Dossier




Mise à jour : 14/04/2009


Amiante : l'essentiel

L'amiante est un matériau aux multiples qualités qui a été massivement utilisé mais s'est révélé hautement toxique. Le nombre de cancers qu'il a induit ne cesse d'augmenter. Interdit en France depuis 1997, il reste présent dans de nombreux bâtiments et machines. Ce dossier rappelle les caractéristiques de l'amiante et fait le point sur la protection des travailleurs (réglementation, méthodologie d'intervention sur des matériaux susceptibles de contenir de l'amiante).


  Généralités
  Qu'est ce que l'amiante ?
Quelles sont les propriétés de l'amiante ?
Quels produits sont amiantés ?

Historique de la problématique "amiante"
  Usage de l'amiante de l'Antiquité au XXe siècle
Connaissance et prévention du risque "amiante"
Perspectives

Pathologies liées à l'amiante
  Mécanisme toxicologique
Atteintes pleurales bénignes
Asbestose
Cancers

Réglementation en vigueur
  Protection de la population
Protection des travailleurs
Protection de l'environnement
Réparation

Prévention du risque "amiante"
  Chantiers de désamiantage
Travaux d'entretien ou de maintenance
Traitement des déchets
Substitution de l'amiante
Bilan des travaux / publications de l'INRS

En savoir plus en quelques clics
  Données réglementaires
Données toxicologiques
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Pathologies professionnelles
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Autres références bibliographiques
  Publications INRS
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Normes de métrologie
Ouvrages en français


Consultez notre site web destiné aux travailleurs du second oeuvre du bâtiment :
www.amiante.inrs.fr

Généralités

  Qu'est-ce que l'amiante ?

Roche brute d'amiante
Le terme "amiante" désigne un ensemble de silicates fibreux résistants au feu. Son synonyme, "asbeste", qui vient du latin "asbestos" (incombustible), est peu utilisé en français.
Deux groupes minéralogiques d’amiante, les serpentines et les amphiboles, sont ou ont été exploités industriellement et commercialement :
  Les serpentines ne comportent qu’une variété d'amiante : le chrysotile (amiante blanc).
Les amphiboles comportent cinq variétés d'amiante
: l'anthophyllite, l'amosite, l'actinolite, la trémolite et la crocidolite. Deux ont été très utilisées : l'amosite (amiante brun) et la crocidolite (amiante bleu).
Ces variétés d'amiante ont en commun d'être composées essentiellement d'atomes de silicium (Si) et d'oxygène (O) structurés en tétraèdres silicate (SiO4). Plusieurs éléments peuvent se combiner avec les atomes d'oxygène : magnésium, fer, sodium...

Caractéristiques des 3 principales variétés d'amiante (d'après Badollet, Harben, Virta et Mann)
 
SERPENTINE
AMPHIBOLES
Chrysotile
Amosite
Crocidolite
Couleur
blanc
brun
bleu
Longueur max. des fibres
40 mm
70 mm
70 mm
Diamètre des fibrilles
0,02 µm
0,1 µm
0,08 µm
Eléments associés aux SiO4
Mg
Mg, Fe
Fe, Na

Un échantillon naturel d'amiante est composé d'une ou de plusieurs des 6 variétés minérales répertoriées, et peut aussi contenir de petites quantités de minéraux siliceux non fibreux (quartz, feldspath, mica...).


Quelles sont les propriétés de l'amiante ?
Les principales propriétés de l'amiante sont :
  la résistance au feu,
une faible conductivité thermique, acoustique et électrique,
la résistance mécanique (à la traction, à la flexion et à l'usure),
la résistance aux agressions chimiques (acides et bases),
l'élasticité,
la possibilité d'être filé et tissé,
un faible coût.
Ces propriétés diffèrent selon la variété.


Quels produits sont amiantés ?
L'amiante a longtemps été considéré comme un matériau miracle, peu cher, et aux qualités exceptionnelles. Il a été utilisé massivement pendant plus de 130 ans. La consommation d'amiante en France était à son plus haut niveau entre 1973 et 1975 : on utilisait alors environ 150 000 t/an. Ce sont plusieurs milliers de produits à utilisation industrielle ou domestique qui ont été fabriqués. On peut les classer en fonction de leur présentation :
  l'amiante brut en vrac était utilisé pour l'isolation thermique en bourrage ou en flocage (projection) ;
l'amiante tissé ou tressé était aussi utilisé dans les équipements de protection individuelle (EPI), pour l'isolation thermique de canalisations, de câbles électriques...
l'amiante sous forme de feuilles ou de plaques de papier ou de carton d'épaisseur variable (5 à 50 mm) était utilisé pour l'isolation thermique d'équipements chauffants, dans les faux-plafonds, les joints...
l'amiante sous forme de feutre servait surtout à la filtration ;
l'amiante mélangé à du ciment (amiante-ciment) a permis de fabriquer de multiples composés pour la construction : plaques ondulées, éléments de façade, gaines de ventilation, canalisations...
l'amiante incorporé dans d’autres produits minéraux était présent dans des mortiers à base de plâtre, dans des mortiers-colles, des enduits...
l'amiante mélangé à des résines, des matières plastiques ou à des élastomères permettait de fabriquer des joints, des revêtements, des garnitures de freins, mais aussi des produits liquides ou pâteux comme des peintures, des vernis, des mastics, des mousses d'isolation...
l'amiante incorporé aux bitumes servait pour l'étanchéité des toitures, contre la corrosion, pour les revêtements routiers...

L'utilisation de l'amiante a été progressivement restreinte jusqu'à son interdiction totale en France en 1997. Aucun de ces produits amiantés n'est plus fabriqué ni importé en France depuis cette date. Cependant, il subsiste des matériaux amiantés, en particulier dans les bâtiments.
Il existe un inventaire des dénominations commerciales des produits contenant de l'amiante réalisé par l'INRS en 1998 ("Amiante : les produits, les fournisseurs", ED 1475).
 



Historique de la problématique "amiante"

  Usage de l'amiante de l'Antiquité au XXe siècle
Pratiquée depuis l'Antiquité, l'extraction d'amiante a commencé à se développer après 1860 , avec la découverte de grands gisements et sous l'impulsion de l'industrie textile. L'exploitation industrielle et commerciale n'a ensuite cessé d'augmenter, et ce jusqu'en 1975 (5 millions de tonnes extraites).
En France, l'importation d'amiante a fortement baissé à partir de 1975. En 1997, elle était interdite.

Périodes
Utilisation d'amiante
Jusqu'au XVIe siècle
Anecdotique
XVIIe siècle - 1860
Premières mines
1860 - 1975
Usage industriel et croissant
1975 - 1996
Usage contrôlé (décroissant)
Depuis 1997
Interdiction


Connaissance et prévention du risque "amiante"
Les premiers soupçons sur la dangerosité de l'amiante ont été émis au tout début du XXe siècle. C'est en 1931 qu'apparaît, au Royaume-Uni, la première réglementation pour la protection des travailleurs contre l'exposition à l'amiante. En France, l'asbestose a été prise en charge comme maladie professionnelle à partir de 1945 et les premières règles spécifiques de protection des travailleurs en 1977. Ensuite, l'usage a été de plus en plus limité, sous l'impulsion de directives européennes relatives tant à la limitation des utilisation qu'à la protection des travailleurs. L'interdiction complète a été annoncée en 1996 pour l'année suivante, avec quelques rares exceptions, qui ont pris fin le 1er janvier 2002.

