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Effets du bruit sur la santé

Même à faible niveau, le bruit nuit

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Petit à petit le bruit tue l’ouïe

Le bruit devient gênant, voire dangereux, au-delà d’une certaine limite. Plus l’intensité du bruit et la durée d’exposition augmentent, plus le risque augmente. Si l’exposition à des niveaux de bruit très élevés se prolonge au fil des ans, le risque devient très important et peut conduire à une surdité, un phénomène irréversible. Mais, même à des niveaux plus faibles, le bruit peut avoir des conséquences sur la santé (fatigue, stress, troubles de l’attention…) et être à l’origine d’accidents.

Bourdonnements, sifflements d’oreille, baisse temporaire de l’audition… Ces troubles peuvent être annonciateurs d’un début de surdité. Si l’exposition à des niveaux élevés de bruit se poursuit, le risque est la perte irréversible de l’audition. L’exposition à certains solvants dits ototoxiques peut amplifier ces troubles.

Stades de la surdité

  • Surdité légère : le sujet ne se rend pas compte de sa perte auditive car les fréquences de la parole sont peu touchées.
  • Surdité moyenne : les fréquences aiguës de la conversation sont touchées, le sujet devient « dur d’oreille » et ne comprend plus distinctement ce qui se dit.
  • Surdité profonde et irréversible : le sujet n’entend plus, ou très peu, ce qui se dit.

La surdité peut être reconnue comme maladie professionnelle selon les critères médicaux, professionnels et administratifs stipulés dans le tableau 42 des maladies professionnelles du régime général et le tableau 46 du régime agricole.

Seuils de danger pour l’audition

On considère que l’ouïe est en danger à partir d’un niveau de 80 décibels, ou dB (A), durant une journée de travail de 8 heures Si le niveau de bruit est supérieur, l’exposition doit être moins longue. Si le niveau est extrêmement élevé (supérieur à 130 dB (A)), toute exposition, même de très courte durée, est dangereuse.

  • En dessous de 80 dB (A), une exposition prolongée au bruit peut provoquer fatigue, stress, anxiété, troubles de l’attention, troubles du sommeil, troubles cardiovasculaires, hypertension… Il peut également perturber la communication, gêner la concentration, détourner l’attention… et conduire à des accidents du travail.
  • Au-dessus de 80 dB (A), le bruit peut provoquer des bourdonnements, des sifflements d’oreille ainsi qu’une baisse temporaire de l’audition. Toutefois, cette fatigue auditive est réversible et peut disparaître en quelques jours ou quelques semaines à condition de ne pas être de nouveau exposé au bruit durant cette période.
  • À partir de 140 dB (C), un bruit soudain très intense, par exemple lors d’une explosion, peut entraîner une surdité brutale, totale ou partielle, réversible ou non.

Que faire en pratique si le bruit devient gênant au travail ?

  • Signaler le problème à l’employeur, aux membres du CHSCT ou aux délégués du personnel qui prendront les mesures de prévention nécessaires.
  • En parler au médecin du travail. En cas de risque pour l’audition, il proposera un examen audiométrique afin de dresser le bilan des dommages subis.
  • Porter un équipement de protection individuelle conte le bruit (casque antibruit, bouchons d’oreilles…) avant d’entrer dans un lieu bruyant ou pendant toute la durée d’exposition au bruit.

Seule la surveillance de l’audition par le médecin du travail permet de détecter la sensibilité d’une personne au bruit et de faire des bilans de pertes auditives.

Produits chimiques et surdité

Si le bruit est le facteur professionnel le plus nocif pour l’audition, certaines substances chimiques (comme les solvants aromatiques, le monoxyde de carbone…) ou encore certains médicaments (comme les antibiotiques, les diurétiques…) peuvent également provoquer des surdités. Ils pourraient même rendre l’oreille plus vulnérable aux agressions sonores.

Bruit et grossesse 

Si le bruit peut provoquer des surdités chez les travailleuses enceintes, il pourrait représenter également un danger pour les fœtus. En effet, au cours des 3 derniers mois de grossesse, l’oreille interne du fœtus est particulièrement sensible. Les bruits riches en basses fréquences (inférieures à 250 Hz) traversent facilement les barrières naturelles qui protègent le fœtus (parois abdominales et utérines, placenta et liquide amniotique) et sont donc potentiellement dangereux pour l’audition des enfants à naître.

Mis en ligne le 19 mars 2014

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