser des questions, se protéger, être attentif à la sécurité des collègues… les réflexes de sécurité s’acquièrent dès les premiers jours de travail. À condition d’être accompagné et encadré.

Un jeune embauché manque d’expérience dans le poste qu’il occupe et plus généralement dans le monde professionnel. Lors de ses premiers jours de travail, il passe brutalement de la théorie à la pratique et peut se trouver désemparé face à la réalité de sa tâche. Plus que d’autres, les jeunes peuvent avoir du mal à formuler leurs questions, à estimer les dangers et connaître leurs limites. Quand leur statut est précaire (temps partiel, stage, faible rémunération…), ils ne se sentent pas, en outre, incités à s’investir dans la sécurité.

Accompagnement rapproché

Il est important d’anticiper les besoins spécifiques en accompagnement qui découlent des profils des jeunes recrues. Comme pour tout nouvel embauché, une personne doit être chargée de l’accompagnement d’un jeune durant sa période d’intégration. Cette personne ressource sera attentive à délivrer une information la plus concrète possible. Elle favorisera les démonstrations au poste de travail et laissera la place aux questions. Elle s’assurera, d’autre part, que les explications données sont assimilées.

Droits et devoirs

Certains travaux considérés comme dangereux et susceptibles d’entraîner des risques spécifiques tenant à l’âge des travailleurs sont interdits aux moins de 18 ans.

Comme tous les salariés, le jeune embauché a des droits : être protégé, être informé des risques existants, s’exprimer sur les conditions de travail, se retirer en dernier recours lorsque les conditions de travail présentent un danger grave et imminent…

Le jeune embauché a aussi des devoirs : il doit respecter les règles de sécurité, ne pas se mettre en danger et être attentif à la sécurité de ses collègues. Il doit également signaler les dysfonctionnements qu’il observe.

Jeunes et anciens

Les relations au travail évoluent et les différences entre générations entraînent parfois des incompréhensions entre jeunes travailleurs et collègues plus âgés. Pour faciliter les échanges, certaines entreprises organisent la transmission des savoir-faire par des dispositifs de tutorat.

Pour ménager les salariés vieillissants, il arrive par ailleurs que les postes les plus contraignants physiquement soient réservés aux plus jeunes, censés être « plus résistants ». Attention à ne pas laisser se développer une répartition inéquitable des charges de travail. Cela peut aggraver le turn over ou provoquer des phénomènes d’usure précoce (risques de troubles musculosquelettiques) chez les jeunes.

Cadre réglementaire Jeunes travailleurs

Les travaux comportant un risque mécanique, exposant à un risque chimique et à un risque électrique sont interdits aux moins de 18 ans (articles D. 4153-21 à D. 4153-47). Cela concerne notamment les travaux d’entretien et de nettoyage des machines, l’utilisation de machines dangereuse, la conduite de certains engins ou encore certains travaux en hauteur dans les chantiers du bâtiment. La directive européenne 94/33 du 22 juin 1994 établit, en outre, une obligation générale de protection qui contraint les Etats membres à interdire plus généralement les travaux susceptibles d’entraîner des risques spécifiques pour les jeunes.

Dans le cadre d’un contrat d’apprentissage ou d’un enseignement technique, les jeunes peuvent néanmoins être autorisés à utiliser les machines ou appareils dont l’usage est interdit, sous réserve d’une demande de dérogation à l’inspecteur du travail, soumise à un avis médical et technique (D. 4153-44). Des circulaires ont, d’autre part, précisé les moyens pour préparer les jeunes à leur vie professionnelle. C’est le cas dans le domaine de l’électricité (circulaire DRT du 15 décembre 1997) ou pour le cas de la conduite de machines mobiles dans le cadre de la formation en alternance (circulaire du ministère de l'agriculture du 27 février 2004).

D’autre part, la durée du travail des moins de 18 ans et les temps de repos sont réglementés. Ainsi, par exemple, les moins de 18 ans ne peuvent pas travailler de nuit (entre 22 heures et 6 heures, entre 20 heures et 6 heures pour les moins de 16 ans) (articles L. 3163-2, L. 6222-26 et R. 3163-1). Des dérogations peuvent être délivrées sous condition à certains établissements et secteurs d’activité.

Des obligations de sécurité s’appliquent spécifiquement aux apprentis et stagiaires

 

Mis en ligne le 22 janvier 2013

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