Dates clefs dans la connaissance et la prévention du risque amiante
Année
Connaissance du risque amiante
Prévention du risque amiante en France
1906
Découverte de fibroses chez les ouvriers des filatures  
1913
  Aspiration à la source des poussières dangereuses
1927
Fibrose de l'amiante = asbestose  
1935
Découverte du lien entre asbestose et risque de cancer du poumon  
1945
  L'asbestose est introduite au tableau n° 25 des maladies professionnelles
1947
  Surveillance médicale spéciale
1949
  Port de protections respiratoires en cas d'exposition aux poussières dangereuses
1950
  Création du tableau n° 30 des maladies professionnelles pour prendre en charge les pathologies spécifiques à l'amiante
1960
Observation de mésothéliomes chez des travailleurs de l'amiante (Afrique du Sud)  
1965
1er mésothéliome décrit en France  
1973
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe les amphiboles parmi les substances cancérogènes Mise au point de méthodes de prélèvement et de comptage des fibres
1975
  Interdiction aux travailleurs de moins de 18 ans de travailler l'amiante
1976
  Le cancer broncho-pulmonaire et le mésothéliome sont pris en charge au titre du tableau n° 30
1977
Toutes les variétés d'amiante sont classées cancérogènes par le CIRC Premières valeurs limites d'exposition (VLE)
Suivi médical pour les travailleurs exposés
1978
  Interdiction du flocage
1982
Conférence de Montréal : les VLE ne protègent pas du risque de cancer  
1987
  Abaissement des VLE
1988
  Interdiction de l'amiante (excepté le chrysotile)
1992
  Abaissement des VLE
1996
Expertise collective de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) Interdiction totale de l'amiante
Abaissement des VLE

La directive européenne n° 1999/77/CEE du 26 juillet 1999 a interdit l'amiante au 1er janvier 2005 dans tous les Etats-membres.

En 1998, le Canada, 2ème producteur mondial d'amiante, a attaqué la décision française d'interdire l'amiante devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour violation des règles du GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce). Après presque trois ans de procédures, le contentieux a abouti à une victoire des Communautés européennes qui défendaient la France.
Dans son rapport publié en 2001, l'organe d'appel de l'OMC a jugé que le décret français interdisant l'amiante n'était pas contraire aux obligations de l'Union européenne vis-à-vis de l'OMC. Il a ainsi confirmé les conclusions du groupe spécial, qui avait confirmé notamment la cancérogénicité du chrysotile, l'absence d'un seuil d'innocuité, l'importance des populations à risques, l'inefficacité de l'utilisation contrôlée, la moindre nocivité des produits de substitution. C'est la première fois qu'un pays membre du GATT ou de l'OMC parvient à démontrer qu'une mesure nationale est "nécessaire à la protection de la santé et de la vie des personnes".
Le rapport du groupe spécial et le rapport de l'organe d'appel sont disponibles en français sur le site Internet de l'OMC.

L'Association internationale de Sécurité sociale (AISS) a présenté en septembre 2004 un rapport établi par l'INRS sur l'utilisation de l'amiante dans le monde. Ce rapport montre que la production d'amiante a tendance à augmenter de nouveau, en particulier en Russie et en Chine, depuis quelques années. La Commission spéciale de l'AISS a appelé à l'interdiction mondiale totale de la production et de l'utilisation de tous les types d'amiante. Cet appel a été renouvelé à plusieurs reprises.

Pour en savoir plus, téléchargez les documents AISS suivants :
  HURE P. "Maladies respiratoires liées à l’exposition à des produits tels que l’amiante : les mesures de prévention sont-elles suffisantes ?". Commission spéciale de prévention. AISS. 2004, 10 p. (format pdf, 102 ko)
"Déclaration sur l’amiante, Beijing 2004". AISS, 2004, 4 p. (format pdf, 52 ko)
"L'amiante : vers une interdiction mondiale". AISS, 2006, 36 p. (format pdf, 3,14 Mo)
http://www.issa.int/pdf/prevention/1amianteWeb.pdf
puce MARIE J.L. "Clôture de la session de la Commission spéciale de prévention de l’AISS. 12 sept. 2007, Moscou". 2 p. (format pdf, 23 ko)


Perspectives
Progression du nombre de maladies professionnelles (MP) liées à l'amiante reconnues par le régime général de la Sécurité sociale depuis 1985. Source : CNAMTS

La forte croissance du nombre de maladies professionnelles reconnues tient notamment aux pathologies induites par l'amiante, en particulier le cancer broncho-pulmonaire et le mésothéliome (cancer de la plèvre), tous les deux très graves.
Compte tenu du long délai qui s'écoule entre l'exposition à l'amiante et les cancers qui peuvent en résulter (jusqu'à 40 ans), le nombre de décès imputables à l'amiante est en phase de croissance.
Le nombre de pathologies bénignes de la plèvre est aussi en augmentation constante. Cela peut s'expliquer par les progrès dans la fréquence et l'efficacité de leur dépistage.
Quant aux cas d'asbestose, ils sont en nombre relativement constant.
 



Pathologies liées à l'amiante

L'expertise collective de l'Inserm de 1996 a réaffirmé que toutes les variétés d'amiante sont cancérigènes. Mais l'inhalation de fibres d'amiante peut aussi entraîner d'autres pathologies graves, comme l'asbestose, ou bénignes, comme les plaques pleurales.
Pour comprendre l'action de l'amiante sur le corps, visualisez notre animation "Attention amiante" :



  Mécanisme toxicologique

Schéma poumons / plèvre
Les fibres d'amiante sont constituées de faisceaux de fibrilles qui se séparent très facilement sous l'effet d'usinages, de chocs, de frottements... pour former un nuage de poussières très fines, souvent invisibles à l'œil nu.

La dimension des fibres est déterminante pour évaluer leurs effets sur la santé :
  plus une particule est petite, plus elle peut pénétrer profondément dans l'appareil respiratoire ;
plus les fibres sont longues et fines, plus l'organisme a des difficultés à les éliminer, et plus elles sont dangereuses.

Les fibres retenues dans les poumons peuvent interagir localement avec les tissus et provoquer une inflammation du poumon et/ou du tissu qui l'enveloppe : la plèvre.
Ces manifestations sont très progressives et ne se détectent pas facilement à un stade précoce. Si la quantité de fibres retenues est importante, une fibrose du poumon profond, l'asbestose, peut apparaître après plusieurs années.
Les cellules épithéliales des bronches sont également altérées par les fibres (divisions cellulaires perturbées). Dans certains cas et après un long temps de latence (entre le début de l'exposition et l'apparition de la maladie), une transformation cancéreuse peut survenir (cancer broncho-pulmonaire). Ces cancers broncho-pulmonaires seront d'autant plus fréquents qu'il existe une exposition concomitante à d'autres agents cancérogènes.
Enfin, certaines fibres vont avoir tendance à migrer vers l'extérieur de la cavité pleurale pour atteindre son enveloppe externe : la plèvre pariétale. A ce niveau, on pourra également voir se développer des zones de fibroses localisées (appelées plaques pleurales), ou après une latence encore plus longue, un cancer de la plèvre : le mésothéliome.


