Salons de coiffure

Éviter les TMS et les allergies

Augmenter la taille des caractères Diminuer la taille des caractères

Envoyer à un ami

Imprimez la page

Ajouter à ma sélection

Contacter l'INRS

Le métier de coiffeuse

Dos courbé, tête penchée, coude levé… Les coiffeurs ont un métier physiquement contraignant qui les expose particulièrement aux risques de troubles musculosquelettiques. Du fait des produits qu’ils manipulent, ils sont, d’autre part, sujets aux affections respiratoires et cutanées. De nombreux parcours professionnels peuvent être stoppés par ces affections invalidantes.

Maux de dos, épaules douloureuses, pathologie du coude ou syndrome du canal carpien : les TMS sont en forte augmentation parmi les coiffeurs. La survenue de ces troubles s’explique par les postures de travail pénibles, les efforts physiques et les gestes répétitifs. D’autres facteurs favorisants peuvent être à l’œuvre dans les salons de coiffure parmi lesquels une charge de travail élevée qui renforce la sollicitation des muscles et des articulations, des pauses de récupération insuffisantes ou encore des phénomènes de stress.

Produits chimiques dangereux : à examiner de près

La manipulation de shampoings, de produits de coloration, de décoloration, de permanente ou de défrisage expose les professionnels de la coiffure à des substances chimiques dangereuses. Susceptibles de pénétrer dans l’organisme par inhalation, contact avec la peau, voire ingestion, elles provoquent notamment des affections cutanées ou respiratoires : eczéma, asthme, rhinite… Le risque d’être atteint d’une allergie, deuxième cause de maladie professionnelle chez les coiffeurs, est à prendre au sérieux car une fois la maladie déclarée, tout contact avec la substance en cause peut provoquer une crise.

En 1993, le CIRC a, par ailleurs, classé l’exposition professionnelle des coiffeurs dans le groupe des activités probablement cancérogènes.

Autres risques professionnels des coiffeurs

Parmi les autres risques qui peuvent concerner les coiffeurs :

  • risques de chutes et de glissades (première cause d’accident),
  • risques liés aux équipements de travail dont coupures, brûlures,
  • risques psychosociaux : stress (charge de travail, relations tendues avec la clientèle…),
  • risques liés aux ambiances physiques de travail : bruit du matériel, fond sonore, éclairage inadapté, ambiances thermiques chaudes ou froides…
  • risques routiers en cas de déplacement chez les clients…

Risques à évaluer, mesures à identifier

L’employeur est tenu d’évaluer les risques auxquels sont exposés ses salariés, y compris les apprentis. Pour être efficace, cette étape associe le personnel concerné et prend en compte l’ensemble des activités de travail, dont les étapes de préparation des actes techniques, de nettoyage du salon et des postes de travail.

Sur la base des résultats de cette évaluation, des mesures de prévention doivent être identifiées. En application des principes généraux de prévention du Code du travail, elles visent en priorité à éviter le risque (par exemple, éviter les manutentions de charges lourdes) ou à donner la priorité à la protection collective (par exemple, installer un local dédié à la préparation des produits avec système d’aspiration localisée).

Les améliorations peuvent concerner :

  • L’aménagement des locaux : sols antidérapants pour éviter les chutes (une des principales causes d’accident), postes de travail suffisamment espacés pour permettre l’usage des tabourets à la coupe, local pour la préparation des produits…
  • L’équipement : sièges de clients et bacs de lavage réglables, sèche-cheveux non bruyants et aisés à manier, choix de produits de coiffage proscrivant les CMR, sans substances allergisantes, plutôt sous forme de gel afin d’éviter la dispersion des polluants.
  • L’organisation du travail : anticipation des pics d’activité, rotation des tâches pour éviter les gestes répétitifs, nettoyage à l’humide pour réduire la dispersion des poussières, accueil des nouveaux embauchés ou des apprentis, information et formation du personnel aux mesures de prévention des risques…

En complément, il convient de ne pas négliger :

  • le port de gants de travail : gants jetables adaptés pour la préparation, la pose ainsi que pour le rinçage du produit et le nettoyage des instruments, gants réutilisables à manchette haute pour les shampooings,
  • le respect des règles d’hygiène individuelle et collective : lavage des mains avec un savon neutre, entretien des mains avec des crèmes protectrices, nettoyage des tenues de travail, interdiction de manger dans les locaux…

Mis en ligne le 12 juillet 2013

Haut de page

Page extraite du site www.inrs.fr Copyright © INRS