Vibrations
Travailler sans secousse
Conduire un engin de chantier, de transport ou de manutention, manipuler un marteau-piqueur ou une meuleuse génère des vibrations qui se propagent à la main et au bras ou à l’ensemble du corps. À la longue, ces vibrations peuvent provoquer des douleurs dans le dos ou les membres supérieurs. La réglementation française limite l’exposition des travailleurs à ce type de vibrations. Des mesures de prévention doivent être mises en place ainsi qu’un suivi médical régulier des travailleurs.
On distingue 2 modes d’exposition aux vibrations :
- les vibrations transmises à l’ensemble du corps par les véhicules et les engins (chariots de manutention, engins de chantier…) et certaines machines industrielles fixes (tables vibrantes, concasseurs…),
- les vibrations transmises au système main-bras par des machines portatives (meuleuses, marteaux-piqueurs…), guidées à la main (pilonneuses, plaques vibrantes…) ou par des pièces travaillées tenues à la main (polissage…).
Effets sur la santé
À la longue, les vibrations les plus intenses peuvent entraîner des risques pour la santé des salariés, notamment des douleurs lombaires (lombalgies), des hernies discales ou le syndrome des vibrations dans les mains et les bras…
Ces maladies sont reconnues comme maladies professionnelles. Afin de limiter leur apparition, de nombreuses mesures de prévention peuvent être mises en place : réduction des durées d’exposition, choix du matériel et amélioration des conditions d’utilisation.
Prévention des expositions
Le décret n° 2005-746 du 4 juillet 2005 a marqué un tournant dans la prévention de l’exposition aux vibrations. Il a conduit à renforcer la lutte contre le risque vibratoire en fixant des valeurs limites d’exposition.
Ce décret oblige l’employeur à évaluer les niveaux de vibrations mécaniques auxquels les salariés sont exposés et de mettre en œuvre des mesures de prévention visant à supprimer ou à réduire les risques résultant de cette exposition (réduire les vibrations à la source, diminuer la transmission des vibrations au travailleur, réduire l’effet de transmission des vibrations et former les opérateurs).
Le suivi médical permet de dépister les signes précoces de maladies dues aux vibrations mécaniques, de proposer la mise en place d’actions de prévention et d’en vérifier l’efficacité à long terme. Ce suivi comprend notamment une visite médicale avant l’affectation au poste de travail et une surveillance médicale renforcée au long cours.
Mis en ligne le 14 août 2012