Atteintes pleurales bénignes
On distingue plusieurs lésions pleurales qui peuvent coexister ou se succéder :
  pleurésie bénigne : épanchement de liquide
fibrose pleurale diffuse : sclérose consécutive à une pleurésie
plaques pleurales (ou fibrose pleurale circonscrite) pouvant se calcifier au fil du temps,
atélectasie par enroulement : masse bénigne se développant au contact d'un épaississement de la plèvre.

Considérées comme un "marqueur d'exposition'' à l'amiante, les plaques pleurales sont en général sans conséquence mais il arrive qu'elles entraînent des douleurs, voire une légère diminution de la capacité respiratoire. Elles ne dégénèrent jamais en tissu cancéreux. La présence de plaques pleurales ne présage en rien du risque d'apparition d'un éventuel mésothéliome.
Les atteintes pleurales sont prises en charge au titre du tableau n° 30 du régime général et du tableau n° 47 du régime agricole.


Asbestose
Dans le cas d'empoussièrement important, l'amiante peut conduire à une sclérose du tissu pulmonaire : l'asbestose. Le risque d'asbestose et sa gravité dépendent du niveau et de la durée de l'exposition. Le temps de latence (entre le début de l'exposition et l'apparition de la maladie) est très variable. Il est d'autant plus court que l'exposition à l'amiante a été élevée. Il est généralement compris entre 10 et 20 ans.
Il n'y a pas de traitement médical efficace de l'asbestose à ce jour. L'évolution est variable : dans plus de la moitié des cas, l'asbestose reste stable, mais elle peut progresser vers l'insuffisance respiratoire.
Toute asbestose s'accompagne d'un risque accru de cancer broncho-pulmonaire.
L'asbestose est prise en charge au titre du tableau n° 30 du régime général et du tableau n° 47 du régime agricole.


Cancers
La plupart des cancers liés à l'amiante concernent le tissu pulmonaire, les bronches (cancers broncho-pulmonaires) ou la plèvre (mésothéliome pleural).
Il arrive que des mésothéliomes apparaissent au niveau d'autres enveloppes que la plèvre : le péritoine (qui entoure les viscères), le péricarde (qui entoure le cœur) et un tissu testiculaire.
Le rôle éventuel de l'amiante dans l'apparition de cancers du larynx, du tube digestif ou de l'appareil uro-génital est controversé.
Dans tous les cas, les premiers symptômes ou signes radiologiques surviennent plusieurs années après l'exposition.
  Cancer broncho-pulmonaire
L'exposition à l'amiante constitue à elle seule un facteur de risque de cancer broncho-pulmonaire, même en l'absence d'asbestose. Le risque d'atteinte tumorale est majoré par l'exposition à d'autres agents cancérogènes, en particulier la fumée de tabac.

Synergie tabac et amiante : risque de développer un cancer broncho-pulmonaire en fonction d'une exposition à l'amiante et/ou au tabac (d'après Hammon, Selikoff et Seidman)
 
Non exposé à l'amiante
Exposé à l'amiante
Non exposé au tabac
1
5,17
Exposé au tabac
10,85
53,24

Le cancer broncho-pulmonaire apparaît en moyenne 15 à 20 ans après l'exposition.
Dans un certain nombre de cas, on peut guérir d'un cancer du poumon, en particulier lorsque le diagnostic est précoce. Le traitement varie en fonction du degré d'évolution de la maladie, de la localisation des tumeurs et de l'état général de santé.
Lorsqu'il est lié à l'amiante, le cancer broncho-pulmonaire est pris en charge au titre du tableau n° 30 bis du régime général et du tableau n° 47 bis du régime agricole.

Mésothéliome
Le mésothéliome pleural est un cancer primitif de la plèvre. Il est quasi spécifique d'une exposition antérieure à l'amiante. L'exposition à l'amiante qui est à l'origine d'un mésothéliome a pu survenir plusieurs dizaines d'années avant le diagnostic et avoir été de faible niveau. D'autres facteurs de risque sont suspectés (rayonnements, virus) mais sont encore controversés. Contrairement au cas du cancer broncho-pulmonaire, le tabac ne joue aucun rôle dans le risque de survenue d'un mésothéliome.
C'est un cancer de très mauvais pronostic car aucun traitement n'a encore fait preuve d'efficacité. Les essais thérapeutiques se poursuivent.
Le mésothéliome est pris en charge au titre du tableau n° 30 du régime général et du tableau n° 47 du régime agricole.

L'étude des gènes impliqués dans le mésothéliome a été entreprise à l'INRS dans le but de mieux comprendre la biologie du mésothéliome et de décrire le plus exhaustivement ses caractéristiques moléculaires. Les résultats de cette étude éclairent certains mécanismes pouvant expliquer la transformation de cellules saines de la plèvre en cellules malignes. Par ailleurs, la connaissance des gènes impliqués dans la résistance aux chimiothérapies permettra d'affiner les traitements.
D'autre part, un Programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM) a été initié en 1998 par l'Institut de veille sanitaire (InVS). Une procédure spéciale d'enregistrement des cas de mésothéliome a été mise en place dans 17 départements puis étendue progressivement à 21 départements. Les résultats permettront d'évaluer l'ampleur des problèmes posés par l'amiante, et de prédire leur évolution dans les décennies à venir.

Pour en savoir plus sur les pathologies de l'amiante, consultez :
MEYER A. ; LE BACLE C. "Affections professionnelles liées à l'amiante. Situation en France". TC 72. INRS, 1999, 34 p. (format pdf, 1,2 Mo)

Suivi médical des travailleurs exposés à l'amiante
Les salariés exposés aux poussières d'amiante font l'objet d'une surveillance médicale renforcée (SMR) réglementaire (arrêté du 13 décembre 1996). Pour les activités de confinement et de retrait d'amiante, cette SMR comprend au moins un examen clinique annuel, une radiographie des poumons et des explorations fonctionnelles respiratoires (évaluation de la capacité respiratoire) tous les deux ans . Outre l'initiation de traitements lorsque ceux-ci existent, ce dépistage favorise les démarches de reconnaissance des maladies professionnelles et l'accès aux mesures de réparation (indemnisation, retraite anticipée ...).
Tout travailleur quittant une entreprise dans laquelle il a été exposé à l'amiante doit recevoir une attestation d'exposition précisant les conditions et la durée de l'exposition, ainsi que les résultats de ses examens complémentaires. Il peut alors bénéficier d'une surveillance médicale post-professionnelle.

De nouvelles recommandations sur les modalités du suivi médical ont été faites en 1999 au cours d'une conférence de consensus. Les experts ont notamment préconisé la réalisation régulière de scanners pulmonaires. Ces recommandations n'ont pas été intégrées dans la réglementation mais font l'objet d'une phase expérimentale dans 3 régions françaises.

