Altitude
Grimper progressivement
Le développement du tourisme en montagne et en haute montagne entraîne la multiplication des métiers de l’altitude, que ce soit de façon saisonnière ou permanente. Or, en haute altitude, le sang est moins oxygéné, ce qui peut entraîner différents troubles ou être à l’origine de graves accidents pulmonaires ou cérébraux. L’ascension progressive, avec des paliers permettant une meilleure acclimatation à l’altitude, reste la meilleure prévention contre ces risques.
Plus l’altitude augmente, plus la pression et la teneur en oxygène diminuent, ce qui entraîne une hypoxie : le sang est de moins en moins oxygéné. Les conséquences peuvent varier : troubles du sommeil, vertiges, réduction des performances physiques ou problèmes cardiovasculaires. S’il est vrai que le risque augmente avec l’altitude, certaines personnes sensibles peuvent éprouver des symptômes du mal aigu des montagnes (MAM) dès qu’elles atteignent 2 500 m.
L’altitude expose également au froid, à l’humidité et aux rayonnements solaires (en particulier aux ultraviolets).
| Altitude (m) | Pression (%) | Température (°C) |
|---|---|---|
| Niveau mer | 100 | 15 |
| 1 000 | 95 | 12,4 |
| 2 000 | 78 | 2 |
| 3 000 | 69 | - 4,5 |
| 4 000 | 61 | - 11 |
| 5 000 | 53 | - 17,5 |
En France, les travailleurs se situent en général en haute altitude (entre 1 500 à 3 500 m).
Effets sur la santé d’une altitude élevée
L’altitude peut être à l’origine d’affections spécifiques : la moins grave est le mal aigu des montagnes, suivi de l’œdème pulmonaire de haute altitude et de l’œdème cérébral de haute altitude.
L’altitude peut également aggraver des maladies sous-jacentes, en particulier les maladies cardio-respiratoires. Ces affections ont d’autant plus de risque de survenir que l’ascension est rapide.
L’acclimatation est le processus par lequel les individus s’adaptent graduellement à l’hypoxie. Ce phénomène améliore la performance et la survie à des altitudes extrêmes. Le temps d’acclimatation est d’environ une semaine à 2 000 m, puis d’une semaine par 700 m supplémentaires.
Solutions pour prévenir les risques liés à l’altitude
La méthode la plus sûre est l’ascension progressive : éviter une ascension rapide jusqu’aux altitudes supérieures à 3 000 m, passer 2 à 3 nuits à une altitude de 2 500 à 3 000 mètres avant de poursuivre l’ascension… Des excursions d’une journée à une altitude supérieure suivies d’un retour à une altitude inférieure pour la nuit facilitent l’acclimatation.
L’exercice modéré (marche…) favorise l’acclimatation. En revanche, tout exercice intense doit être évité, en particulier au cours des 2 premiers jours en altitude.
Il est indispensable que des secouristes formés aux malaises liés à l’altitude soient en permanence présents sur les lieux de travail et qu’un plan d’évacuation d’urgence soit élaboré.
Mis en ligne le 16 septembre 2011
