Éclairage des lieux de travail
Des règles à respecter pour travailler en sécurité
Un bon éclairage doit garantir la santé du personnel. C’est à la fois un gage de sécurité contre les accidents du travail mais aussi un gage de confort visuel pour les salariés dans leurs situations de travail. C’est d’ailleurs une obligation légale pour l’employeur, mais aussi pour le maître d’ouvrage qui conçoit les locaux. Dans tous les cas, l’éclairage naturel doit être privilégié et être complété si besoin par un éclairage artificiel.
Un bon éclairement du poste de travail permet d’éviter les accidents du travail, les chutes ou les postures précaires et doit améliorer le confort visuel des salariés pour préserver leur santé. Certaines obligations en matière d’éclairage visent non seulement les locaux fermés affectés au travail mais aussi certains espaces extérieurs (article L. 4211-1 du Code du travail). Un maître d’ouvrage a ainsi la responsabilité de concevoir et réaliser des locaux et leurs aménagements en respectant certaines règles en matière d’éclairage.
Combinaison lumière naturelle/artificielle
La lumière naturelle doit être privilégiée pour l’éclairage des locaux destinés à être affectés au travail, sauf dans les cas où la nature technique des activités s’y oppose (développement photo, par exemple). Et les locaux destinés à être affectés au travail doivent comporter, à hauteur des yeux, des baies transparentes donnant sur l’extérieur, sauf en cas d’incompatibilité avec la nature des activités envisagées (une activité liée à l’acoustique peut nécessiter de travailler entre des murs pleins, par exemple).
Éclairage naturel et artificiel dans une entreprise
Pour les locaux en sous-sol (magasins situés dans des galeries commerciales, par exemple), si des puits de lumières ne peuvent pas être disposés, des mesures compensatoires pour les salariés doivent être prévues.
Éclairer partout où les salariés travaillent
Les règles relatives à l’éclairage et à l’éclairement concernent les locaux affectés au travail et leurs dépendances (postes de travail, aires de circulation intérieures, passages, escaliers…) mais aussi les espaces extérieurs où sont effectués des travaux permanents ainsi que les voies de circulation extérieures empruntées de façon habituelle pendant les heures de travail. Des niveaux d’éclairement minimums sont à respecter pendant la présence du personnel dans ces lieux. Ils peuvent faire l’objet de relevés photométriques par un organisme agréé (prochainement accrédité) sur demande de l’inspecteur du travail.
| Zones et voies de circulation extérieures | 10 lux |
| Espaces extérieurs où sont effectués des travaux à caractère permanent | 40 lux |
| Voies de circulation intérieure | 40 lux |
| Escaliers et entrepôts | 60 lux |
| Locaux de travail, vestiaires, sanitaires | 120 lux |
| Locaux aveugles affectés à un travail permanent | 200 lux |
L’éclairage sera aussi adapté à la nature des travaux effectués par le salarié, pour son confort visuel. Il peut être nécessaire de modifier les niveaux d’éclairement suivant les capacités visuelles des travailleurs. Le médecin du travail peut alors proposer des mesures adaptées.
| Mécanique moyenne, dactylographie, travaux de bureau… | 200 lux |
| Travail de petites pièces, bureau de dessin, mécanographie… | 300 lux |
| Mécanique fine, gravure, comparaison de couleurs, dessins difficiles, industrie du vêtement… | 400 lux |
| Mécanique de précision, électronique fine, contrôles divers… | 600 lux |
| Tâche très difficile dans l’industrie ou les laboratoires… | 800 lux |
Protéger contre l’éblouissement
Les zones de travail à l’intérieur des locaux doivent être protégées des sources d’éblouissement, soit par la conception même des ouvertures, soit par l’apposition de protections sur les sources d’éclairage (grilles de défilement sur les luminaires par exemple).
Comme les maîtres d’ouvrage ont l’obligation de disposer des baies vitrées à hauteur des yeux, des dispositions particulières doivent être prises pour les activités où le rayonnement solaire direct pose problème. Des vitres réfléchissant ou absorbant la quasi-totalité des rayonnements néfastes existent.
Mis en ligne le 19 septembre 2011