Pour en savoir plus sur cette conférence de consensus, consultez :
CHAPOUTHIER A. « Le suivi post-professionnel ». Droit en pratique. Travail et sécurité, n° 651, mai 2005, 2 p. (format pdf, 41 ko)
"Elaboration d'une stratégie de surveillance médicale clinique des personnes exposées à l'amiante. Texte du jury de la conférence de consensus". TE 61. INRS, 1999, 10 p. (format pdf, 115 ko)
 



Réglementation en vigueur

NB : Son champ de compétences étant celui de la prévention des risques professionnels, l'INRS n'apporte pas le même niveau d'informations selon que la réglementation concerne ou non le domaine des risques professionnels. Vous pouvez accéder aux documents réalisés par l'INRS – lorsqu'ils existent – ainsi qu'à d'autres ressources pour une information pertinente sur des aspects non traités ou partiellement traités par l'Institut.

Un dispositif prévoit , depuis 1997, l'interdiction de l'amiante (quelle que soit la variété de fibres considérée) et des produits en contenant (décret n° 96-1133 du 24 décembre 1996 modifié).

Pour en savoir plus sur l'interdiction de l'amiante, consultez :
  le site ministériel dédié à l'amiante (ministère de la Santé / France)
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/amiante/sommaire.htm
"L'amiante". Collection Le Point sur. Les éditions des Journaux officiels, 2002, 1000 p.

La réglementation relative à l'amiante se structure autour des différents objectifs qu'elle poursuit.


  Protection de la population
Afin de protéger la population contre les risques liés à une exposition à l'amiante, la réglementation organise la recherche et la surveillance de l'état de conservation de l'amiante dans les immeubles bâtis. Elle prescrit la tenue d'un dossier technique permettant un accès aux informations ainsi obtenues et prévoit les cas où il doit être procédé au retrait ou au confinement de l'amiante présent dans ces immeubles.

Pour en savoir plus sur la protection de la population, consultez :
  "Amiante - Protection de la population ". INRS, 2007, 27 p. (fichier pdf, 320 ko)
les sites ministériels dédiés à l'amiante
Ministère chargé de la Santé
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/amiante/sommaire.htm
Ministère chargé du Logement
http://www2.logement.gouv.fr/infos/amiante/


Protection des travailleurs
Afin de protéger les travailleurs contre les risques liés à l'inhalation de poussières d'amiante dans le cadre de leur activité professionnelle, outre l'application des dispositions générales du Code du travail ou des textes pris pour son application, la réglementation édicte des dispositions particulières qui doivent être mises en œuvre dans :
  les activités de confinement et de retrait de l'amiante,
les activités comportant des interventions sur des matériaux ou appareils susceptibles de libérer des fibres d'amiante.
Elle fixe également les règles techniques et les règles de qualification que doivent respecter les entreprises réalisant des opérations de confinement et de retrait d'amiante.
Dans cette même perspective de protection des travailleurs, les textes édictent des interdictions relatives à l'affectation de jeunes travailleurs ou de travailleurs temporaires à certaines activités les exposant à l'inhalation de poussières d'amiante ou prévoient les modalités de la surveillance médicale professionnelle et post-professionnelle des travailleurs exposés.

Pour en savoir plus sur la protection des travailleurs, consultez : "
  "Amiante - Protection des travailleurs". INRS, 2009, 38 p. (fichier pdf, 1,1 Mo)
"Prévention du risque chimique sur les lieux de travail". Aide mémoire juridique. INRS. TJ 23. 2006, 46 p. (fichier pdf, 923 ko)


Protection de l'environnement
La protection de l'environnement contre les risques liés à l'amiante fait l'objet de textes généraux, concernant notamment les installations classées, et de circulaires relatives au traitement des déchets contenant de l'amiante. Ces textes sont rassemblés sur le site ministériel dédié à l'amiante.


Réparation
Il existe deux dispositifs réglementaires de réparation spécifiques :
  Les personnes qui ont été exposées à l'amiante dans le cadre de leur activité professionnelle peuvent bénéficier d'une allocation de cessation anticipée d'activité.
Toute personne victime des effets de l'amiante peut obtenir une indemnisation de son préjudice auprès d'un fond spécialement créé à cet effet, le Fond d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA).
 



Prévention du risque "amiante"

Si l'amiante est interdit en France depuis 1997, il reste nécessaire de protéger les travailleurs spécialisés dans le traitement de l'amiante en place (déflocage et décalorifugeage), ainsi que les travailleurs ayant des activités les exposant à des matériaux contenant de l'amiante (MCA). Les MCA en place dans des bâtiments ou des matériels sont en effet encore courants : cloisons, clapets ou portes coupe-feu, dalles de faux-plafonds, tuyaux et plaques en amiante-ciment, dalles de sol, garnitures de friction...

La valeur limite d'exposition à l'amiante a été fixée à 0,1 fibre/cm3 (VME calculée sur une heure). Ce n'est pas une valeur "autorisée" en-deçà de laquelle il n'y aurait pas de risque. C'est une valeur légale qui ne doit jamais être dépassée. En cas d'exposition possible, la protection respiratoire est obligatoire même en-dessous de la valeur limite. La base de données Fibrex présente les résultats des mesures d'exposition professionnelle à l'amiante et aux fibres réalisées par les CRAM et l'INRS.

La base de données Fibrex présente les résultats des mesures d'exposition professionnelle à l'amiante et aux fibres réalisées par les CRAM et l'INRS.

Les salariés exposés à l'inhalation des poussières d'amiante font l'objet d'une surveillance médicale spéciale. D'autre part, ils doivent être informés sur les risques liés à l'amiante et formés à la prévention de ces risques.


  Chantiers de désamiantage
Des travaux sont obligatoires dans le cas où les matériaux contenant de l'amiante se dégradent et émettent trop de fibres. Deux solutions sont alors possibles :
  Confiner les matériaux amiantés afin qu'ils n'émettent plus de fibres (solution provisoire),
Retirer les matériaux amiantés (solution définitive, et la plus souvent prescrite).

L'évaluation des risques par chacun des acteurs impliqués dans l'opération doit conduire au choix de procédés et de méthodes de travail propres à réduire l'ensemble des risques, en maîtrisant en particulier les émissions de fibres. Elle doit aussi permettre la définition des mesures de protection collectives et individuelles les mieux adaptées à la protection des travailleurs intervenants, mais également des règles de protection des personnes en activité à proximité du chantier.
Chaque chantier doit être considéré comme un cas particulier. Les règles de prévention à mettre en place, après la phase d'analyse des risques, doivent être adaptées à :
  la configuration générale du lieu,
la surface à traiter,
la nature du bâtiment,
l'occupation des autres locaux dans le bâtiment,
tout autre paramètre pouvant avoir une influence sur la santé des opérateurs ou des autres occupants des locaux pendant et après le chantier.

  Plan de retrait ou de confinement (PRC)
Avant chaque chantier de retrait ou de confinement, l'entreprise intervenant doit établir un Plan de retrait ou de confinement de matériaux contenant de l'amiante (PRC).
Ce PRC décrit l'ensemble des mesures établies afin de :
  réduire au niveau le plus faible possible l'émission et la dispersion de fibres d'amiante pendant les travaux,
éviter toute diffusion de fibres d'amiante hors des zones de travaux,
assurer les protections collectives et individuelles des travailleurs intervenants pour l'ensemble des risques,
garantir l'absence de pollution résiduelle après travaux.
Le plan doit être soumis à l'avis du médecin du travail, du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ou, à défaut, des délégués du personnel. Il est transmis, un mois avant le démarrage des travaux, à l'inspecteur du travail, aux agents de prévention des Caisses régionales d'assurance maladie (CRAM) et, le cas échéant, à l'Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP).

Retrait ou confinement d'amiante friable
Selon l'article R. 4412-96 du Code du travail, on entend par amiante friable les matériaux ou produits susceptibles d'émettre des fibres d'amiante sous l'effet de chocs, de vibrations ou de mouvements d'air :
  le calorifugeage,
le flocage,
la bourre d'amiante en vrac,
le carton d'amiante,
les tresses, bourrelets et textiles en amiante,
l'enduit, le plâtre amianté et le mortier de faible densité,
le feutre amiante,
les filtres à air, gaz et liquide.

Des règles spécifiques ont été fixées pour les opérations de retrait ou de confinement de l'amiante friable. Seules les entreprises titulaires d'un certificat de qualification spécifique peuvent intervenir dans ce type de chantiers.
Consultez la liste des entreprises qualifiées pour le retrait et le confinement de l’amiante friable.

Les techniques de retrait d'amiante friable sont choisies de façon à :
  limiter l'exposition des travailleurs aux fibres d'amiante pendant les travaux,
réduire au niveau le plus faible possible l'émission de fibres dans l'environnement du chantier,
faciliter l'enlèvement des débris et l'élimination des matériaux contenant de l'amiante, en fonction de la nature et de la géométrie du support,
réduire à un niveau acceptable la charge physique des salariés compte tenu de la pénibilité et des contraintes de ces chantiers.

Retrait ou confinement d'amiante non friable
Selon la circulaire DRT 98/10 du 5 novembre 1998, on entend par amiante non friable :
  les joints plats,
l'amiante-ciment,
le vinyl-amiante,
les produits d'étanchéité,
les matières plastiques,
les colles, les mastics, les mousses chargées de fibres, les enduits et les mortiers de densité élevée,
les revêtements routiers,
les éléments de friction.

Les travaux de confinement ou de retrait d'amiante non friable, à l'exception des travaux de retrait de matériaux non friables en milieu extérieur, doivent être réalisés par une entreprise certifiée pour ce type de chantiers.
Consultez la liste des entreprises qualifiées pour le retrait et le confinement de l’amiante non friable.

Le retrait et le confinement de matériaux contenant de l'amiante non friables sont des opérations qui justifient la prise en compte de mesures particulières, telles que :
  la coordination de la prévention lors des opérations,
l'information des tiers et des organismes,
l'identification du danger et l'évaluation des risques,
l'organisation de l'opération,
l'organisation des premiers secours et les secouristes,
les matériels et équipements de chantier et de protection collective et individuelle.

Pour en savoir plus sur l'exposition à l'amiante dans les chantiers de désamiantage, consultez :
"Travaux de retrait ou de confinement d'amiante ou de matériaux en contenant". Rédigé en collaboration avec le ministère chargé du Travail et l'OPPBTP. ED 815. INRS, 2007, 100 p. (format pdf, 6,8 Mo)


Travaux d'entretien ou de maintenance


Perçage d'un calorifugeage

Certaines opérations sont susceptibles de mettre des salariés en contact avec de l'amiante.

On peut citer par exemple :
  travaux sur un flocage ou un calorifugeage,
travaux et manipulations d'amiante tissé ou tressé,
travaux sur des éléments en amiante-ciment,
travaux sur divers matériaux contenant de l'amiante,
travaux divers impliquant le stockage et la manipulation d'amiante.


  Analyse du risque
Tous les professionnels directement concernés par les différentes activités énumérées devront s'interroger a priori sur la présence d'amiante dans la zone où doit se dérouler leur intervention. Le niveau de risque dépend de :
  la nature du matériau,
la nature de l'opération,
l'outillage utilisé,
l'environnement général du poste.

Mesures de prévention en cas de présence d'amiante
Chaque fois que cela est techniquement possible, les travaux qui peuvent être réalisés à poste fixe devront être réalisés sur des postes de travail spécialement aménagés, équipés de dispositifs de ventilation et de captage des poussières adaptés.
Quel que soit le niveau de risque que l'on pourra déterminer, il est nécessaire de recourir à un ensemble de mesures combinées entre elles, à la fois d'organisation, de protection collective par réduction du risque et de protection individuelle des opérateurs.
Pour en savoir plus sur l'exposition à l'amiante dans les travaux d'entretien et de maintenance, consultez :
puce "Exposition à l'amiante dans les travaux d'entretien et de maintenance. Guide de prévention". Rédigé en collaboration avec le ministère chargé du Travail et l'OPPBTP. ED 809. INRS, 2006, 68 p. (format pdf, 4,3 Mo)
puce Site destiné aux professionnels du second oeuvre :
www.amiante.inrs.fr
puce "Situations de travail exposant à l'amiante". ED 6005. INRS, 2007, 56 p. (format pdf)

Traitement des déchets
Les déchets d'amiante se divisent en deux grandes familles : les déchets contenant de l'amiante « libre » et les déchets contenant de l'amiante « lié ».
Les déchets contenant de l'amiante « libre » doivent être éliminés soit par inertage (vitrification) soit par enfouissement en installation de stockage des déchets dangereux (classe 1).
Ils sont constitués par :
  les déchets de matériaux friables
les déchets de matériels et d'équipements comme les sacs d'aspirateurs, les filtres d'extracteurs ou d'aspirateurs, les films plastiques, les chiffons, les équipements de protection individuelle (combinaisons, gants, masques filtrants jetables…)…
les poussières et débris provenant des chantiers de retrait de matériaux non friables, les boues…  
 
Etiquetage réglementaire déchet contenant de l'amiante
Les déchets contenant de l'amiante « lié » sont constitués des déchets de matériaux non friables à l’exclusion des poussières et des débris. Ils sont éliminés soit par inertage soit par enfouissement en installation de stockage des déchets dont la classe est déterminée par la nature du matériau lié à l'amiante :
  installation de stockage de déchets inertes (classe 3) pour l'amiante-ciment, les bitumes…
installation de stockage de déchets non dangereux (classe 2) pour les dalles vinyle-amiante, les joints en caoutchouc, les matières plastiques, les mastics, les matériaux de friction…
installation de stockage des déchets dangereux (classe 1) pour les pots de peinture… Les adresses des installations de stockage des déchets peuvent être obtenues auprès des préfectures.
Tous les déchets contenant de l'amiante sont soumis à de strictes conditions d'emballage et de transport. L'étiquetage amiante doit figurer sur le dernier emballage.

Consultez la brochure INRS sur la protection des travailleurs dans les déchèteries et les installations de stockage :
"Exposition à l'amiante lors du traitement des déchets. Guide de prévention". ED 6028. 2008. 60 p. (fichier pdf)

Substitution de l'amiante
  Des substituts très divers
La substitution de l'amiante, comme pour toute substance cancérogène utilisée en milieu professionnel, est basée sur la recherche de solutions de remplacement qui présentent les mêmes garanties techniques et un risque moindre pour la santé.
Il n'existe pas de produit de substitution qui réunisse toutes les propriétés de l'amiante mais des solutions peuvent être trouvées. Le remplacement s'opère par l'utilisation de :
  matériaux déjà présents sur le marché (technologies alternatives) qui ne font appel à aucun substitut à proprement parler : fonte, PVC, tuiles, tôle ondulée galvanisée, aluminium peint, carrelage, moquette, plastiques...
matériaux de substitution (fibreux ou non) moins dangereux et, si possible, comparables en qualité.

Matériaux de substitution de l'amiante

MATERIAUX NON FIBREUX
MATERIAUX FIBREUX
Fibres organiques
Fibres inorganiques
Fibres naturelles
Fibres synthétiques
Fibres artificielles
Fibres naturelles
Fibres synthétiques
Fibres métalliques
perlite
vermi-
culite
mousses de silicates
argiles
mica
cellulose
coton
lin
chanvre
soie
laine
sisal
aramides
polyester
poly-
vinylalcool
poly-
propylène
polyéthylène
polyamides
viscose
acétate de cellulose
amiante
wollas-
tonite
sépiolite
atta-
pulgite
laines d’isolation
fibres céramiques réfractaires
fibres à usage spécial
fibres de carbone
fibres d’alumine
whiskers
laine d'acier
laine de cuivre
puce basalte

L'amiante-ciment, soit plus de 90 % du marché de l'amiante dans les années 90, est aujourd'hui remplacé par le fibres-ciment, c'est-à-dire un mélange de ciment et de fibres de cellulose, de polypropylène, d'alcool polyvinylique et/ou d'aramides.

Toxicité des substituts
Les effets sur la santé de tous ces matériaux fibreux sont loin d'être évalués à ce jour. La toxicité de certaines de ces fibres a été étudiée. C'est notamment le cas des fibres minérales artificielles (fibres et laines de verre, de roche et de laitier, fibres céramiques réfractaires, fibres à usage spécial) qui ont fait l'objet de deux expertises : d'abord par l'Inserm en 1998, ensuite par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) en 2002. Cependant, les données disponibles chez l'homme proviennent essentiellement d'études effectuées sur des lieux de travail où les niveaux d'exposition sont plutôt faibles (secteur de la production), ce qui ne permet pas d'extrapoler sur les effets de ces fibres à de fortes concentrations. Seules les fibres céramiques réfractaires et les fibres à usage spécial de type E ou 475 ont été classées par le CIRC en catégorie 2B (possible cancérogène pour l'homme).
Pour en savoir plus sur l'évaluation du CIRC, consultez le dossier Fibres.
 
Les fibres céramiques ont été classées par l'Union européenne "cancérogènes de catégorie 2" (devant être assimilées cancérogènes pour l'homme). L'INRS considère que ces fibres sont potentiellement aussi dangereuses que l'amiante. Les mesures de prévention (en particulier lors des opérations de retrait) doivent etre similaires à celles définies pour l'amiante.
Les laines minérales "cancérogènes de catégorie 3" (effet cancérogène possible). Ces laines peuvent être exonérées de cette classification si elles répondent à certains critères expérimentaux. En outre, toutes ces fibres sont classées "irritantes pour la peau" par l'Union européenne.
Les fibres à usage spécial, essentiellement utilisées en filtration, dans les parois des batteries, dans l'aéronautique et l'aérospatiale, sont actuellement classées cancérogènes de catégorie 3.
A l'initiative de la France, les microfibres de verre de type E et 475 vont faire l'objet d'une demande de révision de leur classification européenne.

Les données toxicologiques concernant la plupart des autres fibres sont rares ou inexistantes.
De nouvelles fibres ayant des compositions chimiques sensiblement différentes des plus anciennes peuvent être mises sur le marché sans que leur toxicité ait été complètement évaluée.

En 1998, deux organismes européens - le Comité scientifique sur la toxicité, l'écotoxicité et l'environnement (CSTEE) et le Committee on the Carcinogenicity of Chemicals in Food, Consumer Products and the Environment (COC) - ont jugé que les fibres d'alcool polyvinylique de para-aramides et de cellulose présentent un potentiel cancérogène inférieur au chrysotile.

En l'absence d'informations fiables et compte tenu du petit nombre de publications sur toutes les autres fibres de substitution, évaluer la toxicité de ces produits pour l'homme s'avère très complexe.
Au vu des informations disponibles à ce jour, il convient d'être vigilant concernant les dangers éventuels de ces matériaux pour les travailleurs exposés, en particulier en cas d'exposition à de fortes concentrations.

Pour en savoir plus sur la substitution de l'amiante, consultez les documents INRS suivants:
  Les fibres (dossier web)
Les nanomatériaux (dossier web)
HURE P. ; KAUFFER E. ; ROOS F. "Le point des connaissances sur... La substitution de l'amiante". ED 5006. 2003, 4 p. (format pdf)


Bilan des travaux / publications de l'INRS
L'amiante fait partie des thèmes de la politique nationale de prévention des risques professionnels de l'Institution prévention (CNAMTS, CRAM, CGSS, INRS et EUROGIP).
L'INRS travaille et publie sur ce sujet depuis le début des années cinquante. Il a en particulier participé à :
  la définition des méthodes de prélèvement des fibres dans l'air,
la mise en place de dispositifs de prévention pour protéger les salariés des industries transformatrices d'amiante,
l'expertise du risque pour les occupants de la faculté de Jussieu (en 1975),
l'étude de l'efficacité des équipements de protection individuelle contre l'amiante,
l'élaboration de la norme relative au référentiel de qualification des entreprises de désamiantage,
l'évolution de la réglementation sur l'amiante,
la promotion de la protection des travailleurs dans les pays en voie de développement.

Depuis 1992, l'INRS étudie dans le cadre européen l'effet des fibres artificielles sur les opérateurs dans les industries de production.
L'INRS développe, sur le plan toxicologique, des modèles pour évaluer les risques cancérogènes liés aux fibres, en s'appuyant notamment sur des connaissances en biologie moléculaire.
Enfin, les CRAM comme l'INRS effectuent régulièrement des mesurages des niveaux d'exposition professionnelle. Les résultats ont été mis à disposition dans la base de données Fibrex. Dans le secteur de l'entretien et de la maintenance, l'INRS a réalisé en 2006 une campagne nationale de sensibilisation et d'information au risque amiante visant plus particulièrement les très petites entreprises du second œuvre du BTP. Cette campagne comportait des chroniques radio, des insertions dans la presse quotidienne régionale, l'ouverture d'un site web dédié www.amiante.inrs.fr et un partenariat avec le Comité central de coordination de l’apprentissage du bâtiment et des travaux publics (CCCA-BTP). Le bilan a été publié dans la revue Hygiène et sécurité du travail (réf. PR 29). Entre 2000 et 2002, en collaboration avec la CNAMTS, le ministère chargé du travail, l'OPPBTP et les fédérations professionnelles, l'INRS avait déjà participé au réseau national de centres de ressources amiante en mettant à disposition 72 stands d'information qui ont été exposés dans toute la France et fréquentés par environ 160 000 visiteurs.

D'autre part, l'INRS dispense des formations sur l'amiante aux ingénieurs et contrôleurs des CRAM et aux fonctionnels de sécurité des entreprises. En décembre 2000, l'INRS a organisé un séminaire sur le rôle du médecin du travail dans les chantiers de retrait d'amiante friable (cf. TD 110).

Des recherches récentes de l'INRS permettent de nouvelles avancées des connaissances sur l'action de l'amiante sur l'organisme. Environ 7 000 gènes ont été analysés à l'INRS par la technique des puces à ADN sur des cellules cancéreuses et normales de la plèvre. Cette expérimentation représente à ce jour l'étude la plus exhaustive réalisée en Europe sur des cellules cancéreuses. Les résultats de cette étude éclairent certains mécanismes, jusqu'à présent mal élucidés, pouvant expliquer la transformation de cellules saines en cellules malignes de mésothéliome. Par ailleurs, certains de ces gènes sont probablement impliqués dans la résistance des mésothéliomes aux thérapies anti-cancéreuses classiques. Elle ouvre des perspectives pour le diagnostic moléculaire et le traitement du mésothéliome. Une nouvelle étude va valider la fiabilité de certains de ces indicateurs biologiques sur des échantillons de mésothéliomes humains.
 





En savoir plus en quelques clics ...
"Tout savoir sur l'amiante pour mieux s'en protéger" site web INRS destiné aux travailleurs du second oeuvre du bâtiment
www.amiante.inrs.fr

Informations générales sur l'amiante et la situation en France (ministère chargé de la Santé / France)
www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/amiante/sommaire.htm


Données réglementaires
"Amiante - Protection des travailleurs". INRS, 2009, 38 p. (fichier pdf, 1,1 Mo)
"Amiante - Protection de la population ". INRS, 2007, 27 p. (fichier pdf, 320 ko)
"Prévention du risque chimique sur les lieux de travail". Aide mémoire juridique. INRS. TJ 23. 2006, 46 p. (fichier pdf, 923 ko)

Liste des organismes accrédités par le Cofrac pour le contrôle de la concentration en poussières d'amiante dans les atmosphères des lieux de travail (numéro de programme : 144)
www.cofrac.fr/fr/recherche/numprog.mpi
Liste des organismes agréés pour le contrôle de la concentration en poussières d'amiante dans les atmosphères des immeubles bâtis
Liste des entreprises qualifiées pour le retrait et le confinement de l'amiante
Allocation de cessation d'activité pour les travailleurs de l'amiante
Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA / France)
www.fiva.fr
Liste des textes réglementaires parus sur l'amiante de 1945 à 2005 (format pdf, 76 ko)


Données toxicologiques
"Man-Made Vitreous Fibres". IARC Monograph on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans. Vol. 81. 2002, 11 p. (fichier pdf en anglais)
http://monographs.iarc.fr/ENG/Monographs/vol81/volume81.pdf
Effets sur la santé des fibres de substitution à l'amiante. Expertise collective. Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). 1999 
http://ist.inserm.fr/basisrapports/amiante.html
BRONDEAU M.T. et al. "Amiante". Fiche toxicologique. FT 145. INRS, 2009, 12 p. (format pdf, 361 ko)
ROOS F. "Physiopathologie des maladies liées à l'amiante". TC 71. INRS, 1999, 12 p. (format pdf, 1,92 Mo)


Recommandations de la CNAMTS
"Risque amiante". R 387, 2000, 7 p. (format pdf, 158 ko)
"Le risque amiante dans les industries chimiques". R 381, 1998, 8 p. (format pdf, 250 ko)
"Dépose des matériaux en amiante-ciment utilisés en enveloppe des bâtiments ou accessoires extérieurs". R 378, 1998, 4 p. (format pdf, 111 ko)
"Travaux sur canalisations enterrées en amiante-ciment". R 376 modifiée, 1998, 6 p. (format pdf, 192 ko)
"Travaux ou interventions sur flocage d'amiante ou matériaux contenant de l'amiante". R 371, 1995, 4 p. (format pdf, 1,2 Mo)


Guides pratiques et dossiers médico-techniques INRS
"Exposition à l'amiante lors du traitement des déchets. Guide de prévention". ED 6028. 2008. 60 p. (fichier pdf)
"Situations de travail exposant à l'amiante". ED 6005. INRS, 2007, 56 p. (format pdf)

"Travaux de retrait ou de confinement d'amiante ou de matériaux en contenant". Rédigé en collaboration avec le ministère chargé du Travail et l'OPPBTP. ED 815. 2007, 100 p. (format pdf, 6,8 Mo)
"Exposition à l'amiante dans les travaux d'entretien et de maintenance. Guide de prévention". Rédigé en collaboration avec le ministère chargé du Travail et l'OPPBTP. ED 809. 2006, 68 p. (format pdf, 4,3 Mo)
"Amiante : les produits, les fournisseurs". ED 1475. 1998, 6 p. (format pdf, 228 ko)
"Les chantiers de retrait d'amiante friable : le rôle et la place du médecin du travail. Paris, 12 décembre 2000". Notes de congrès. TD 110. 2001, 10 p. (format pdf, 322 ko)
DANET J.P. ; DUBERNET F. et coll. "Le bilan aéraulique des chantiers d'amiante". ND 2137. 2000, 26 p. (2 fichiers au format pdf)
RAPP R., DANET J.P., DUBERNET F. et coll. "Aéraulique des chantiers d'amiante. Etude et analyse des écoulements de ventilation par simulation numérique avec EOL 3D, du sas d'accès du personnel". ND 2185. 2003, 10 p. (format pdf, 330 ko)
"Surveillance médicale des personnes exposées à l'amiante : actualités. 7e journées Recherche de l'Institut inter-universitaire de médecine du travail de Paris Ile-de-France. Journée de la société d'imagerie thoracique. Paris, 8 mars et 19 mai 2000". Notes de congrès. TD 104. 2000, 8 p. (format pdf, 215 ko)
"Plan de retrait de matériaux friables contenant de l'amiante. Analyse par le médecin du travail". TC 77. 2000, 10 p. (format pdf, 390 ko)
"Organisation des secours d'urgence dans un chantier de confinement ou de retrait d'amiante friable". TC 68. 1998, 18 p. (format pdf, 255 ko)
CATTIAU P. ; LASFARGUES G. et coll. "Prévention du risque amiante dans les garages". TF 72. 1997, 7 p. (format pdf, 71 ko)
GUIMON M. ; ROOS F. "Les laines minérales d'isolation". Fiche pratique de sécurité. ED 93. 2001, 4 p.
HURE P. ; KAUFFER E. ; ROOS F. "Le point des connaissances sur... La substitution de l'amiante". ED 5006. 2003, 4 p. (format pdf, 828 ko)


Comptes-rendus et résultats d'études
HURE P. "Maladies respiratoires liées à l’exposition à des produits tels que l’amiante : les mesures de prévention sont-elles suffisantes ?". Commission spéciale de prévention. Association internationale de Sécurité sociale (AISS), 2004, 10 p. (format pdf, 102 ko)
Évaluation des expositions professionnelles à l'amiante et aux fibres minérales artificielles. Interrogation en ligne de la base de données EVALUTIL sur le site de l'IPSED (Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement – Bordeaux / France).
http://etudes.isped.u-bordeaux2.fr/evalutil003/
Identification des gènes du mésothéliome par une équipe de chercheurs de l'INRS
IMBERNON E. et coll. "Enquête Pilote ESPACES. Identification et suivi post-professionnel des salariés retraités ayant été exposés à l'amiante. Place et rôle des Centres d'examens de santé des CPAM". Institut de veille sanitaire (InVS / France), 2001, 54 p.
www.invs.sante.fr/publications/rapport_espace/index.htm
BEAUMONT D. ; LAUZIER F et coll. "Conditions de travail des opérateurs dans les chantiers de désamiantage. Secteur 2 : matériaux friables". TF 97. INRS, 2000, 15 p. (format pdf, 320 ko)
GOLDBERG S. ; BANAEI A. ; GOLDBERG M. "Les inégalités régionales de la prise en charge des maladies professionnelles : l'exemple du mésothéliome". Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 45, 1999 (Institut de veille sanitaire – InVS / France)
www.invs.sante.fr/beh/1999/9945/index.html
HERY M. ; POIROT P. et coll. "Exposition professionnelle des travailleurs employés sur des chantiers d'enlèvement d'amiante. Bilan sur 15 chantiers". ND 2088. INRS, 1998, 6 p. (format pdf, 1,15 Mo)
MEYER J.P. "Astreinte physiologique lors d'opérations de retrait d'amiante". TL 21. INRS, 1997, 8 p. (format pdf, 115 ko)
HERY M. ; POSSOZ C. et coll. "Exposition professionnelle des travailleurs employés sur les chantiers d'enlèvement d'amiante". ND 2046. INRS, 1997, 8 p. (format pdf, 59 ko)
VILLA M. ; HUBERT G. et coll. "Opérations de désamiantage dans un immeuble de bureaux. Efficacité de la protection individuelle". ND 2002. INRS, 1995, 5 p (format pdf, 151 ko)
KAUFFER E. ; BARAT F et coll. "Matériaux isolants formés de fibres minérales artificielles. Niveaux d'empoussièrement et mesures de prévention lors de la pose". ND 1907. INRS, 1993, 9 p. (format pdf, 629 ko)


Pathologies professionnelles
"Attention amiante". Animation Flash INRS (1 min.)
Tableaux des maladies professionnelles sur l'amiante (n° 30 et 30 bis du régime général, 47 et 47 bis du régime agricole)(format pdf, 61 ko)
GIL SOIT ILG A. ; LAUNOY G. ; ROLLAND P. et coll. "Estimation de l'incidence nationale du mésothéliome pleural à partir du Programme national de surveillance du mésothéliome, 1998-1999". Bulletin épidémiologique hebdomadaire, n° 40, 2003 (Institut de veille sanitaire - InVS / France)
http://www.invs.sante.fr/beh/2003/40/beh_40_2003.pdf
MEYER A. ; LE BACLE C. "Affections professionnelles liées à l'amiante. Situation en France". TC 72. INRS, 1999, 34 p. (format pdf, 1,19 ko)


Métrologie
"Comptage des fibres par microscopie optique en contraste de phase". Fiche Métropol n° 54. INRS, 2008, 8 p. (format pdf)
"Amiante par microscopie électronique à transmission". Fiche Métropol n° 10. INRS, 2007, 11 p. (format pdf)
KAUFFER E. "Le circuit français de comparaison des comptages des fibres d'amiante". ND 1883. INRS, 1992, 6 p. (format pdf)


Formation
Stage de formation "Evaluer et prévenir les risques liés à l'amiante et aux autres fibres" pour les préventeurs d'entreprise (C046)
Stage "Formation de formateurs à la prévention des risques liés à l'amiante" (C048)


Autres références bibliographiques
Publications INRS
Documents pour le médecin du travailn° 78 "spécial amiante", 2e trimestre 1999, 178 p.
Sommaire :
ROOS F. "Physiopathologie des maladies liées à l'amiante". TC 71. 1999, pp.91-102 (format pdf, 1,92 Mo)
MEYER A. ; LE BACLE C. "Affections professionnelles liées à l'amiante. Situation en France". TC 72. 1999, pp. 103-135 (format pdf, 1,19 ko)
TURNER G. ; CESSAC M. ; TRUTT B. "La réparation des maladies professionnelles dues à l'inhalation de poussières d'amiante".TC 73. 1999, pp. 137-143 (format pdf, 972 ko)
"Enquête ERAMT. Estimation du risque amiante par le médecin du travail". TF 86. 1999, pp. 145-156 (format pdf, 1,76 Mo)
"Elaboration d'une stratégie de surveillance médicale clinique des personnes exposées à l'amiante. Texte du jury de la conférence de consensus". TE 61 . 1999, pp. 157-165 (format pdf, 115 ko)
"Allocation de cessation anticipée d'activité. Extrait du décret n° 99-247 du 29 mars 1999". pp. 167-168.
"Liste des établissements ouvrant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité. Arrêté du 29 mars 1999". pp. 169-171.
"Le programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM)". pp. 173-175

"Amiante. Protégez-vous, n'exposez pas les autres". ED 977. 2006, dépliant
"Au 1er janvier 1997. L'amiante interdit, une décision historique !". Travail et sécurité , n° 552, septembre 1996, pp. 11-46.
GOUT D. ; LAFOREST J.C. ; BROCHARD P. ; LE BACLE C. ; HURE P. "Dossier : la prévention face à l'amiante". Travail et sécurité, n° 543, décembre 1995, pp. 640-672
ABECASSIS J.C. "Exposition à l'amiante et aux fibres minérales artificielles. Enquête nationale dans le bâtiment et les travaux publics". Etudes et enquêtes. TF 59. 1995, 6 p.
GOLDSMITH J.R. "Exposition à l'amiante et aux fibres minérales artificielles. Comparaison des données épidémiologiques". ND 1690, 1988, 8 p.
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LARDEUX P "Poussières d'amiante. Limites de concentration dans l'air des atmosphères de travail". ND 969. 1975, 3 p.
GOLDFIELD J. ; BRANDT F.E. "Techniques de dépoussiérage dans l'industrie de l'amiante". ND 984, 1975, 7 p.
GABRIEL J.M. ; BOUIGE D. "Prélèvement et numération des fibres d'amiante". ND 957, 1975, 5 p.
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"L'asbestose pulmonaire. Compte rendu du congrès international de Caen (29 et 30 mai 1964)". Travail et sécurité, novembre 1964, pp. 434-435.
RAYMOND V. ; CHAMPEIX "Le travail de l'amiante et ses risques professionnels". Travail et sécurité, avril 1956, pp. 150-151


Audiovisuel INRS
"Les tontons perceurs", DV 237, 1997


Normes de métrologie
NF X 43-050 : "Qualité de l’air. Détermination de la concentration en fibres d’amiante par microscopie électronique à transmission. Méthode indirecte". Association française de normalisation (Afnor), 1996, 42 p.
XP X 43-269 : "Qualité de l’air. Air des lieux de travail. Détermination de la concentration du nombre de fibres par microscopie optique en contraste de phase. Méthode du filtre à membrane". Association française de normalisation (Afnor), 1991, 38 p.


Ouvrages en français
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